L'ancien chef mécanicien de Pedrosa au soutien de Nakagami en 2018
Après avoir récemment collaboré avec Dani Pedrosa et Jack Miller, Ramón Aurin va épauler le rookie Takaaki Nakagami pour ses débuts en MotoGP au sein du team LCR l'an prochain.
Il n'y a pas que chez les pilotes que le mercato bat son plein. Chez les mécaniciens également, la valse des transferts suit son cours, comme c'est le cas de Ramón Aurin, 52 ans et mécanicien en chef de Jack Miller chez Marc VDS cette saison.
Aurin est rattaché de longue date à Honda, et a officié jusqu'en fin de saison dernière au sein de l'équipe d'usine de la marque à l'aile dorée, en travaillant aux côtés de Dani Pedrosa – un poste auquel Giacomo Guidotti lui a succédé en 2017.
Mais le passage de Miller chez Pramac l'an prochain, structure qui utilise des Ducati, signifie qu'Aurin va être réaffecté au sein du team LCR pour épauler le nouvel arrivant Takaaki Nakagami.
Aurin, qui a par le passé fourni ses services également à Andrea Dovizioso et Nicky Hayden, va donc s'attacher à faciliter l'arrivée de l'actuel pilote de Moto2 japonais, deux fois vainqueur dans la catégorie intermédiaire (à Assen en 2016 puis à Silverstone cette année) et qui occupe actuellement la septième place du championnat.
Nakagami fera en effet ses grands débuts en MotoGP l'an prochain aux côtés de Cal Crutchlow, après avoir été confirmé au sein de l'équipe LCR au mois d'août, et sera ainsi le premier pilote nippon à évoluer dans la catégorie à temps plein depuis Hiroshi Aoyama en 2014.
Celui qui aura 26 ans l'an prochain devrait ainsi piloter une Honda de 2017, même si l'information doit encore être confirmée par le constructeur japonais. "HRC va décider quelle moto [2017 ou 2018] je vais utiliser", a déclaré Nakagami. "Mais cela m'importe peu, car je n'ai pas d'expérience sur une machine de MotoGP."
Un premier aperçu de la Honda en décembre dernier
"Peut-être que je ne peux pas percevoir [la différence entre] une moto de 2017 et une de 2018", a ajouté le natif de Chiba. Nakagami a pu avoir un premier aperçu de la RC213V en décembre dernier, lors d'un test privé de trois jours sur le circuit de Jerez, et avait expliqué que l'expérience lui donnait de bons espoirs de s'adapter à un prototype de MotoGP, plutôt qu'une machine de Moto2.
"Ce fut incroyable", se souvient-il. "Cela a été les trois meilleurs jours pour moi. J'ai toujours voulu piloter une machine de MotoGP, et ces trois jours-là, je l'ai fait. Ce furent des sensations fantastiques. Une incroyable vitesse, un niveau d'adhérence fourni par les pneus incroyable, tout comme l'électronique. La vitesse était impressionnante."
Nakagami, qui rejoindra les rangs de LCR lors des essais post-course de Valence ce mois-ci, a ajouté que l'adaptation à l'électronique serait le défi le plus difficile à relever lors de son passage dans la catégorie reine.
"Je n'ai jamais ressenti l'électronique sur la moto, hormis lors des 8 Heures de Suzuka [qu'il a remportées en 2010, ndlr], où j'ai pu me faire une idée de ce que l'électronique fait", explique-t-il. "La moto des 8 Heures de Suzuka était très compétitive, et j'ai eu de bonnes sensations. Mais cette moto et celle du MotoGP sont complètement différentes. Je ne peux pas en dire plus pour le moment. Peut-être que lorsque je vais tester à Valence, mes sensations vont être totalement différentes."
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