Passer au contenu principal

Recommandé pour vous

Pourquoi McLaren peine à tirer le meilleur du moteur Mercedes

Formule 1
Pourquoi McLaren peine à tirer le meilleur du moteur Mercedes

Colapinto explique son déclic chez Alpine depuis le Grand Prix de Miami

Formule 1
Colapinto explique son déclic chez Alpine depuis le Grand Prix de Miami

Álex Rins n'a encore "rien de concret" pour 2027

WorldSBK
Álex Rins n'a encore "rien de concret" pour 2027

Hadjar sait où il doit encore progresser face à Verstappen chez Red Bull

Formule 1
Hadjar sait où il doit encore progresser face à Verstappen chez Red Bull

Comment une erreur de procédure a mené à la pénalité de Quartararo

MotoGP
GP de Grande-Bretagne
Comment une erreur de procédure a mené à la pénalité de Quartararo

La FIA lève les sanctions contre les concurrents russes

Formule 1
La FIA lève les sanctions contre les concurrents russes

Marini ravi de sa remontée : "C'est dommage que vous n'ayez pas pu me voir à la télé !"

MotoGP
GP de Grande-Bretagne
Marini ravi de sa remontée : "C'est dommage que vous n'ayez pas pu me voir à la télé !"

Budkowski a discuté avec plus de la moitié des écuries avant de choisir Cadillac

Formule 1
Budkowski a discuté avec plus de la moitié des écuries avant de choisir Cadillac

Pourquoi devenir pilote d'usine comptait tant pour Álex Márquez et Di Giannantonio

Même s'ils ont brillé avec la Ducati satellite, Álex Márquez et Fabio Di Giannantonio n'ont pas vraiment hésité quand ils ont eu la possibilité de rejoindre l'équipe KTM officielle. Une question de prestige, mais pas seulement.

Alex Marquez, Gresini Racing

Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

La saison 2024, entre le titre de Jorge Martín et la renaissance de Marc Márquez, tous deux sur une Ducati satellite, n'a en rien modifié l'ambition de la plupart des pilotes en MotoGP : porter les couleurs d'une équipe d'usine.

Il y a trois ans, on a ainsi vu Luca Marini rompre son contrat avec VR46 pour piloter une Ducati afin de disposer de la Honda officielle, pourtant bien moins performante. Deux nouveaux pilotes vont renoncer à une Ducati satellite pour avoir une moto officielle l'an prochain Álex Márquez et Fabio Di Giannantonio.

Lire aussi :

Actuellement, les deux hommes disposent pourtant d'un contrat d'usine tout en roulant pour Gresini et VR46, mais ils ont été séduits par la proposition de rejoindre l'équipe KTM officielle. Un contrat dans une équipe d'usine offre plus de prestige ainsi qu'un salaire (beaucoup) plus élevé. "Ce n'était pas la priorité", a assuré Álex Márquez au site officiel du MotoGP.

Ce contrat s'accompagne en effet de la garantie d'être placé au cœur du développement, et c'est ce qui l'a séduit. "C'est super excitant", a expliqué le cadet des Márquez ce jeudi au Sachsenring face à la presse écrite, dont les journalistes de Motorsport.com. "Après avoir été vice-champion l'an dernier, je voulais rejoindre une équipe d'usine."

"Quand j'ai commencé à discuter avec KTM, ils étaient vraiment déterminés à m'impliquer dans le projet. Ils m'ont tout montré, cette passion, cette faim dont un pilote a besoin. J'ai pris cette décision."

Álex Márquez représentera l'équipe KTM officielle en 2027.

Álex Márquez représentera l'équipe KTM officielle en 2027.

Photo de: KTM Images

"J'ai signé il y a quelques mois, donc c'est déjà fait", a-t-il ajouté. "Je reste très excité parce que c'est une excellente opportunité et un pas en avant dans ma carrière en MotoGP."

