Ricky Taylor : "Encore beaucoup à faire" sur la Riley

Engagé sur l'unique Riley Mk. 30 de la catégorie LMP2, avec Ben Keating et Jeroen Bleekemolen, Ricky Taylor s'attend à un challenge compliqué pour ses quatrièmes 24 Heures du Mans.

Le pilote américain, leader du championnat IMSA en compagnie de son frère Jordan Taylor au volant d'un prototype Cadillac DPi de l'écurie familiale WTR, s'apprête ainsi à disputer son quatrième double tour d'horloge sarthois, et ce sera la deuxième fois que le récent vainqueur des 24 Heures de Daytona (et des 12 Heures de Sebring) s'alignera au Mans au volant d'un prototype.

En 2013, Ricky Taylor avait disputé sa première édition des 24 Heures du Mans au volant d'une Corvette C6.R GTE Am de l'équipe Larbre Compétition (cinquième), la structure de Jack Leconte ayant encore fait appel à lui l'année suivante, cette fois pour piloter sa Morgan LMP2 (neuvième). Retour en GT en 2016, cette fois sur l'une des deux Corvette C7.R officielles, où Taylor s'est classé septième du GTE Pro en compagnie de Jan Magnussen et Antonio Garcia.

Cette fois, c'est à nouveau sur un prototype LMP2 que Ricky Taylor tentera l'aventure du Mans. Une vraie aventure puisque Taylor et ses acolytes, Ben Keating et Jeroen Bleekemolen seront aux commandes de la seule Riley Mk. 30 du plateau très relevé (et fourni) du LMP2.

Un nouveau prototype répondant à la nouvelle réglementation P2, et qui a effectué ses débuts en IMSA avec l'équipe Florida Racing cette saison. Le Riley Mk. 30 fera ses grands débuts dans la Sarthe cette semaine sous les couleurs du Keating Motorsport, après plusieurs séance d'essais de l'autre-côté de l'Atlantique.

"Nous avons beaucoup de choses à améliorer", explique Ricky Taylor à Motorsport.com. "Les autres constructeurs comptent une douzaine de voitures chacun, ils comptent beaucoup de kilomètres de tests parcourus, nous sommes encore jeunes et nouveaux, il y a encore beaucoup à faire. L'équipe travaille très dur et très bien, nous avons encore beaucoup de travail, mais je pense que le point positif est que tous les pilotes sont déjà venus ici auparavant, l'équipe a une grande expérience du Mans et une bonne connaissance de ce qu'il faut pour terminer la course, on verra où nous en serons après 24 heures."

Nous avons fait trois séances de tests aux Etats-Unis, mais lorsque vous venez au Mans, c'est très différent de tout ce qu'on peut connaître.

Ricky Taylor

"Nous avons fait trois séances de tests aux Etats-Unis, mais lorsque vous venez au Mans, c'est très différent de tout ce qu'on peut connaître. Nous avons toujours roulé avec de faibles appuis afin de régler la voiture pour ici mais en arrivant ici nous avons réalisé que nous avions des choses à changer."

Un gros pas en avant

Lors de ces séances de développement aux Etats-Unis, mais également à l'occasion de la journée test du Mans, Ricky Taylor a pu apprécier les performances de la Riley LMP2, suite à la nouvelle réglementation adoptée depuis cette année.

"Pour tout le monde, c'est un gros step", poursuit Taylor. "Il y a tellement d'appuis sur la voiture, plus de puissance, les temps au tour sont incroyablement rapides, tout comme les vitesses maxi. C'est une catégorie très compétitive, avec tellement de bonnes équipes et de bons pilotes, une quinzaine de voitures peuvent gagner la course. Je suis très excité d'aller au travail mercredi."

L'expérience du GT, un plus dans le trafic

Alors que les nouvelles performances de P2 font craindre des problèmes de cohabitation en piste avec les GT cette année, Ricky Taylor pourra également tirer profit de son expérience au volant des deux machines pour mieux appréhender la gestion du trafic. Il en sera de même pour ses équipiers Ben Keating et Jeroen Bleekemolen, actuels leaders du championnat IMSA en catégorie GTD sur une Mercedes-AMG GT3, avec laquelle ils ont décroché deux victoires cette saison, dont une à Sebring.

"Connaître les deux parties [GT et LMP], c'est intéressant", conclut Taylor. "Sur certaines portions, comme les virages Porsche, on sait que les GT glissent beaucoup alors que les LMP sont collés au sol. Cela nous donne une bonne idée d'où dépasser [les GT], à l'intérieur ou à l'extérieur en fonction des endroits. Et les LMP2 sont tellement rapides cette année qu'il est plus facile dans les lignes droites, avant même d'arriver aux freinages."

Interview Guillaume Nédelec

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Séries 24 heures du Mans
Événement 24 Heures du Mans
Circuit Circuit de la Sarthe
Pilotes Ricky Taylor
Équipes Keating Motorsports
Type d'article Interview