Andrea Iannone "désorienté" par sa suspension du jour au lendemain

Privé de la vie qu'il avait toujours connue, Andrea Iannone tente de se montrer philosophe alors qu'il lui reste encore deux ans de suspension à vivre. Il ne cesse toutefois de clamer son innocence.

Andrea Iannone

Voilà deux ans qu'Andrea Iannone est contraint à une vie bien différente de celle qu'il connaissait jusqu'alors. Certes, il reste sous le feu des projecteurs en Italie, mais il se tient éloigné des courses et on ne l'a revu que rarement dans le paddock MotoGP pour une visite de courtoisie qui masque mal sa frustration.

Contrôlé positif à une substance interdite en marge du Grand Prix de Malaisie 2019, l'ancien pilote Ducati, Suzuki et Aprilia a beau clamer son innocence depuis le premier jour, son cas a été jugé durement, un appel remporté par l'Agence mondiale antidopage ayant porté sa suspension à quatre ans. Dans une interview accordée ces derniers jours à l'émission italienne Verissimo, Iannone explique qu'il avait compris avant le verdict qu'il allait recevoir cette sanction et que c'est avec le temps qu'il a commencé à accepter son sort.

"J'ai compris avec le temps", explique le pilote de 32 ans. "Avant même la sentence, j'avais compris que c'était fait et ça n'a pas été agréable. Quand on comprend les choses avant même qu'elles se produisent, ça n'est jamais agréable parce qu'on se demande comment il est possible de savoir déjà comment ça va se terminer alors que la sentence n'est pas encore tombée."

"Je pense que ça a été très compliqué, je me suis senti très mal et j'ai souffert, inévitablement. C'est très difficile à raconter, mais je suis quelqu'un qui réagit assez vite et qui cherche la motivation tous les jours, dans tout. Donc, au final, étant donné que ce qui s'est passé était tellement inexplicable, j'ai commencé à penser que peut-être quelque chose de pire, de plus grave aurait pu arriver. Alors ça devait être comme ça. J'ai donc commencé à le prendre avec philosophie, à l'accepter. J'ai aussi commencé à regarder un peu ce que la vie avait à m'offrir et aujourd'hui je suis là."

"Je pense que j'ai perdu ma vie, évidemment", souligne Andrea Iannone, qui a commencé la moto à trois ans et avait rejoint les Grands Prix à 15 ans. "Je me levais le matin pour m'entraîner, je faisais de la moto. C'est la vie que j'ai eue depuis l'enfance et jusqu'à il y a deux ans. Quand on en est privé, on se sent un peu désorienté et on se demande ce qui s'est passé, du jour au lendemain. Ça a été une grande leçon de vie, qu'on ne peut pas expliquer."

"Je terminerai d'observer ma disqualification fin 2023, mais je n'ai jamais cessé de m'entraîner, dès que je le peux je fais de la moto. C'est un peu compliqué parce que je n'ai pas de licence, donc je dois trouver les bons jours pour m'entraîner avec mon permis de route et non la licence de pilote, car je ne l'ai plus. Je ne la récupérerai que dans deux ans, alors quand il y a des séances où il est possible de rouler avec le permis, j'y vais toujours."

S'il prend son mal en patience en attendant la fin de sa suspension, en décembre 2023, Andrea Iannone ne cesse de marteler que la présence de drostanolone dans ses urines était due à la consommation d'une viande contaminée. "Pendant 16 ans, j'ai effectué toutes sortes de tests, même en dehors des courses, et j'ai toujours été testé négatif pour n'importe quelle substance. Ce dont je suis le plus fier, c'est que j'ai proposé de faire le test capillaire de moi-même, sans qu'on me le demande, et il est bien sûr revenu négatif pour n'importe quelle substance."

Avec Lorenza Dadderio

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