H+5 - Toyota creuse l'écart sur Alpine

Les Toyota restent en tête des 24 Heures du Mans devant l'Alpine, après cinq heures de course en Sarthe.

Les leaders par catégorie à 21h

Clt Général Concurrent Catégorie Trs parcourus
1

Japan Toyota Gazoo Racing

Conway/Kobayashi/López

HYPERCAR 75
4

United Kingdom JOTA

Gelael/Vandoorne/Blomqvist

LMP2 74
28

Italy AF Corse

Pier Guidi/Calado/Ledogar

LMGTE Pro 70
36

United Kingdom TF Sport

Keating/Pereira/Fraga

LMGTE Am 69

Ce n'est pas le statu quo, mais presque. Peu de choses ont changé au Circuit de la Sarthe lors des deux dernières heures de course. Pourtant, une neutralisation par la voiture de sécurité pendant environ 25 minutes à partir de 19h15, à la suite d'un spectaculaire accident de l'Aston Martin #98 de Marcos Gomes à l'approche d'Indianapolis, a façonné la hiérarchie dans toutes les catégories. En effet, la Toyota #7, la Toyota #8 et l'Alpine #36 se sont retrouvées derrière trois voitures de sécurité différentes, avec évidemment un tiers de tour d'écart entre chaque par conséquent.

Les écarts n'ont pas énormément évolué par la suite : Brendon Hartley s'est maintenu à environ une minute et demie de Kamui Kobayashi à nombre d'arrêts égal, mais la #8 a un avantage stratégique puisqu'elle se rapproche fréquemment à une quinzaine de secondes en s'arrêtant toujours une bonne vingtaine de minutes plus tard que la voiture sœur. L'Alpine d'André Negrão, en revanche, s'est fait prendre un tour, n'arrivant à faire des relais que de 13 tours au maximum quand les Toyota parviennent à les pousser à 15 tours. De surcroît, il a fallu changer un feu arrière sur l'A480. Quant aux Glickenhaus, elles restent engluées dans le peloton des LMP2, cinq d'entre elles devançant la #708 de Derani-Mailleux-Pla.

C'est toujours serré en LMP2

En LMP2, ce sont la G-Drive #26 et la Racing Team Nederland #29 qui menaient la danse à 19h ; la neutralisation a chamboulé les choses avec la Jota #28, la United Autosports #23, la Panis Racing #65 et les deux prototypes susmentionnés dans un mouchoir de poche. Tom Blomqvist a creusé l'écart au volant de la Jota #28, mais la United Autosports #23 a ensuite pris l'avantage avec Wayne Boyd ; ce dernier a vaillamment résisté à la pression de Stoffel Vandoorne (Jota #28), qui a ensuite été piégé par des retardataires et a vu la G-Drive #26 pilotée par le jeune Franco Colapinto revenir sur ses talons. Vandoorne a toutefois fini par reprendre la tête dans les stands. Pendant ce temps, la Racing Team Nederland #29 a perdu du temps avec l'amateur Frits van Eerd dans le cockpit.

Côté GTE Pro, les deux Ferrari d'AF Corse avaient 20 secondes d'avance à l'entame de la quatrième heure mais ont vu la Porsche #79, la Corvette #63 et la Porsche #92 revenir sur leurs talons grâce au Safety Car. Ces deux dernières, avec Jordan Taylor et Michael Christensen respectivement, ont pris l'avantage, mais les Ferrari ont riposté avec Côme Ledogar et Sam Bird.

Enfin, en GTE Am, la neutralisation a offert un tiers de tour d'avance à l'Aston Martin #33 de l'écurie TF Sport ; Keating, Pereira et Fraga ont vu cet écart se réduire à une trentaine de secondes sur la Ferrari #57.

partages
commentaires
H+3 - Les crevaisons perturbent la Toyota de tête

Article précédent

H+3 - Les crevaisons perturbent la Toyota de tête

Article suivant

H+8 - Une sortie de piste plombe Alpine

H+8 - Une sortie de piste plombe Alpine
Charger les commentaires
Panoz et Brabham : l'histoire d'un drôle de choix Prime

Panoz et Brabham : l'histoire d'un drôle de choix

En 1997 le programme Panoz GT n'apparaissait pas comme un choix attrayant pour un ex-pilote de Formule 1, McLaren constituant un bien meilleur pari. Mais contre toute attente, David Brabham fit le choix de la marque américaine pour former un duo gagnant pendant plusieurs années.

GT
25 sept. 2021
Simulateur, équipe, pilotes : où en est Peugeot ? Prime

Simulateur, équipe, pilotes : où en est Peugeot ?

L'ère de l'Hypercar s'est ouverte aux 24 Heures du Mans par la victoire de Toyota. Désormais, la concurrence est attendue et beaucoup de regards sont tournés vers Peugeot, dont l'arrivée est programmée pour 2022. Nous avons rencontré Jean-Marc Finot, directeur de Stellantis Motorsport, pour faire un point complet.

WEC
29 août 2021
Comment une réparation de fortune a empêché Paul Newman de gagner au Mans Prime

Comment une réparation de fortune a empêché Paul Newman de gagner au Mans

C'est l'une des plus grandes histoires de la Sarthe. Paul Newman, deuxième des 24 Heures du Mans 1979, aurait pu facilement remporter la célèbre épreuve sans l'ingéniosité du regretté Manfred Kremer.

24 Heures du Mans
20 août 2021
WEC et IMSA : vraie convergence, vraies possibilités ! Prime

WEC et IMSA : vraie convergence, vraies possibilités !

La convergence permettant aux machines Le Mans Hypercar de courir en IMSA face aux LMDh à partir de 2023 pourrait offrir des options attrayantes non seulement aux constructeurs, mais aussi pour le calendrier et le format des courses.

WEC
20 juil. 2021
Ferrari et AF Corse, faits pour s'entendre ! Prime

Ferrari et AF Corse, faits pour s'entendre !

Se pencher sur quinze années d'histoire commune, avec autant de réussite que celle rencontrée par Ferrari et AF Corse en GT, n'est pas une mince affaire. Aussi fallait-il s'attarder sur un juge de paix : les 24 Heures du Mans.

La grande question de la parité entre LMH et LMDh au Mans Prime

La grande question de la parité entre LMH et LMDh au Mans

L'excitation autour de l'afflux de constructeurs aux 24 Heures du Mans pour 2023 est compréhensible. Mais lorsqu'ils seront confrontés l'un à l'autre, le LMH et le LMDh vivront-ils une cohabitation éphémère ?

24 Heures du Mans
22 avr. 2021
Glickenhaus : "On nous regarde comme on regardait Ferrari en 1960" Prime

Glickenhaus : "On nous regarde comme on regardait Ferrari en 1960"

Son approche passionnée de la course, son projet Hypercar avec le rêve de gagner un jour les 24 Heures du Mans, son modèle visant à vendre des voitures pour pouvoir courir : l'étonnant Jim Glickenhaus a répondu à nos questions.

24 Heures du Mans
22 mars 2021
Pourquoi Ferrari met fin à 50 ans d'absence au sommet de l'Endurance Prime

Pourquoi Ferrari met fin à 50 ans d'absence au sommet de l'Endurance

Revenant dans la catégorie reine de l'Endurance après 50 années d'absence, Ferrari va s'engager en catégorie "Le Mans Hypercar" en 2023. La marque italienne dément tout lien avec le plafond de dépenses de la F1, mais il ne s'agit assurément pas d'une coïncidence...

WEC
28 févr. 2021