Sarrazin : Le scénario de 2016, "on n'y pense pas"

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Sarrazin : Le scénario de 2016,
Par : Basile Davoine
3 juin 2017 à 17:40

Le Français est pleinement concentré sur sa cinquième participation consécutive aux 24 Heures du Mans avec Toyota, un an après une édition qui a échappé au constructeur japonais au terme d'un final impensable.

B.D., Le Mans - S'il ne fait plus partie des deux équipages titulaires en FIA WEC chez Toyota, Stéphane Sarrazin va toutefois retrouver ses coéquipiers de l'année passée, Mike Conway et Kamui Kobayashi, pour disputer les 24 Heures du Mans. Initialement, le pilote français devait être le capitaine de route de la troisième Toyota engagée dans la Sarthe. Néanmoins, l'accident de José María López à Silverstone et son forfait à Spa-Francorchamps ont conduit l'équipe japonaise à ajuster son dispositif. 

À la veille de la Journée Test, Motorsport.com s'est entretenu avec Stéphane Sarrazin. 

Stéphane, vous avez changé d'équipage, est-ce que cela modifie votre approche ?

Ça ne change pas grand-chose car je connais mes équipiers. On a fait la saison dernière ensemble, donc je les retrouve. On se connaît par cœur. Mike, on a fait plusieurs saisons ensemble. Kamui, on a fait l'an dernier. On a chacun notre place. J'étais très heureux d'être avec Nico [Lapierre], ça me faisait vraiment plaisir. Là, c'est différent, mais je suis très content aussi et j'ai vraiment une très bonne voiture.

L'intégration n'est donc plus à faire, les automatismes sont toujours là ?

Tout à fait. On a chacun notre place. C'est une reprise on va dire, notamment avec mon ingénieur, avec qui je n'ai pas travaillé depuis le début de la saison ; mais on a fait les simulations d'endurance ensemble cet hiver. Il n'y a vraiment aucun point négatif.

#7 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050 Hybrid: Mike Conway, Kamui Kobayashi, Stéphane Sarrazin

Comment s'est décidée cette modification des équipages avant Le Mans ?

Pascal Vasselon [directeur technique] et l'équipe ont décidé du changement. Moi, je suis là pour aider, pour donner le maximum. L'équipe a décidé de faire ce changement, moi ça me va, et je vais donner le meilleur.

À titre personnel, cela vous offre-t-il une chance d'être plus compétitif ?

C'est différent. Yuji est en train de découvrir Le Mans, donc il est clair que l'on a une voiture qui a plus d'expérience. Nico a beaucoup d'expérience, il est très rapide, Yuji [Kunimoto] est très rapide aussi. Ça ne pose pas de problème.

Si on n'aime pas le trafic, il ne faut pas faire de l'Endurance.

Stéphane Sarrazin

Quel est le programme de la Journée Test ?

On va travailler sur pas mal de choses, l'équilibre de la voiture en priorité, pour se sentir à l'aise. On va essayer de l'aéro, on va essayer de travailler sur les pneus aussi, on va essayer un petit peu tout. C'est une journée classique de travail. On va essayer d'accumuler les kilomètres avec les trois pilotes pour avoir un bon feeling et être sereins au volant.

Une Journée Test de rêve, ça ressemble à quoi ?

Faire un maximum de kilomètres, essayer beaucoup de choses, et pouvoir travailler pour la semaine prochaine. Il faut arriver la semaine prochaine en étant assez serein. 

#7 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050 Hybrid: Mike Conway, Kamui Kobayashi, Stéphane Sarrazin

Avec des LMP2 désormais extrêmement rapides en vitesse de pointe, est-ce que cela crée une inquiétude pour la gestion du trafic ?

Je trouvais à Spa que le trafic était plus facile que l'an dernier. Les voitures vont plus vite donc elles nous gênent moins. C'est toujours pareil, et puis le trafic fait partie de l'Endurance. Le Mans, c'est ça, plus de cinquante voitures sur le circuit. À nous de gérer entre les amateurs, les professionnels, c'est ça aussi qui fait la beauté de l'Endurance, c'est avoir beaucoup de voitures de différents niveaux, des pilotes de différents niveaux aussi. Si on n'aime pas le trafic, il ne faut pas faire de l'Endurance.

Toyota a débuté la saison par deux victoires en WEC. À quoi faut-il s'attendre de la part de Porsche au Mans ?

Ils avaient le kit aéro Le Mans à Spa, un peu plus chargé, mais il n'y a rien de vraiment sûr. On verra demain [dimanche], et encore, peut-être qu'ils cacheront leur jeu.

Pour Toyota, c'est le retour au Mans, un an après le terrible scénario de 2016. Comment le vit-on ?

L'an dernier, la course était clairement pour Toyota. On a mené 255 tours, puis la voiture sœur a mené jusqu'à l'avant-dernier tour. Toyota méritait vraiment la victoire, que ce soit la voiture sœur ou nous, mais on n'y pense pas. Là, ça y est, on y est, on est repartis. On a tous hâte de rouler, d'attaquer le vrai boulot et de voir où on se situe par rapport à la concurrence. Moi je n'y pense pas. Evidemment, je sais qu'on était très rapides en piste, c'était top. Après, Le Mans, c'est toujours compliqué.

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À propos de cet article

Séries 24 heures du Mans
Événement Journée Test
Lieu Circuit de la Sarthe
Pilotes Stéphane Sarrazin
Équipes Toyota Racing
Auteur Basile Davoine
Type d'article Interview