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Il y a 25 ans, Valentino Rossi devenait Champion du monde

Vingt-cinq ans ont passé depuis le jour où Valentino Rossi décrochait en République tchèque le premier de ses neuf titres de Champion du monde.

Il y a 25 ans, Valentino Rossi devenait Champion du monde
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Le 31 août 1997, le monde se réveille en apprenant avec stupeur la mort de Lady Diana. Valentino Rossi, lui, s'apprête à disputer une course très particulière, celle qui pourrait lui permettre de devenir Champion du monde pour la première fois.

Nous sommes à Brno, le circuit sur lequel celui qu'on appelle alors "Rossifumi" a remporté sa première victoire l'année précédente. Un succès resté unique en 1996, mais auquel il a déjà ajouté nombre de succès au cours de cette saison 1997, celle d'une domination implacable. Il faut dire que le jeune Italien s'est vu confier une Aprilia officielle et c'est avec cette RS125 aux couleurs de Nastro Azzurro qu'il domine la campagne 1997, sa deuxième sur la scène internationale.

En ce 31 août, Valentino Rossi a déjà remporté neuf victoires depuis le début de la saison et il sait qu'il a toutes ses chances de coiffer la couronne sur l'une des quatre courses restantes. Son adversaire principal est Nobu Ueda, le Japonais ayant remporté chacune des rares courses qui ne sont pas tombées dans l'escarcelle de l'Italien cette année-là. Au vu des écarts au championnat, Rossi doit s'assurer de monter sur le podium pour être sacré même si son rival venait à remporter la course.

Valentino Rossi, Aprilia

À l'extinction des feux, Scalvini et Sakata prennent les devants tandis que Rossi s'installe à la sixième place. Lorsque Ueda dépossède Scalvini de la place de leader, on pense Rossi en difficulté, mais le Japonais ne parvient pas à s'échapper et se voit contester la première place tandis que les poursuivants reviennent au contact. Ils sont une dizaine à finir la course dans le groupe de tête, et puis soudain Jorge Martínez part à la faute. En fin de carrière, celui qui a conquis trois titres en 125cc et que Rossi a justement battu l'année précédente pour signer sa première victoire, sort de la bagarre à l'heure où la nouvelle génération s'apprête à prendre le pouvoir.

Scalvini, encore lui, entre en leader dans le dernier tour, mais il n'en a pas fini avec Ueda, qui continue à multiplier les attaques. Mais c'est Manako qui trouve un trou de souris pour s'emparer à son tour des commandes. Scalvini tente de se placer dans la roue du Japonais mais il ne parvient pas à conserver sa ligne dans la dernière chicane et s'écarte quelque peu. Ueda et Rossi en profitent, l'un pour reprendre la tête, l'autre pour s'installer à une troisième place salvatrice.

"C'était une course très difficile, d'autant qu'il a plu alors on était en retard dans nos réglages", expliquait à l'époque l'adolescent. "On a choisi un pneu avec lequel ça s'est assez bien passé, mais à la fin il ne tenait plus, il était fini. Et puis le moteur n'était pas génial cette fois, alors je n'ai pas pu faire plus que ça. Dans le dernier tour, j'avais prévu une attaque différente, mais Manako m'est passé devant et je n'ai rien pu faire."

Un constat d'échec ? Certainement pas, car avec 261 points face aux 184 de son plus proche poursuivant, Valentino Rossi ne peut plus être rattrapé au championnat et, à trois Grands Prix de la fin de la saison, il décroche son premier titre de Champion du monde… Ou plutôt "Vord Cienpion" à en croire la retranscription qui est faite de sa prononciation de l'anglais, en passe de devenir légendaire, sur le 1 géant qu'il porte sur le dos dans son tour d'honneur !

Valentino Rossi, Aprilia, fête son titre avec ses fans

Le gamin de 18 ans aux cheveux longs allait bientôt devenir une star, une référence, un nonuple Champion du monde. Jusqu'à la retraite, il n'a pas perdu grand-chose de sa folie d'adolescent, qui s'était illustrée cette année-là par bien des célébrations loufoques, lesquelles ont contribué dès ce début de carrière à construire le personnage.

Resté en piste jusqu'à ses 42 ans, le Docteur a continué à chasser inlassablement la performance, même bien après son neuvième titre toutes catégories confondues, décroché en 2009, et une dernière victoire conquise en 2017. Après 26 ans de carrière et 432 Grands Prix, il a raccroché en étant le pilote le deuxième pilote le plus victorieux toutes catégories confondues (115) et à la tête de bien des records. Titré neuf fois avec trois marques et sept modèles différents, il est et restera le seul pilote à avoir été champion dans quatre catégories des Grands Prix : 125cc, 250cc, 500cc et MotoGP.

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