Pierre Nicolet, une première en famille

Pour sa première participation aux 24 Heures du Mans, Pierre Nicolet disputera l'épreuve au volant d'une Ligier JS P217 engagée par Eurasia Motorsport, où il sera associé à son père Jacques Nicolet et à Erik Maris.

Pierre Nicolet, une première en famille
#33 Eurasia Motorsport Ligier JS P217 Gibson: Jacques Nicolet, Pierre Nicolet, Erik Maris
Pierre Nicolet, Eurasia Motorsport avec Guillaume Nedelec, journaliste Motorsport.com
#33 Eurasia Motorsport Ligier JS P217 Gibson: Jacques Nicolet, Pierre Nicolet, Erik Maris
#33 Eurasia Motorsport Ligier JS P217 Gibson: Jacques Nicolet, Pierre Nicolet, Erik Maris
Pierre Nicolet, Eurasia Motorsport
Jacques Nicolet, Pierre Nicolet, Erik Maris, Eurasia Motorsport
#33 Eurasia Motorsport Ligier JS P217 Gibson: Jacques Nicolet, Pierre Nicolet, Erik Maris
#33 Eurasia Motorsport Ligier JS P217 Gibson: Jacques Nicolet, Pierre Nicolet, Erik Maris
#33 Eurasia Motorsport Ligier JS P217 Gibson: Jacques Nicolet, Pierre Nicolet, Erik Maris
#33 Eurasia Motorsport Ligier JS P217 Gibson: Jacques Nicolet, Pierre Nicolet, Erik Maris
#33 Eurasia Motorsport Ligier JS P217 Gibson: Jacques Nicolet, Pierre Nicolet, Erik Maris

Dans la famille Nicolet, on demande le fils ! On connaît bien Jacques Nicolet, pilote amateur reconnu, et surtout fondateur de l'équipe OAK Racing puis de la société Onroak Automotive, qui gère notamment la production des prototypes Ligier P2 (aujourd'hui le nouveau JS P217) et P3, mais également de son modèle Daytona Prototype destiné au championnat IMSA américain.

Le "père" Nicolet disputera cette année ses neuvièmes 24 Heures du Mans, une épreuve sur laquelle il avait fait l'impasse l'an passé. Cette édition, à laquelle il prendra part au volant de la nouvelle Ligier JS P217 alignée par Eurasia Motosport, sera particulière à plus d'un titre pour lui, puisqu'il s'apprête à se lancer dans la ronde pour la première fois avec son fils Pierre Nicolet, 27 ans, qui débutera ce week-end sur le double tour d'horloge sarthois, également épaulé par le troisième homme, Erik Maris, fidèle de Jacques Nicolet et du OAK Racing.

Pour Pierre Nicolet, il s'agira du cadre idéal pour ses grands débuts dans la Sarthe.

C'est super, on ne peut pas rêver mieux lorsque l'on est pas pilote professionnel que de rouler avec son père, en famille, à la plus belle course du monde.

Pierre Nicolet

"C'est super, on ne peut pas rêver mieux lorsque l'on est pas pilote professionnel que de rouler avec son père, en famille, à la plus belle course du monde", a expliqué Pierre Nicolet à Motorsport.com. "Je viens depuis la première participation de mon père en 2006, cela fait donc plus de dix ans que je viens assister aux 24 Heures du Mans et participer aussi à l'ensemble de la préparation. Depuis que l'on est écurie de course, et maintenant constructeur, on fait des réceptifs où l'on accueille nos invités, [des activités] de bénévole, chauffeur de navette, guide, une grande partie de l'organisation. J'ai vu un peu tout de l'aspect extra sportif, et là, participer à cette course, c'est juste un rêve."

"C'est sûr que dimanche matin, lorsque j'ai réalisé mes dix tours, je me suis dit : 'C'est bon, c'est fait, plus rien ne peut t'arrêter ou t'empêcher de prendre le départ dans une semaine', il y avait une vraie émotion. J'ai la chance d'avoir déjà roulé sur ce circuit, mais la vitesse sur la ligne droite des Hunaudières, ça fait quelque chose dans une LMP2 !"

Formé aux prototypes CN avec plusieurs apparitions en V de V en 2014 et 2015, Pierre Nicolet, 27 ans, a déjà eu l'opportunité de découvrir le Circuit de la Sarthe l'an passé, à l'occasion de la course d'ouverture de Road to Le Mans, qu'il a disputée au volant d'une Ligier JS P3 du OAK Racing, avec une huitième place à l'arrivée. Une voiture avec laquelle il a également effectué l'an passé la campagne ELMS en compagnie de… Jacques Nicolet et Erik Maris.

En 2017, le Parisien passe encore au stade supérieur, puisqu'il sera au volant d'un prototype Ligier JS P217 LMP2.

"En termes de pilotage, je pense que c'est extrêmement difficile d'aller très vite avec les nouveaux LMP2", poursuit-il. "Après, les aides à la conduite permettent d'avoir un pilotage plus aisé que dans une LMP3 par exemple, je trouve. Le passage entre les deux, je l'ai trouvé relativement facile. Mais la difficulté est d'aller très vite, on est encore très loin des meilleurs pilotes, et aller très vite nécessite une grande confiance dans la voiture, et surtout beaucoup de talent et d'entraînement."

Propos recueillis par Guillaume Nédelec

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