Iannone en proie à du patinage à l'accélération

Le pilote italien ne parvient pas à tirer la quintessence de sa Suzuki depuis le début de la saison, alors qu'il se trouve en difficulté à la fois dans les phases de freinage mais aussi à la remise des gaz.

Andrea Iannone veut que Suzuki trouve une solution à son problème de patinage au niveau de la roue arrière, qui selon lui empêche la GSX-RR de progresser.

Iannone a quitté Ducati pour rejoindre Suzuki en 2017, mais le constructeur japonais a rencontré des difficultés pour rejoindre les sommets atteints par Maverick Viñales l'an passé.

L'Italien évolue à l'heure actuelle à la 15e place du championnat après cinq manches, et part en moyenne après les qualifications depuis la neuvième place. Le pilote Suzuki a par ailleurs chuté à deux reprises en course, au Qatar ainsi qu'à Jerez.

La dégringolade pour Suzuki

Sur le circuit où Viñales a décroché le premier podium depuis le retour de Suzuki en MotoGP, 12 mois plus tôt – 14"177 derrière le vainqueur Jorge Lorenzo –, Iannone a cette année franchi la ligne à une lointaine dixième place, à 48"332 de Viñales, le vainqueur de l'épreuve sur Yamaha.

Iannone a expliqué qu'alors que la Suzuki est performante en milieu de virage, celle-ci perd du terrain lorsque l'Italien tente de remettre les gaz. "La Suzuki a un très bon grip sur les flancs ; avec de l'inclinaison, j'ai un très bon grip", a-t-il déclaré. "Mais sur le sec, lorsque je relève la moto, j'ai trop de patinage. Je ne peux pas utiliser la puissance, j'ai du wheelie, tout est un peu plus difficile. Mais elle [la moto] a d'autres points forts. J'ai beaucoup de vitesse dans les virages, j'ai une très bonne agilité. Étape par étape, nous essayons de progresser dans tous les domaines pour améliorer notre potentiel." 

Suzuki a rencontré des difficultés à l'accélération aussi bien dans des conditions chaudes qu'humides cette année. Iannone a la sensation que les problèmes actuels de sa machine sont un mix entre les conditions et l'électronique. "Ce n'est pas possible de se concentrer seulement sur un point", poursuit-il. "Nous avons une idée claire pour le futur, et Suzuki commence à travailler pour se remettre de ce problème. Je leur ai demandé d'essayer de retrouver plus de grip ainsi que [de travailler sur] d'autres points, et Suzuki est très réactif et travaille, donc je suis content de cela."

Selon Iannone, Suzuki a aussi du travail à faire pour stopper la moto, ce qui, combiné avec le déficit d'accélération, a rendu les manœuvres de dépassement difficiles. "C'est très difficile de réduire la vitesse au point de freinage", a-t-il déclaré. "Sur l'avant, pour moi, c'est très difficile de freiner dès le début, et aussi lorsque j'arrive en virage [avec la moto inclinée]. En entrée, la moto ne ralentit pas, j'arrive toujours à haute vitesse, et j'espère que nous allons nous améliorer [dans ce domaine] dans le futur. Lors des points de freinage, je ne suis pas suffisamment fort, mais je perds aussi lorsque je relève la moto, en particulier lors de la première partie de la course. Pour cette raison, il est très difficile pour nous de doubler."

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