La promesse de l'ACO : "Chaque concurrent aura ses chances en LMP1"

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La promesse de l'ACO :
Par : Basile Davoine
22 sept. 2017 à 15:54

La catégorie LMP1 est plus que jamais à la croisée des chemins, et nul ne sait encore exactement à quoi ressemblera le plateau en 2018. En revanche, l'ACO a déjà édicté le principe clé pour son avenir.

#7 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050 Hybrid: Mike Conway, Kamui Kobayashi, Jose Maria Lopez
Pierre Fillon, président de l'ACO
#2 Porsche Team Porsche 919 Hybrid: Timo Bernhard, Earl Bamber, Brendon Hartley
La Ginetta P1 dans la soufflerie Williams
#4 ByKolles Racing CLM P1/01: Oliver Webb, Dominik Kraihamer, Marco Bonanomi
#8 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050 Hybrid: Stéphane Sarrazin, Sébastien Buemi, Kazuki Nakajima
#38 DC Racing Oreca 07 Gibson: Ho-Pin Tung, Oliver Jarvis, Thomas Laurent
#4 ByKolles Racing CLM P1/01: Oliver Webb, Dominik Kraihamer, Marco Bonanomi
#38 DC Racing Oreca 07 Gibson: Ho-Pin Tung, Oliver Jarvis, Thomas Laurent

Après avoir essuyé le départ d'Audi il y a bientôt un an, et avant de subir celui de Porsche à l'issue de la saison, l'Automobile Club de l'Ouest a réagi à la nouvelle donne de l'Endurance mondiale en annonçant au début du mois des changements drastiques en FIA WEC. Si le calendrier a été profondément remanié pour offrir une "super season" sur 2018-2019 afin de faire des 24 Heures du Mans la manche finale du championnat à l'avenir, le règlement de la catégorie LMP1 est lui aussi passé par la case lifting, ratifié jeudi par le Conseil Mondial du Sport Automobile de la FIA. 

Tout n'est pas encore connu, mais le grand principe a été énoncé : former une catégorie LMP1 unique – sans distinction de classement entre hybride et non hybride – en mettant en place une équivalence de technologies qui donnera sa chance aux indépendants face aux constructeurs. C'est en tout cas, sur le papier, la promesse qui est annoncée. Ainsi, le règlement 2020 qui avait été présenté en juin dernier a été déchiré, et il y aura davantage de stabilité.

À l'heure actuelle, on ignore encore à quoi ressemblera le plateau LMP1 l'année prochaine. Toyota décidera le mois prochain de poursuivre ou non son programme, et du côté des indépendants, il y a encore beaucoup de flou et une attente de clarification chez certaines équipes tentées de sauter le pas.

"Le contexte récent nous a conduits à revoir sensiblement notre copie en matière de règlement pour les deux saisons à venir", admet Pierre Fillon, président de l'ACO. "Conscients des réalités et responsables, nous avons apporté quelques modifications techniques de façon à assurer une grille LMP1 pour 2018-2019, et pas seulement pour faire le nombre. Chaque concurrent aura ses chances en piste !"

"Nous voulons impliquer les candidats déjà tentés de rejoindre la catégorie LMP1, mais souhaitons également inciter certaines équipes LMP2 qui hésitent à franchir le pas du LMP1 à se rendre compte que le moment est propice !"

Pour équilibrer les performances entre les prototypes hybrides et les prototypes non hybrides, le législateur prévoit des ajustements de l'allocation de carburant. Néanmoins, l'ACO précise que l'hybridation d'une LMP1 apportera toujours un avantage en matière d'efficacité et d'autonomie, qui sera d'un tour supplémentaire par rapport à un proto non hybride aux 24 Heures du Mans.

La mise en place d'un "coefficient technologique" entre moteur turbo et moteur atmosphérique est également prévue, de manière à "élargir les possibilités de motorisation en LMP1". Plus précisément, cette partie du futur règlement est pensée pour faciliter la conversion d'un châssis LMP2 à un châssis LMP1.

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Auteur Basile Davoine
Type d'article Actualités