Bagnaia : Pramac, "une équipe qui m'a vraiment voulu"

L'Italien a été officialisé en MotoGP pour les saison 2019 et 2020, concluant plusieurs mois de discussions avec Ducati et Pramac.

Bagnaia : Pramac, "une équipe qui m'a vraiment voulu"
Francesco Bagnaia
Andrea Migno, Francesco Bagnaia, Sam Lowes, Aprilia Racing Team Gresini, et Danilo Petrucci, Pramac Racing devant la Cathédrale Santa Maria del Fiore à Florence
Francesco Bagnaia, Aspar MotoGP Team
Francesco Bagnaia, Aspar MotoGP Team
Francesco Bagnaia, Sky Racing Team VR46
Francesco Bagnaia, Sky Racing Team VR46
Francesco Bagnaia, Sky Racing Team VR46
Francesco Bagnaia, Sky Racing Team VR46
Francesco Bagnaia, Sky Racing Team VR46
Francesco Bagnaia, Sky Racing Team VR46
Francesco Bagnaia, Sky Racing Team VR46
Francesco Bagnaia, Sky Racing Team VR46, Luca Marini, Sky Racing Team VR46

Francesco Bagnaia, dit Pecco, 21 ans, a d'ores et déjà l'assurance de faire ses débuts en MotoGP la saison prochaine, ayant signé un contrat de deux ans avec Pramac Racing. C'est donc non seulement auréolé du statut de prétendant au titre qu'il disputera la saison à venir en Moto2, sa deuxième dans la catégorie, mais aussi libéré de toute pression.

"Depuis que je suis enfant, je me dis que j'aimerais arriver en MotoGP avec Ducati. C'est dingue d'y être arrivé, j'y crois à peine. C'est incroyable, je suis vraiment très heureux", commentait-il à chaud mercredi sur les ondes de Sky Italia, la chaîne qui soutient son équipe actuelle.

Et Bagnaia en a dit un peu sur les coulisses de cet accord. Alors que les spéculations qui ont circulé cet hiver ont toujours été tempérées par le pilote comme par Ducati, il s'avère que le contact était bel et bien établi de longue date… "C'est une équipe qui m'a vraiment voulu, parce qu'on parle de ce passage en MotoGP depuis fin 2016 et on a enfin réussi à tout conclure", indique-t-il.

"En réalité, l'offre est arrivée fin octobre", fait-il savoir, "et d'instinct j'aurais tout de suite signé fin octobre, sans même y réfléchir. Heureusement, VR46, qui me suit à 100% sur tout, m'a vraiment aidé à comprendre comment fonctionne le MotoGP, une catégorie complètement différente du Moto2 et du Moto3, et au final nous avons décidé de franchir le pas et de signer."

Pecco Bagnaia est en effet un membre de la première heure de l'Academy de pilotes chapeautée par Valentino Rossi, une structure qui encadre ses jeunes poulains sur tous les aspects de leur métier. "Nous sommes suivis intégralement, des entraînements aux contrats, on n'a jamais à prendre une décision complètement seuls. La décision finale, c'est nous qui la prenons mais VR46 nous guide et nous fait comprendre quelles sont toutes les possibilités, ils se rendent compte si les choses vont mal. Nous sommes vraiment bien suivis et c'est ce dont un pilote peu expérimenté a besoin. Ils ne nous imposent rien, ils nous aident vraiment à grandir", explique Bagnaia.

L'étape contractuelle franchie, Pecco Bagnaia a désormais plusieurs mois devant lui avant d'endosser son nouveau rôle au sein du team Pramac. Il sera le deuxième membre de l'Academy à franchir ce pas, accédant à la catégorie reine après six ans passés en Championnat du monde. Une étape majeure dans sa jeune carrière, qui lui imposera d'adopter de nouvelles habitudes.

"Je me sens parfaitement bien dans mon team actuel", explique-t-il au sujet de l'équipe Sky Racing Team VR46 avec laquelle il a intégré l'an dernier le Moto2. "Je me le suis presque fait sur mesure, on a réussi à créer un lien très fort, fondamental pour moi, et il va falloir tout recommencer en MotoGP. C'est un travail complétement différent et il faudra être prêt mentalement pour le réaliser. Heureusement, j'ai des gens autour de moi qui m'y aident."

Déjà un test en 2016

Rappelons que Pecco Bagnaia possède une petite expérience au guidon d'une MotoGP, puisqu'il avait bouclé quelques tours avec la moto du team Aspar – une Ducati, déjà ! – lors des essais de Valence, fin 2016. C'était alors la récompense d'un pari gagné avec l'équipe espagnole, qui l'alignait à l'époque en Moto3.

"Ce test avait été un cadeau, parce que j'avais gagné deux courses en 2016 et c'était un pari avec Jorge Aspar", raconte-t-il auprès du site officiel du MotoGP. Pour autant, il a conscience qu'en dépit de cette courte expérience, il repartira quasiment de zéro. "C'était juste sympa, en bouclant sept tours on ne comprend rien. Il s'agissait juste de prendre des sensations avec la moto et c'était très sympa."

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