Panis-Barthez Compétition a une belle histoire à raconter au Mans

Imaginez plutôt : une Ligier engagée au 24 Heures du Mans par le vainqueur du GP de Monaco 1996, avec à son volant un gardien de but sacré Champion du monde de football en 1998. Le tout pour promouvoir les futurs talents de l'Endurance !

Panis-Barthez Compétition a une belle histoire à raconter au Mans
#23 Panis Barthez Competition Ligier JS P2 Nissan: Fabien Barthez, Timothé Buret, Paul-Loup Chatin
Olivier Panis, Team Principal de Panis-Barthez Competition
#23 Panis Barthez Competition Ligier JS P2 Nissan: Fabien Barthez, Timothé Buret, Paul-Loup Chatin
Olivier Panis et Fabien Barthez
#23 Panis Barthez Competition Ligier JS P2 Nissan: Fabien Barthez, Timothé Buret, Paul-Loup Chatin
Olivier Panis
#35 Baxi DC Racing Alpine A460 Nissan: David Cheng, Ho-Pin Tung, Nelson Panciatici, #23 Panis Barthez Competition Ligier JS P2 Nissan: Fabien Barthez, Timothé Buret, Paul-Loup Chatin
#23 Panis Barthez Competition Ligier JS P2 Nissan: Fabien Barthez, Timothé Buret, Paul-Loup Chatin
#23 Panis Barthez Competition Ligier JS P2 Nissan: Fabien Barthez, Timothé Buret, Paul-Loup Chatin
#23 Panis Barthez Competition Ligier JS P2 Nissan: Fabien Barthez, Timothé Buret, Paul-Loup Chatin
Oilvier Panis supervise les opérations #23 Panis Barthez Competition Ligier JS P2 Nissan: Fabien Barthez, Timothé Buret, Paul-Loup Chatin
#23 Panis Barthez Competition Ligier JS P2 Nissan: Paul-Loup Chatin
#23 Panis Barthez Competition Ligier JS P2 Nissan: Fabien Barthez, Timothé Buret, Paul-Loup Chatin
#23 Panis Barthez Competition Ligier JS P2 Nissan: Fabien Barthez, Timothé Buret, Paul-Loup Chatin
Fabien Barthez
#23 Panis Barthez Competition Ligier JS P2 Nissan: Fabien Barthez, Timothé Buret, Paul-Loup Chatin
Paul-Loup Chatin et Nelson Panciatici

B.D., Le Mans - C’est une nouvelle étape dans la vie de la nouvelle écurie Panis-Barthez Compétition, et non des moindres. Après avoir annoncé la création de la structure en fin d’année dernière, puis débuté la saison en ELMS avec deux équipages - l’un en LMP2, l’autre en LMP3 -, l’équipe française a posé pour la première fois ses roues sur le circuit du Mans. 

C’était dimanche dernier, à l’occasion de la Journée Test des 24 Heures du Mans. Un pas de plus pour ce projet tricolore imaginé par Olivier Panis, Fabien Barthez et Renaud Derlot, soutenu par le team Tech1 de Sarah et Simon Abadie pour toute la partie opérationnelle. 

Encore en phase d’apprentissage, le team et ses pilotes progressent à chaque nouvelle découverte. Ce fut à nouveau le cas dimanche en bouclant pas moins de 70 tours, tout en réalisant le vingtième chrono du jour, le onzième de la catégorie LMP2. 

L’esprit familial de l’Endurance

Aborder une participation aux 24 Heures du Mans n’a jamais rien de simple. Ça l’est d’autant moins quand il s’agit seulement de la troisième course d’une nouvelle équipe, qui a progressé après un baptême du feu loin d’être rendu évident par les conditions climatiques à Silverstone. 

"Il y a une vraie cohésion qui s’est instaurée dans l’équipe", souligne Olivier Panis lors d’un entretien accordé à Motorsport.com. "On forme une bonne petite famille, et pour réussir en Endurance c’est comme ça que ça marche." 

"Je trouve honnêtement que, après deux courses, tout le monde a fait du super boulot. On a démontré de jolies choses, sans aucune prétention, au contraire. Mais on a fait voir qu’on faisait du boulot sérieux, c’est vraiment là-dessus que l'on veut travailler. On a montré qu’il y avait de la cohésion ; entre les trois pilotes il y a une super ambiance."