Fabio Di Giannantonio nourrissait exactement la même ambition. "Je pense que c'était la meilleure option pour mon avenir, pour ma carrière", a commenté l'Italien en conférence de presse. "Je vais avoir 28 ans l'an prochain, ça fait cinq ans que je suis en MotoGP, donc je pense que c'était le bon moment pour me lancer dans un nouveau défi, pour essayer de mener une entreprise, une usine."

Mais concrètement, que change un tel contrat pour un pilote ? "Quand on est dans une équipe satellite et qu'on a un contrat d'usine, ça peut être plus ou moins la même chose [mais] ça ne sera jamais comme une équipe d'usine", a détaillé Álex Márquez. "Des pièces arriveront peut-être un peu plus tard, des choses de ce genre. Il y a un soutien mais la plupart des pilotes essaient d'avoir un contrat d'usine."

"Ensuite, on a le soutien direct de l'équipe. C'était l'essentiel. L'an dernier en particulier, entre la première et la troisième course, la moto [d'usine] a totalement changé. C'est pour ça que c'était si important d'être dans une équipe d'usine."

Renoncer à un cadre familier… et familial

Álex Márquez quitte une équipe Gresini dont il est très proche.

Álex Márquez quitte une équipe Gresini dont il est très proche.

Photo de: Gold and Goose Photography / Getty Images

Márquez et Di Giannantonio vont quitter des équipes dans lesquelles ils étaient très installés. En 2023, les deux hommes étaient coéquipiers chez Gresini, une équipe souvent décrite comme une famille. La quitter n'a pas été simple pour Álex Márquez, qui n'a rien caché de ses négociations avec KTM à ses patrons.

"Ce n'était pas facile. À chaque instant, Nadia [Padovani, propriétaire de l'équipe], Michele [Masini, team manager] et Carlo [Merlini, responsable du marketing] étaient informés, dès le premier jour où j'ai parlé avec KTM. J'avais promis à Nadia que si quelqu'un venait, elle serait la première à le savoir."

VR46 a de son côté publié la vidéo du moment où Di Giannantonio a annoncé son départ de l'équipe en fin d'année, ce qu'il a fait en marge du GP de France. Il était en larmes quand il s'exprimait devant eux.

"C'est sûr que ce n'était pas simple", a reconnu Di Giannantonio ce jeudi. "Quand on met en place une sorte de famille, un lien avec des personnes aussi fantastiques, c'est très difficile de renoncer à ces bons moments dans le garage avec eux. Ce n'était pas facile mais j'ai essayé de penser à moi."

Fabio Di Giannantonio a créé des liens forts avec l'équipe VR46.

Fabio Di Giannantonio a créé des liens forts avec l'équipe VR46.

Photo de: Media VR46

L'opportunité de rejoindre une équipe d'usine est si importante qu'un pilote d'un team satellite y renonce rarement. Álex Márquez n'a pas trop hésité, même si la place aux côtés de son frère dans l'équipe Ducati officielle était encore libre au moment où il s'est engagé avec KTM. Il savait que ses chances étaient faibles face à Pedro Acosta.

"Je ne sais pas si ça serait arrivé si j'avais attendu un peu plus, mais ils voulaient déjà recruter Pedro. Je l'accepte, c'est normal. Je pense que Pedro est le futur champion du MotoGP, il est très jeune et j'ai déjà 30 ans. Je suis dans une situation différente de la sienne. Peut-être que si j'avais attendu un peu plus, ça serait arrivé, mais je voulais ça, j'étais vraiment convaincu."

"J'ai la chance de connaître beaucoup de monde au sein du projet KTM, ils ont travaillé pour moi ou avec moi par le passé. J'ai passé quelques appels et j'ai pris ma décision."

Lire aussi :
Article précédent Jorge Martín s'explique sur son choix de quitter Aprilia pour Yamaha
Article suivant Acosta affiche son soutien à Binder : "Je lui donnerais une MotoGP, c'est sûr"

Meilleurs commentaires

Dernières actus