Espargaró : Aprilia n'a "pas un très bon niveau" en ce moment
Aleix Espargaró estime qu'Aprilia a enchaîné trop de contre-performances et de problèmes "basiques" dans les dernières courses. L'Espagnol espère que la marque saura en tirer les enseignements.
Aprilia a été à la peine dans les dernières courses. Aleix Espargaró n'a décroché qu'un seul podium depuis la pause estivale, au GP d'Aragón, et la montée en puissance de Maverick Viñales, monté trois fois sur la boîte dans la même période, s'est arrêtée net. La tournée en Asie et en Australie a été difficile pour les RS-GP, si bien qu'Espargaró, pourtant encore dans la course au titre, a jugé son équipe "pas au niveau" pour prétendre à la couronne mondiale.
Interrogé à nouveau sur la dureté de ces propos ce jeudi, le Catalan n'y a vu qu'un constat du rapport de force actuel entre les différentes machines. "Je dis toujours ce que je ressens", a expliqué Espargaró en conférence de presse. "Quand je dis que la moto progresse, qu'on travaille bien, c'est que je le sens. Quand je dois me montrer critique envers l'équipe, je le fais. J'ai l'impression que dans les dernières courses, on n'avait pas un très bon niveau. On a perdu beaucoup de points."
"Quand je n'ai pas la vitesse, comme à Misano ou en Autriche, où je n'étais pas très rapide, la moto n'était pas mauvaise donc je n'étais pas au niveau. Je n'ai pas de problème à l'avouer. Mais quand j'ai la vitesse, c'est dur à accepter. Par exemple, j'ai fait le deuxième meilleur tour en Australie mais on a eu des problèmes qui n'auraient pas dû se produire parce que je pense qu'ils étaient assez basiques. C'est pour ça que je dis que l'équipe a une marge de progression, ensemble, moi et les ingénieurs, si on veut se battre pour le titre, ou à l'avenir."
Aprilia a fait d'immenses progrès cette année et le constructeur de Noale occupe actuellement la deuxième place au championnat des équipes comme dans celui des constructeurs. Aleix Espargaró reste fier du bond en avant effectué mais il en attend toujours plus. "Les progrès d'Aprilia cette année sont incroyables. Je suis extrêmement fier de ce qu'Aprilia a fait. Mais je ne parlais de pas de finir deuxième ou troisième chez les constructeurs, mais de gagner de le titre."
"Si on veut remporter le titre, on ne peut pas concéder 100 points en huit courses, ce qu'on a fait sur Pecco. Mes sensations, c'est que depuis quatre ou cinq courses, on a fait trop d'erreurs globalement. On a mis un peu de temps à s'adapter à de nouveaux circuits. Je ne voulais pas être dur dans mes commentaires mais accepter que nous ne sommes pas au niveau de Pecco et Ducati en ce moment, c'est comme ça, ils travaillent mieux que nous.
"J'espère qu'on pourra tirer les enseignements de cette saison pour l'avenir. Ducati et Pecco sont maintenant au sommet du championnat mais ils ont fait un bon travail avec Dovi les dernières années donc ce n'est pas nouveau pour eux. C'est aussi le cas chez Yamaha. Pour nous, c'est nouveau et je pense que l'on peut apprendre et progresser."
Aleix Espargaró
Aprilia a particulièrement souffert sur les circuits qui n'avaient plus été visités de 2019, manquant de repères avec une moto qui a profondément changé en trois saisons : "On a vu que dans les courses où on n'avait pas de données, on souffrait beaucoup. On passe beaucoup de temps à gérer des choses basiques comme la boîte de vitesses et beaucoup d'autres éléments, parce que les données de 2019 sont totalement inutiles pour 2022, les choses ont totalement changé."
"Je pense que ça a été un bon enseignement pour l'avenir. On a perdu beaucoup de points dans les dernières courses mais si on peut en tirer les leçons, changer un peu nos méthodes de travail sur ces nouvelles pistes et qu'on a les données, je pense qu'on sera plus forts la saison prochaine."
Des risques à prendre pour le 300e départ en Championnat du monde
Même s'il commence à dresser le bilan des choses à améliorer chez Aprilia pour décrocher le titre, Aleix Espargaró n'a pas totalement perdu espoir pour la saison 2022. La dynamique étant clairement en faveur de Pecco Bagnaia, il sait néanmoins qu'il va devoir prendre de gros risques pour essayer de combler les 27 points le séparant de l'Italien.
"C'est l'objectif. Le but est d'arrêter Pecco, ce qui sera difficile parce que la forme qu'il a montrée dans les dernières courses, dans la deuxième moitié du championnat en fait, a été incroyable. Je vais faire de mon mieux. J'ai l'impression que ce titre est plus perdu que gagné pour moi donc je peux prendre un peu plus de risques, être un peu plus agressif et j'espère que ça durera jusqu'à Valence."
Ce week-end, Aleix Espargaró va également célébrer son 300e départ en Championnat du monde, une barre uniquement atteinte par Valentino Rossi, Andrea Dovizioso, Loris Capirossi, Thomas Lüthi et Simone Corsi avant lui : "Je suis heureux et fier parce qu'arriver en Championnat du monde de MotoGP est le rêve de tout gamin qui fait de la moto. Mais y rester pour une carrière si longue est encore plus difficile. 300 Grands Prix, c'est incroyable. J'ai vu la statistique la semaine dernière, j'ai vu les cinq noms devant moi et c'est incroyable. Je suis extrêmement heureux et fier et j'espère faire en sorte d'en garder le souvenir."
Partager ou sauvegarder cet article
Abonnez-vous pour accéder aux articles de Motorsport.com avec votre bloqueur de publicité.
De la Formule 1 au MotoGP, nous couvrons les plus grands championnats depuis les circuits parce que nous aimons notre sport, tout comme vous. Afin de continuer à vous faire vivre les sports mécaniques de l'intérieur avec des experts du milieu, notre site Internet affiche de la publicité. Nous souhaitons néanmoins vous donner la possibilité de profiter du site sans publicité et sans tracking, avec votre logiciel adblocker.
Meilleurs commentaires