Le MotoGP a "besoin" des chaînes payantes pour financer les équipes

Carmelo Ezpeleta estime qu'il n'est plus possible de diffuser le MotoGP sur des médias accessibles gratuitement, le championnat ayant besoin des sommes plus importantes versées par les chaînes à péage pour contribuer au financement des teams indépendants et assurer l'équilibre du plateau.

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Comme la majorité des compétitions majeures, le MotoGP a délaissé les chaînes en clair pour des canaux payants ces dernières années et en Europe, il n'y a plus qu'en Belgique, en Suisse et en Allemagne qu'il est possible de suivre l'intégralité du championnat sans souscrire à un abonnement. En France, les dernières saisons de l'ère 500cc ont été diffusées sur M6 mais depuis deux décennies, la catégorie reine est présente sur des chaînes à péage.

Canal+ dispose des droits du MotoGP jusqu'à la saison 2029, après avoir pris la succession d'Eurosport en 2019. Faisant partie des événements sportifs d'importance majeure et donc protégés par une retransmission en clair, le Grand Prix de France est régulièrement diffusé sur C8, propriété de Canal, tandis que France 3 assurait ce rôle par le passé, mais le MotoGP n'a pas l'intention de renouer avec des médias accessibles à tous pour diffuser l'intégralité de la saison.

Carmelo Ezpeleta assume la présence du Championnat du monde sur des diffuseurs comme Canal+ et y voit même une nécessité pour assurer le financement des équipes, surtout les indépendantes, qui reposent en grande partie sur la Dorna.

"Je serais ravi que [le MotoGP] soit de retour sur des chaînes gratuites, que l'on me donne l'argent que je dépense pour le championnat et vous le reverrez immédiatement sur des chaînes en clair", a déclaré le promoteur du MotoGP au site espagnol Motociclismo. "Pour l'équilibre financier du championnat – dans les trois catégories mais surtout en MotoGP, où le principal partenaire financier des privés est le championnat – nous avons besoin des chaînes payantes. C'est tout."

"Tant que des chaînes payantes, qui sont des entreprises, continuent à passer des accords avec nous, cela signifie que le sujet est intéressant pour elles, sinon elles ne le feraient pas. Et le modèle de la télévision gratuite, naturellement je l'apprécie pour que tout le monde puisse voir [les courses] mais il n'est pas possible."

Carmelo Ezpeleta, PDG de Dorna Sports

Carmelo Ezpeleta

Ezpeleta estime que le modèle économique des chaînes accessibles gratuitement, basé sur la publicité, n'est pas adapté au MotoGP puisque cela implique de placer plusieurs coupures dans une course de 45 minutes. Citant l'exemple du marché espagnol, le dirigeant souligne que la Dorna a engrangé "beaucoup plus d'argent" en passant sur des canaux payants, pas par avidité mais pour en reverser une grande partie aux équipes et assurer ainsi l'équilibre du plateau.

"Les sommes que paient les diffuseurs sont essentielles pour ce que nous faisons avec les équipes, et c'est fondamental pour avoir un championnat tel que celui que nous avons. [...] La première chose est d'avoir des courses intéressantes, et après on peut ajouter les sauces que l'on veut. Pour avoir ces courses intéressantes, le soutien économique que nous leur apportons est capital, et pour avoir ce soutien, il est nécessaire d'avoir des chaînes payantes, comme pour toutes les compétitions majeures."

"Les championnats moins importants aimeraient être sur des chaînes spécialisées. Que trouve-t-on sur des chaines spécialisées, qui sont payantes ? Du football, de la F1, nous, une partie du basket-ball, et maintenant du tennis."

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