Silvestone, un pétard mouillé pour Baz après l'annulation de la course

Le Français espérait sans doute tout autre chose qu'une annulation de la course dimanche dernier, lui qui faisait son retour dans la catégorie reine en remplacement d'Espargaró chez KTM.

Silvestone, un pétard mouillé pour Baz après l'annulation de la course
Loris Baz, Red Bull KTM Factory Racing
Loris Baz, Red Bull KTM Factory Racing
Loris Baz, Red Bull KTM Factory Racing
Loris Baz, Red Bull KTM Factory Racing
Loris Baz, Red Bull KTM Factory Racing
Loris Baz, Red Bull KTM Factory Racing
Loris Baz, Red Bull KTM Factory Racing
Loris Baz, Red Bull KTM Factory Racing
Loris Baz, Red Bull KTM Factory Racing
Loris Baz, Red Bull KTM Factory Racing

Facile d'imaginer la frustration de Loris Baz dimanche lorsque, après près de cinq heures d'attente, la décision d'annuler le Grand Prix de Grande-Bretagne a été rendue publique. Un triste épilogue pour le Français, qui comptait bien se battre pour empocher quelques points, un objectif qui était peu à peu devenu réaliste au vu de sa courbe de progression au cours du week-end.

Plus de neuf mois après sa dernière course en MotoGP, en novembre dernier à Valence, le Haut-Savoyard avait donné des gages de compétitivité dans le Northamptonshire, en prenant successivement le dessus sur Xavier Siméon puis Karel Abraham, avant de boucler la Q1 à une remarquable huitième place.

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Milieu hostile pour des retrouvailles

Le numéro 76 aurait même pu mieux faire encore, si une chute en EL4 n'avait pas transformé sa séance de qualifications en course contre la montre, un contexte particulièrement inopportun au moment de découvrir une toute nouvelle machine, en l'occurrence la RC16.

D'autant plus que Baz venait d'être sorti de la longue pause estivale observée actuellement par le Superbike. "Je me doutais qu’il allait me falloir du temps", indiquait-il ainsi au soir de la première journée. "J’ai dû retrouver certains automatismes que j’ai perdus en rejoignant le World Superbike. Ça faisait également plus d’un mois que je n’avais pas roulé au guidon d’une moto de course. J’ai beaucoup roulé durant la première séance pour retrouver mon feeling."

Qualifié en 18e position sur la grille sur un circuit qui lui a bien réussi par le passé et où il a décroché ses deux victoires en Superbike, en 2012 et 2013, il y avait en effet un bon coup à jouer pour le Français. Surtout dans des conditions détrempées où il a l'habitude d'évoluer comme un poisson dans l'eau.

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"Je suis déçu de ne pas avoir pu disputer cette course", a-t-il ainsi déclaré. "Sur la grille, j’étais persuadé que le départ allait être donné. Je pense que nous aurions pu reprendre la piste en milieu d’après-midi sans difficulté."

Visiblement à l'aise peu importe les conditions sur la KTM, Baz voulait en effet bien faire à Silverstone, mais n'aura finalement pas eu l'occasion de prouver, en course en tout cas, qu'il n'a rien perdu de sa pointe de vitesse.

"Je me sentais à l’aise sur le sec comme sur le mouillé et cette course m’aurait permis de rouler davantage au guidon de cette machine", reprend-il. "Nous étions quelques-uns à vouloir courir, mais ça ne s’est pas concrétisé, c’est dommage. Je reste malgré tout très heureux de mon week-end au sein de l’équipe. Je tiens à remercier le team Red Bull KTM Factory Racing de m’avoir offert cette opportunité."

Le Français va à présent se concentrer sur la reprise du Superbike, qui reprendra ses droits mi-septembre à Portimão, pour la dixième épreuve du championnat des motos dérivées de la série.

Du côté de KTM en revanche, on est pour l'heure encore dans l'incertitude concernant le retour à la compétition de Pol Espargaró, toujours souffrant d'une clavicule, en vue du Grand Prix de Saint-Marin, qui se tiendra la semaine prochaine sur le circuit de Misano.

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