Pierre Ragues : "Faire marcher une voiture, c'est tout un ensemble"

Sur l'Alpine #35, Pierre Ragues fait son retour en prototypes. Au terme de la première journée d'essais, le Normand se montre satisfait, et insiste sur l'importance de bien préparer la voiture avant la course.

Pierre Ragues : "Faire marcher une voiture, c'est tout un ensemble"
#35 Signatech Alpine A470 Gibson : Pierre Ragues, Andre Negrao, Nelson Panciatici
Pierre Ragues, Andre Negrao, Signatech Alpine
#35 Signatech Alpine A470 Gibson : Pierre Ragues, Andre Negrao, Nelson Panciatici
#35 Signatech Alpine A470 Gibson: Pierre Ragues, Andre Negrao, Nelson Panciatici, #36 Signatech Alpine A470 Gibson: Gustavo Menezes, Romain Dumas, Matt Rao
#35 Signatech Alpine A470 Gibson: Pierre Ragues, Andre Negrao, Nelson Panciatici
#35 Signatech Alpine A470 Gibson: Pierre Ragues, Andre Negrao, Nelson Panciatici
#35 Signatech Alpine A470 Gibson : Pierre Ragues, Andre Negrao, Nelson Panciatici
#35 Signatech Alpine A470 Gibson: Nelson Panciatici, Pierre Ragues, Andre Negrao
#35 Signatech Alpine A470 Gibson: Pierre Ragues, Andre Negrao, Nelson Panciatici
#35 Signatech Alpine A470 Gibson: Pierre Ragues, Andre Negrao, Nelson Panciatici
#35 Signatech Alpine A470 Gibson: Pierre Ragues, Andre Negrao, Nelson Panciatici
#35 Signatech Alpine A470 Gibson: Pierre Ragues, Andre Negrao, Nelson Panciatici
#35 Signatech Alpine A470 Gibson: Pierre Ragues, Andre Negrao, Nelson Panciatici, #36 Signatech Alpine A470 Gibson: Gustavo Menezes, Romain Dumas, Matt Rao
#35 Signatech Alpine A470 Gibson: Nelson Panciatici, Pierre Ragues, Andre Negrao
#35 Signatech Alpine A470 Gibson: Pierre Ragues, André Negrao, Nelson Panciatici, #24 CEFC Manor Oreca 07 Gibson: Tor Graves, Jonathan Hirschi, Jean-Éric Vergne, #4 ByKolles Racing CLM P1/01: Oliver Webb, Dominik Kraihamer, James Rossiter

G.N., Le Mans - À l'occasion de ses onzièmes 24 Heures du Mans, Pierre Ragues se place comme l'un des favoris de la catégorie LMP2 avec l'Alpine #35 qu'il partage avec André Negrão et Nelson Panciatici. Le Champion d'Europe d'Endurance 2013, qui fait son retour en prototype, ne cache pas ses envies de podium en LMP2. La septième place provisoire en qualifications démontre le niveau de l'équipage. 

Ces 24 Heures du Mans se déroulent clairement sous le signe des hautes températures. Comment cela se gère-t-il sur l'Alpine #35 ?

On ne s'attendait pas à cette chaleur, cela dit, c'est plutôt positif d'avoir pu rouler et de ne pas être surpris par la chaleur samedi, là c'est toujours un moment de stress. Ça fait beaucoup évoluer la voiture et ça permet d'essayer toute la gamme de pneumatiques dans les meilleures conditions. Ça, c'est plus que positif. Après, il faut encore prendre de l'expérience. Au Mans chaque tour est important, la moindre information possible est importante, parce que ce sont plein de petits détails qui font que l'on réalise une belle course. On peut partir plus sereins et ça c'est vraiment l'objectif. Pour l'instant, on est vraiment dans le plan.

La piste risque de beaucoup évoluer d'ici la course, et même pendant la course. Comment prépare-t-on la voiture dans ces conditions ?

On essaye d'anticiper les changements. La piste a évolué depuis hier, mais on est vite arrivés à quelque chose de proche de la Journée Test. C'est plutôt bien, mais de mon expérience, et je commence à être vieux au Mans, c'est la première fois que je retrouve pratiquement la même balance entre le Test Day et la semaine de course. On a retrouvé pratiquement la voiture que dimanche dernier et on est en confiance sur les réglages. On a pu essayer, hier, en conditions nuit, même si ce n'était pas assez frais pour moi. Ça risque de descendre encore entre deux et cinq heures du matin, ça fait aussi partie de la magie du Mans, mais on essaye de se préparer à ça.

À Spa-Francorchamps, les ORECA et donc les Alpine avaient souffert des hautes températures avec les pneus. Avez-vous pu régler ces problèmes de pneumatiques ?

Lors de la première partie de course à Spa, on n'avait pas été rapides, ce qui s'était réglé ensuite. Et on a travaillé beaucoup là-dessus. Au Mans, au regard de nos premiers relais hier soir, on était en rythme de course, je pense que nous sommes sur la bonne voie. On a aussi bien appris avec la voiture, nous avons pas mal débriefé, et on sait mieux comment elle fonctionne, comment le piloter. Faire marcher une voiture, c'est un ensemble. Ce n'est pas que la faute de l'un ou de l'autre. Je pense qu'il faut travailler ensemble, et c'est ce que l'on a réussi à faire. Après, il n'y a que samedi à 18h qu'on saura où on en est.

Le règlement impose, en cas de fortes chaleurs, des relais de 80 minutes. Cela a-t-il été évoqué entre vous ?

C'est l'équipe qui gère ça plutôt. J'ai fait plusieurs relais dans la voiture avec la chaleur, et les 80 minutes, elles se font sans problème. S'il faut le faire, par rapport au règlement, on le fera, et ce sera la même chose pour tout le monde.

En attendant, ce soir, allez-vous tenter la pole position sur la #35 ?

Oui, oui, forcément. On a fait le meilleur temps lors de la Journée Test, et on voudrait bien faire de même. Pour le moment, on a tous fait nos tours de nuit, ce qui est déjà une bonne chose. Maintenant, l'objectif, c'est de faire de ramener la voiture en entier, car on a commencé à monter des pièces de la course pour valider ce soir. Il faut la ramener complète, c'est toujours un problème ici : pousser et ramener la voiture en entier. On a des pneus, on a du temps, on va bien voir.

Pour les qualifications, au Mans, il y a un paramètre qui est important, c'est le trafic. J'espère qu'un jour il y aura des qualifications prototypes, et GT séparées. Cela dit, c'est aussi ce qui fait le charme du Mans : celui qui fait un tour clair fait aussi la pole. Pour en avoir discuté avec Matthieu Vaxiviere, la pole provisoire, il a réussi à faire un tour clair. C'est cool pour ses premières 24 Heures, d'avoir pu réaliser un tour clair. Il faut qu'il en profite !

Quand pensez-vous que cela va se jouer, en début de session, en fin de journée ?

C'est difficile à dire. Les qualifications, c'est toujours un problème de compromis. Vu qu'il fait très chaud, on va essayer d'attendre un peu. Je pense plutôt la deuxième partie, et même de nuit. Après, c'est toujours compliqué, de nuit, les impressions de vitesse sont autres : passer à 330 dans les Hunaudières, 250 dans les Porsche, ça va vite. Certes, le circuit est bien éclairé, mais il y a une grosse impression de vitesse. C'est peut-être beaucoup de risques pour pas beaucoup. On va essayer de s'assurer un chrono au début, puis on verra si on a l'occasion qui se présente ensuite.

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