Stratégie réussie pour un Bastianini irrésistible à Austin

Enea Bastianini repasse en tête du championnat grâce à une stratégie rondement menée qui l'a vu remporter le Grand Prix des Amériques, sa deuxième victoire de la saison.

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Enea Bastianini a remis ça ! Passé maître dans la gestion des courses et de derniers tours irrésistibles, le pilote italien est allé chercher une deuxième victoire en prenant les commandes à cinq tours de l'arrivée, dimanche à Austin, alors que Jack Miller avait mené la danse depuis l'extinction des feux.

Bastianini, lui, a d'abord gagné deux places au départ, pour longuement s'installer derrière Jorge Martín, première menace tangible du leader Miller. Aux aguets, il a parfaitement géré son effort pour finir par fondre sur ses proies, d'abord le pilote Pramac lorsqu'il a vu son rythme s'effondrer dans la seconde moitié de la course, puis sur Miller, incapable de résister à la fusée Bastianini et à son rythme d'une demi-seconde plus rapide dans les derniers tours.

"Ma stratégie aujourd'hui était d'économiser mes pneus et aussi mon corps, parce que le premier secteur en particulier était critique. En partant de la deuxième ligne, ça a été plus facile pour moi que ça ne l'avait été au Qatar", explique Enea Bastianini, qui s'était imposé à Losail en ouverture du championnat le mois dernier et devient le premier cette saison à compter deux succès.

"Cette course a été très dure. Dans la première partie, Miller a imprimé un rythme très rapide, mais à la mi-course, quand j'ai vu Rins qui était très proche de moi et qui a essayé de me dépasser plein de fois, je me suis dit que c'était le moment d'attaquer et de passer devant, d'autant que je pense que la température de mon pneu avant était trop élevée. À la fin, j'ai poussé comme un dingue et j'ai gagné !"

"Remporter cette course, c'est génial pour moi et particulièrement au Texas, qui est un des états que je préfère. Incroyable !" se réjouit le pilote italien, qui efface ainsi le mauvais souvenir d'un Grand Prix d'Argentine particulièrement compliqué pour lui et son équipe. S'imposer à Austin, dans ce qui était jusqu'à présent l'antre de Marc Márquez, c'est acquérir un peu plus encore les galons de top pilote en MotoGP, avec à son tableau de chasse une deuxième victoire qui compte déjà dans son cœur.

"Ces deux courses sont importantes pour moi, car elles valent chacune 25 points", observe celui qui repasse en tête du championnat. "La première fois, c'est la plus spéciale. J'avais dédié cette course à Fausto [Gresini] et c'était aussi la première de l'équipe. Celle-ci est meilleure pour moi, parce qu'on sait maintenant qu'on est réguliers et à chaque course on est aux avant-postes. Ça n'a pas été le cas en Argentine mais c'était un week-end très étrange pour nous."

"Le Qatar convient très bien à Ducati parce qu'il y a beaucoup de lignes droites et notre moto a une grosse puissance, mais ici aussi ma moto était très rapide, y compris par rapport aux autres Ducati", observe le pilote Gresini, qui pilote une moto de spécification 2021. "On verra si on arrive à rééditer ce résultat à l'avenir mais pour le moment je suis content de le décrocher. Sur les courses européennes, je pense que les écarts seront à nouveau plus resserrés."

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