Thomas Laurent, 19 ans et 2e des 24H... avec une LMP2 !

L'ORECA #38 engagée par Jackie Chan DC Racing est véritablement la sensation de ces 24 Heures du Mans 2017. Pour cause : Ho-Pin Tung, Thomas Laurent et Oliver Jarvis ont failli la mener à la victoire.

Thomas Laurent, 19 ans et 2e des 24H... avec une LMP2 !
#38 DC Racing Oreca 07 Gibson: Ho-Pin Tung, Oliver Jarvis, Thomas Laurent
#38 DC Racing Oreca 07 Gibson: Ho-Pin Tung, Oliver Jarvis, Thomas Laurent
#38 DC Racing Oreca 07 Gibson: Ho-Pin Tung, Oliver Jarvis, Thomas Laurent
#38 DC Racing Oreca 07 Gibson: Ho-Pin Tung, Oliver Jarvis, Thomas Laurent
Thomas Laurent, DC Racing
#38 DC Racing Oreca 07 Gibson: Ho-Pin Tung, Oliver Jarvis, Thomas Laurent
Thomas Laurent, DC Racing
#38 DC Racing Oreca 07 Gibson: Ho-Pin Tung, Oliver Jarvis, Thomas Laurent
Podium : les deuxièmes, Ho-Pin Tung, Oliver Jarvis, Thomas Laurent, DC Racing
Podium LMP2 : les vainqueurs Ho-Pin Tung, Oliver Jarvis, Thomas Laurent, DC Racing

B.V., Le Mans - Quatorze tours. Voilà l'avance dont disposait la Porsche #1 à 11h10, lorsqu'elle s'est immobilisée dans les Hunaudières, dernière victime d'une véritable hécatombe dans la catégorie LMP1.

Ce coup de théâtre a donné une saveur toute particulière à la lutte pour la victoire de la catégorie LMP2, qui semblait se transformer en bataille pour un succès au classement général. C'est la #38 du trio Tung-Laurent-Jarvis qui a tiré son épingle du jeu suite à une course menée de main de maître, notamment par le Français, qui n'a que 19 ans. Ce, malgré un tête-à-queue en début de course.

"J'ai fait une petite erreur au début de mon premier relais", reconnaît-il avec honnêteté. "On avait dit avec mes coéquipiers qu'on avait droit à une erreur, et on l'a utilisée. Quand j'ai tapé le mur, je savais qu'il n'y avait pas beaucoup de dommages et que j'allais pouvoir repartir au stand. Je me suis un peu calmé après."

"Cela m'a permis de remettre tout à zéro. J'avais 100% confiance en mes coéquipiers, qui ont fait un travail extraordinaire pour remonter la voiture devant. J'avais juste à continuer ce qu'ils avaient commencé."

Un relais impressionnant

Continuer ce qu'ils avaient commencé, une tâche dont Laurent s'est acquitté avec succès. Auteur d'un relais impressionnant de rapidité et de constance en fin de nuit, le Vendéen est parvenu à prendre la tête de la catégorie LMP2 au 186e tour, aux dépens des Vaillante Rebellion #13 et #31 qui dominaient depuis la deuxième heure de course.

"On était plus rapides en général", souligne Laurent, interrogé à ce sujet par Motorsport.com. "Après, quand l'ingé m'a dit que j'étais à 15 secondes, j'ai commencé à attaquer un petit peu pour les rattraper. Au final, je crois que je leur reprends un tour en trois relais. On a vraiment bien attaqué, tout en faisant attention à la voiture, aux pneus, aux freins."

Par la suite, la #38 n'a pu résister au retour victorieux de la Porsche #2, qui s'était retrouvée reléguée à 18 tours en début de course, le système hybride de la voiture ayant dû être changée.

Une ascension fulgurante

Cela reste un résultat incroyable pour Laurent, qui faisait ses débuts aux 24 Heures du Mans. Champion du monde de karting (KZ2) en 2015, vainqueur de Road to Le Mans en 2016, le voilà deuxième des 24 Heures au volant d'une LMP2.

Ses performances ne sont pas passées inaperçues, puisque sur ses 20 meilleurs tours de la course, il a tourné en moyenne en 3'30"841 ; seuls quatre des 74 autres pilotes LMP2 ont fait mieux ! Aussi Laurent est-il auréolé du Prix Jean Rondeau 2017, remis au plus prometteur des jeunes pilotes français aux 24 Heures.

"Dans mes rêves, non, ce n'était pas comme ça !" s'exclame-t-il. "Monter sur le podium au général, comme ça, c'était juste impensable. Cette édition, tout le monde va s'en rappeler un petit moment."

Lorsque nous suggérons qu'il risque de ne pas conserver son statut de pilote "silver" longtemps, le leader du championnat LMP2 répond : "C'est la bonne question ! Je vais essayer, mais ça va être compliqué, avec la victoire à Silverstone, la troisième place à Spa, et la victoire au Mans, ça risque de compliquer les choses." C'est la rançon du succès !

 

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