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Bagnaia pense qu'il aurait joué la victoire sans son mauvais départ

Pecco Bagnaia est convaincu d'avoir la capacité de se mesurer aux pilotes Aprilia à Assen. Il estime que son erreur au départ du sprint l'a privé de la lutte pour la victoire.

Les Aprilia sont-elles imbattables au GP des Pays-Bas ? Malgré le quadruplé de la marque en qualification et son doublé lors du sprint, Pecco Bagnaia n'en est pas convaincu. L'Italien croit en ses chances pour la course, et estime qu'il en aurait déjà eu une lors du sprint sans un mauvais envol.

Bagnaia était le premier pilote derrière les Aprilia sur la grille mais il n'a pas pu se mesurer à elles. "Oui, mais juste parce que je suis mal parti", a affirmé Bagnaia face à la presse internationale, dont Motorsport.com. "Sinon j'étais là, à me battre avec eux, absolument."

Bagnaia a failli s'élancer trop tôt. Il a tenté de contrôler sa moto mais elle a cabré, et il a reconnu qu'il s'agissait d'une erreur de sa part, et pas une conséquence de la suppression du holeshot device à l'avant, même si plusieurs pilotes ont vu leur roue avant se soulever.

"Sincèrement, c'était de ma faute. J'ai été trop [gourmand] et j'étais proche d'une pénalité pour départ volé. J'ai relâché l'embrayage alors que le feu rouge était encore allumé. J'ai dû arrêter et quand je l'ai relâché, c'était un peu plus agressif. C'était de ma faute. À cause de ça, j'ai passé trop de tours derrière Marc."

 

Fabio Di Giannantonio et Marc Márquez ont en effet pris l'avantage sur Bagnaia et ce dernier a longtemps buté sur son coéquipier. Ses premières tentatives de dépassement ont été infructueuses et il n'a pris l'avantage qu'au septième des 13 tours au programme.

"Dès que j'ai pu le doubler, j'ai creusé l'écart et je suis revenu sur Martín", a souligné Bagnaia, resté sixième jusqu'au drapeau à damier… avant de perdre une position pour avoir dépassé les limites de la piste à la dernière chicane dans le dernier tour. L'Italien estime qu'il cherchait surtout à éviter Martín, et il doute d'avoir réellement roulé sur la partie verte.

"Je revenais tout le temps sur lui, je le percutais ! Il sortait très mal de la dernière chicane. J'ai essayé de passer à l'intérieur mais il a fermé la trajectoire et j'allais le percuter. J'ai dû passer sur le vert. Sincèrement, je voulais revoir les images parce que je pense qu'il y avait plus de la moitié du pneu sur le vibreur. Donc cette pénalité est un peu à la limite. Mais c'est comme ça."

 

"Peut-être que le capteur est trop proche du vibreur et qu'il n'y a aucune marge d'erreur. Je veux demander à [Simon] Crafar [président du collège des commissaires], peut-être pour avoir une idée plus claire de la zone verte. J'étais là parce que je me rapprochais de lui. C'était une manœuvre de sécurité et je n'ai pas totalement touché le vert. Il faut peut-être reconsidérer un peu ça, quand c'est une question de sécurité."

Je pense qu'il y a le potentiel pour se battre pour la victoire.

Reste que Pecco Bagnaia est très confiant concernant son rythme et qu'il est convaincu que sans les péripéties de son sprint, il aurait pu se confronter aux premiers : "Je pense que le potentiel était très gros, plus que ça. J'aurais pu me battre avec Raúl [Fernández] et [Ai] Ogura aujourd'hui."

"Mais c'était impossible avec son départ. On va travailler pour [la course]. Il faudra un peu remédier aux vibrations sur le côté gauche. Sinon, je pense qu'il y a le potentiel pour se battre pour la victoire."

Pecco Bagnaia affiche son ambition à Assen.

Pecco Bagnaia affiche son ambition à Assen.

Photo de: Gold and Goose Photography / Getty Images

Alors que certains pilotes envisagent d'utiliser le pneu tendre pour la course, Bagnaia devrait bien avoir le medium ce dimanche. Mais il a souffert de "trop de vibrations" dans plusieurs courbes rapides sur la gauche lors du sprint, sans comprendre pourquoi.

"Aux virages 7 et 15 j'avais des vibrations infernales et je n'arrivais pas à rester proche de Martín. Mais je sais que Marc avait le même souci."

"C'est difficile à comprendre parce qu'on n'avait jamais eu ça ici. Ce n'était pas le cas [vendredi], ce n'était pas le cas [samedi] matin. C'est juste apparu [pour le sprint] et il faut comprendre pourquoi."

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