Sarrazin salue l'apport technique d'un Vandoorne "génial"

S'il n'a participé qu'à une course de WEC pour l'instant, Stoffel Vandoorne suscite déjà les louanges de son très expérimenté coéquipier Stéphane Sarrazin, tout comme Sergey Sirotkin.

Sarrazin salue l'apport technique d'un Vandoorne "génial"

Stoffel Vandoorne a rejoint l'écurie SMP Racing dans la catégorie LMP1 du WEC pour les 6 Heures de Spa-Francorchamps, où il est monté sur le podium avec ses coéquipiers Mikhail Aleshin et Vitaly Petrov. Passé en Formule 1 chez McLaren pendant deux ans, Stoffel Vandoorne court également en Formule E avec HWA et jouit d'un palmarès remarquable en formules de promotion, avec notamment le sacre le plus dominateur de l'Histoire du GP2.

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Manifestement, la contribution du pilote belge est particulièrement appréciée chez SMP Racing. "Stoffel, est top, j'adore", s'extasie auprès de Motorsport.com son coéquipier Stéphane Sarrazin, qui participe cette année aux 24 Heures du Mans pour la 18e fois et a cinq podiums à son actif en Sarthe. "Comme [Jenson] Button [pilote SMP en 2018, ndlr]. Les mecs arrivent, ils sont posés. Il est plus jeune que Button, mais il est posé, il analyse bien la situation. Il a la bonne approche pour l'Endurance. Il n'est pas là à vouloir tout faire péter, on voit que ce n'est pas son style. C'est nickel."

"C'est bien de l'avoir aussi dans l'équipe. Au niveau technique et tout... C'est génial. À chaque débrief, il y a beaucoup de choses à apprendre de quelqu'un comme lui qui a une approche technique très développée et une bonne expérience. C'est un gros plus pour l'équipe, je l'apprécie énormément. C'est vraiment un bon gars."

Sirotkin "très carré, très pro"

Un autre nouveau venu dans l'équipe est Sergey Sirotkin, qui a participé aux deux dernières courses en date chez SMP. Le Russe, en revanche, a déjà disputé les 24 Heures du Mans en 2017, dans la catégorie LMP2. Il partage le prototype #17 avec Sarrazin et Egor Orudzhev.

"Ça a été assez facile avec Sergey. Il est plutôt européen, très carré, très pro", détaille Sarrazin. "C'est génial car avec un mec comme ça qui a fait de la F1, on parle sur la même longueur d'ondes. C'est posé. Quand il n'y arrive pas, il essaie de comprendre, il n'essaie pas de faire le chrono absolument comme un jeune peut vouloir le faire. Ça se passe super bien avec Sergey."

Sergey Sirotkin, Vitaly Petrov, SMP Racing
#17 SMP Racing BR Engineering BR1: Egor Orudzhev,

"Avec Egor on se connaît encore plus, il a gagné en maturité. Son crash à Sebring lui a aussi fait réaliser qu'en Endurance, il faut aller très vite mais garder cette petite marge. Ça a bien progressé, je pense que c'est homogène, et on s'entend super bien. Pour les réglages c'est facile, pareil, on a réussi à bien discuter. Mais Sergey, c'est une très belle plus-value dans l'équipe."

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Sirotkin a remplacé chez SMP le jeune Matevos Isaakyan, qui avait accidenté la #17 trois fois en quatre courses l'an passé : à Spa-Francorchamps, au Mans et à Shanghai. "Clairement, il n'a pas compris l'Endurance, je pense", regrette Sarrazin. "Il faudrait qu'il fasse plus de courses. Ce n'est pas une course sprint de 12 tours. L'Endurance c'est long, il faut respecter les équipiers, respecter l'équipe. Il faut quand même toujours garder un peu de marge. Et ça prend du temps aussi. C'est clair que lui, il était à l'attaque... Malheureusement, ça s'est souvent très mal fini."

SMP est en tout cas sur une belle série de trois podiums consécutifs pour la #11, alors que la structure ART Grand Prix (auteur de nombreux succès en monoplace), qui exploite ces prototypes BR Engineering, a progressivement pris ses marques dans la discipline. L'arrivée de Stoffel Vandoorne et Sergey Sirotkin, qui ont brillé en GP2 avec ART, ne peut être que positive en ce sens.

"Il y a plus d'expérience de la part du team", confirme un Sarrazin patient. "ART commence en Endurance, et maintenant ils ont la vision de la discipline, alors qu'au début ce n'était pas pareil. Même chose pour mes équipiers, donc tout a évolué. Maintenant, ce n'est que la deuxième année. Chez Peugeot, on a mis beaucoup de temps pour être performants, pareil chez Toyota. Ça prend du temps, il ne faut pas croire que les choses se font en six mois. On a bien progressé mais il y a encore beaucoup à apprendre."

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