Álex Rins attribue sa chute à de la "malchance"

Álex Rins estime qu'un bon résultat était possible sans sa chute à Jerez, puisqu'il avait un bon rythme une fois reparti. Le pilote Suzuki souffre de l'épaule à cause de son autre chute du week-end, celle de samedi.

Álex Rins attribue sa chute à de la "malchance"

Comme au Portugal deux semaines plus tôt, Álex Rins a vu ses espoirs de bon résultat s'envoler dans une chute au GP d'Espagne. Remonté au septième rang après avoir doublé Maverick Viñales puis Takaaki Nakagami, le pilote Suzuki a perdu le contrôle de sa machine au virage 6, dès le troisième tour de la course.

"C'était de la malchance, disons, parce qu'on sort d'un virage sur la droite, le virage 5, puis on va sur la droite, [on revient] sur la gauche et on tourne au virage 6", a expliqué Rins. "On passe sur une bosse sur laquelle on saute. Je ne sais pas si c'est à cause du réservoir plein ou si j'ai mal géré le freinage, mais j'ai freiné très fort, l'arrière s'est relevé. J'ai freiné moins fort puis freiné à nouveau. Je suis sorti large et j'ai perdu l'avant dans la partie sale."

Rins est immédiatement remonté sur sa machine mais il n'était plus que 22e, à une quarantaine de secondes des leaders. Il n'a pu gagner des places qu'à la faveur de nouvelles chutes, pour Brad Binder et Enea Bastianini. Seulement 20e à l'arrivée, l'Espagnol regrette de ne pas avoir pu profiter de ses bonnes performances : "Si on regarde le rythme, même avec une ailette en moins [sur le côté droit], je pouvais rouler très vite, peut-être un ou deux dixièmes plus vite que les leaders en fin de course."

"C'était dur à gérer sur le côté droit", a-t-il ajouté. "En ligne droite, le wheelie était assez similaire, [mais] dans les virages 9, 10, 11 et 12, ces courbes rapides, je poussais vraiment avec le corps. [...] Je poussais beaucoup sur l'avant pour faire tourner la moto."

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Cette erreur était la deuxième du week-end pour Álex Rins, déjà tombé en EL4, ce qui a réveillé une douleur à son épaule droite, blessée après une lourde chute sur la même piste en 2020. Victime d'une luxation de l'épaule droite et d'une petite fracture de la tête de l'humérus en juillet dernier, il n'avait pas eu besoin d'opération. Rins encore renoncé à une intervention cet hiver, même si les ligaments étaient déchirés, mais de nouveaux examens étaient prévus pour lundi.

"Je me suis fait un peu mal à l'épaule droite, la mauvaise", a-t-il précisé dimanche. "En qualifications, au warm-up et en course, j'avais un peu mal à l'épaule donc il faut vérifier que tout va bien. C'est peut-être un peu de fluide sous l'articulation, il faudra voir si on peut l'enlever."

Suzuki doit progresser en qualifications

Après une perte de contrôle qu'il ne parvenait pas à expliquer à Portimão, Rins se demande désormais si ces deux chutes ne sont pas la conséquence des difficultés de sa moto en qualifications. Estimant qu'il n'est "pas normal de voir toujours les Suzuki en troisième ou quatrième ligne", le #42 est convaincu que des progrès dans l'exercice des qualifications rendraient ses courses beaucoup plus faciles : "Je pense que je peux y arriver, et c'est sûr qu'on abordera les courses différemment. On fera moins d'erreurs. On prend beaucoup de risques en partant de la quatrième ligne."

"On traverse une période difficile mais il faut continuer à pousser", a-t-il ajouté. "Pour Le Mans, l'objectif sera les qualifications. Il faudra bien se qualifier. Il faut partir sur les deux premières lignes. Dans la plupart des courses, on est là, on a les performances, mais ce n'est pas bien de partir de l'arrière."

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Pour rendre ces progrès possibles, Rins ne compte pas que sur sa machine, reconnaissant que la solution se trouve aussi dans son pilotage : "Peut-être que pour faire un chrono en qualifications, c'est 60% le pilote et 40% la moto. C'est comme ça pour moi. Il faut y consacrer plus d'énergie, attaquer plus en qualifications. Il faut donner toute l'énergie pour essayer de gérer les pneus et voir ce qu'on peut faire. On l'a fait l'an dernier. Je crois qu'on a décroché deux premières lignes. Il faut essayer."

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