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Aprilia a subi le revers qu'elle craignait à Sepang

Après de grosses performances en Indonésie et en Australie, le déplacement de Sepang était attendu pour voir si Aprilia confirmait sa capacité à se battre contre Ducati. Les troupes de Massimo Rivola ont toutefois marqué le pas.

Marco Bezzecchi, Aprilia Racing

Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

Galvanisé par la performance de ses troupes lors des derniers Grands Prix, Massimo Rivola attendait beaucoup de Sepang, circuit qui avait par le passé fait souffrir la RS-GP. "J'ai vraiment hâte de voir les prochaines courses, et Sepang en particulier par rapport à la moto", pointait le PDG d'Aprilia Racing après un GP d'Australie marqué par la première victoire de Raúl Fernández et la remontée très convaincante de Marco Bezzecchi, qui avait été ralenti par une pénalité.

"Je suis très curieux de voir notre moto à Sepang, qui est une piste assez complète. C'est une piste sur laquelle nous n'avons jamais tellement performé, donc si nous sommes performants à Sepang ça voudra dire que la croissance est réelle. Je ne peux pas dire que nous sommes super rapides parce que nous avons fait deux bons week-ends", soulignait encore le grand patron, que l'on sent de plus en plus affamé à mesure que ses motos grimpent dans la hiérarchie.

Or, le constat aura été amer en Malaisie. Aprilia a été la seule marque à manquer la Q2, et ce de façon très nette, avant d'être également le dernier constructeur classé en course. "Ça a été un week-end difficile", reconnaît Massimo Rivola. "Nous savions que nous allions sur une piste qui ne nous convient pas particulièrement. Malheureusement, comme cela s'est déjà produit cette saison avec la RS-GP25, qui est bien plus compétitive que les modèles précédents, la performance est arrivée un peu trop tard, et le fait d'avoir manqué l'accès direct à la Q2 nous a fait partir du mauvais pied."

Marco Bezzecchi (Aprilia Racing)

Marco Bezzecchi (Aprilia Racing)

Photo de: Shameem Fahath / Motorsport Network

Au désavantage de devoir remonter dans la hiérarchie en partant loin s'est ajouté un mauvais choix de pneu pour le leader du groupe, Marco Bezzecchi, dimanche. Bien que déçu de ses résultats en Malaisie, sa 11e place dimanche étant son plus faible résultat depuis le printemps, l'Italien parvient néanmoins à relativiser plus que son patron, conscient qu'il y a tout de même eu du chemin parcouru depuis le début de l'année.

"On savait en venant ici que ça allait être un peu plus difficile qu'à Phillip Island", admet-il. "En ayant fait le test ici en février, on savait que la moto fonctionnait, disons, différemment. Et je me suis senti beaucoup, beaucoup mieux qu'au test, donc je suis assez satisfait. Par contre, il est certain qu'il nous reste encore du travail."

Une expérience difficile qui s'intègre dans le processus global

De plus en plus polyvalente, la RS-GP n'est plus cette machine bouillante qui met ses pilotes en extrême difficulté dans les pays chauds. Elle conserve pourtant quelques faiblesses qui l'ont empêché de maintenir son niveau de performance à Sepang, sur une piste dont le niveau d'adhérence a surpris. Son recul dans la hiérarchie a rappelé aux troupes de Noale que les efforts à fournir pour combler la dernière partie du retard sur le mastodonte Ducati sont certainement les plus complexes.

"On progresse beaucoup, on s'est déjà beaucoup améliorés", veut retenir Bezzecchi, qui juge aussi que ce week-end, certes plus compliqué, a permis d'extraire des enseignements utiles pour la suite. "Je pense que le comportement de la moto et le week-end en général ont été super bons pour nous, parce qu'on a découvert beaucoup de choses sur lesquelles on peut travailler, et on a déjà beaucoup d'idées. Donc, au final, certes, le résultat n'est pas le meilleur, mais ça fait partie du processus et on va continuer à travailler comme toujours pour essayer de s'améliorer."

Un processus dans lequel une expérience de la sorte permet aussi de fédérer une équipe, et Marco Bezzecchi n'occulte pas cet aspect : "L'équipe a été formidable car malgré les difficultés, elle s'est impliquée et cette attitude est ce qui me plaît le plus. J'essaye de faire pareil et j'ai ramené ce que j'ai pu à la maison."

Les deux équipes d'Aprilia ont réussi à s'illustrer pendant la tournée outre-mer.

Les deux équipes d'Aprilia ont réussi à s'illustrer pendant la tournée outre-mer.

Photo de : Aprilia Racing

Dans la continuité des très solides performances produites depuis cet été, la tournée outre-mer a en tout cas fait d'Aprilia une prétendante permanente aux meilleurs résultats. Marco Bezzecchi s'est particulièrement distingué mais Raúl Fernández s'est montré capable de gagner en Australie lorsque l'Italien était retardé a renforcé le bilan global de Noale, et Ai Ogura n'est "pas aussi loin qu'il peut sembler", selon Massimo Rivola.

Cela ouvre de nouvelles perspectives pour la suite, et dans l'immédiat, la marque a augmenté son avance sur KTM au championnat constructeurs et Bezzecchi s'est affirmé comme un sérieux prétendant à la troisième place du classement général pilotes.

"Je suis content parce qu'on s'est battus, on a progressé et, malgré les difficultés, on a réussi à toujours faire le maximum", retient Bezzecchi lorsqu'il lui est demandé ce qu'il retient de cette tournée outre-mer. "Ça a donc été quatre courses outre-mer positives pour nous. Et puis, indépendamment du travail, on s'est aussi beaucoup amusés ! Un bon groupe est en train de se créer, je me sens vraiment bien avec tout le monde alors je les remercie. Mais il reste deux courses, très importantes, alors maintenant il faut rentrer à la maison, se retrousser les manches et essayer de revenir devant."

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