"Bien sûr, il y a encore une grosse marge de progression ; bien sûr il faut que l'on fasse encore mieux, mais je suis très content du début de saison, même si on n’a pas finalisé de très bons résultats que l'on était en train de faire pour tout un tas de raisons. On essaie de faire bien, on s’attendait à ce que ce soit dur. C’est dur, mais c’est très intéressant."

En arrivant sur la deuxième manche de l’ELMS, l’écurie française a pu passer un cap de plus en vue de sa préparation pour Le Mans, et les progrès entre les deux premières manches étaient déjà "énormes" selon Olivier Panis, qui a troqué le casque pour la casquette de directeur d’équipe. 

"Quand on est arrivé à Silverstone, vu les conditions que l'on a eues en passant par la pluie, la neige et le froid, et la course sèche le dimanche, les pilotes ont eu toutes les conditions en deux jours : ça n’a pas été simple", se souvient-il. "Ça nous a permis de passer par tout en une course, et ils ont assuré." 

"À Imola, il y a eu une étape de confiance pour les pilotes, pour le team. On a commencé à monter d’un cran, et c’est ce qu’on voudrait faire tout au long de la saison ; ce qu’on voudrait faire à chaque fois. En tout cas, c’est l’objectif de l’équipe et des pilotes." 

Le "privilège" d’être au Mans

Si l’état d’esprit irréprochable et les moyens humains mis en œuvre dans ce projet ne demandent qu’à être confirmés par les résultats, il a fallu convaincre les instances et démontrer que le programme méritait d’obtenir sa place parmi les soixante heureux élus qui seront cette année au départ des 24 Heures du Mans. Organisateur de l’épreuve, l’Automobile Club de l’Ouest n’a visiblement pas hésité longtemps. 

"Être là la première année, pour nous, c’est déjà énorme", insiste Panis. "L’histoire que l’on veut raconter a plu à l’ACO et on les remercie pour cette invitation, qui est quand même un privilège. Après, il a fallu organiser tout ça. Honnêtement, je savais que ça allait être un peu dur, mais là on se rend compte que c’est une grosse étape." 

Cette histoire, elle plait aussi au public, qui ne manque pas de s'intéresser de près à un team porté par les noms de ses illustres fondateurs. Logo et couleurs font aussi partie du jeu pour asseoir l'identité, et là encore la Ligier JS P2-Nissan crève l'écran et séduit. Derrière cette façade, il y a toutefois la nécessité de construire des fondations solides. Le tout avec un timing qui n’a jamais rien de facile pour se sentir prêt à affronter une épreuve aussi difficile que Le Mans.

"On a fait du mieux possible : l’équipe présente bien, c’est propre, c’est sérieux, et aujourd’hui on est là", se félicite Panis. "Maintenant, on va vivre nos premières 24 Heures du Mans. Mais c’est génial d’être là, il faut en profiter au maximum, et notre but est d’être là pendant quelques années, car on a fait cette équipe pour promouvoir les jeunes et se donner pour but, à terme, d’être là pour gagner Le Mans."

Un drapeau à damier pour victoire

Pour une première année, Panis-Barthez Compétition arrive avec des ambitions mesurées et un objectif qui ne surprendra personne pour Le Mans : voir le drapeau à damier. L’annoncer a tout d’une lapalissade, mais arriver au bout des 24 Heures du Mans n’aurait rien d’anecdotique, loin de là. 

Le reste viendra naturellement, car l’appétit vient en mangeant. Mais surtout, croire que la recherche de performance ne sera pas omniprésente serait oublier trop facilement le CV affiché par les deux sportifs reconnus qui ont mis ce projet sur pied. 

"L’objectif c’est d’aller au bout", martèle Panis. "C’est de finir Le Mans, pour les pilotes qui vont rouler beaucoup, pour l’équipe qui va apprendre beaucoup, et parce que si on va au bout on a des chances de faire un résultat." 

"Le but c’est d’aller au bout, mais avec un bon niveau de compétition, car malgré tout on est des compétiteurs, on n’est pas là pour se promener. Je sais de quoi les pilotes sont capables. Mais notre fil rouge est quand même d’aller au bout pour acquérir le maximum d’expérience pour la suite du championnat et aussi pour préparer la saison prochaine."

Ces hommes chargés "d'aller au bout" sont donc Paul-Loup Châtin et Timothé Buret, aux côtés d'un Fabien Barthez prêt à relever un nouveau défi. 

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