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MotoGP GP de Malaisie

"Ni formidable, ni nul" : bilan mitigé pour Bezzecchi en Malaisie

Le Grand Prix de Malaisie a vu Marco Bezzecchi sortir de la course au titre, après deux courses mitigées lors desquelles il a souffert d'un manque relatif de compétitivité.

Marco Bezzecchi, VR46 Racing Team

Marco Bezzecchi est officiellement et mathématiquement sorti de la lutte pour le titre MotoGP dimanche, après le GP de Malaisie. Alors qu'il fêtait ses 25 ans, le pilote italien a bouclé à Sepang un week-end mitigé, avec à la clé 13 points insuffisants pour rester dans le match.

Ce week-end s'est révélé un peu à l'image des précédents, car depuis sa victoire en Inde, Bezzecchi n'a plus retrouvé le podium qu'une seule fois, avec une troisième place à la course sprint de l'Indonésie. À Sepang, il a une nouvelle fois oscillé entre la sixième et la septième position, insatisfait par son niveau général de performance.

Vendredi, déjà, le pilote VR46 avait peiné à afficher la vitesse dont il est capable. Après un départ poussif qu'il a mis sur le compte d'un pneu préchauffé, puis d'une stratégie visant à anticiper l'arrivée possible de la pluie, il avait néanmoins réussi à se qualifier directement pour la Q2. Mais, finalement sixième sur la grille de départ, il a vite été confronté à un certain manque de rythme pendant les courses.

Septième à l'arrivée du sprint, à cinq secondes du vainqueur, le pilote italien restait insatisfait. "Les qualifications ne se sont pas trop mal passées, mais au sprint j'ai eu du mal dès le départ. Par rapport aux autres pilotes, j'ai eu du mal à faire tourner la moto", expliquait-il samedi. "C'était le cas en particulier dans la deuxième partie de la piste, il fallait tout le temps que je perde le grip arrière pour faire tourner la moto et à cause de ça, j'ai beaucoup fait chauffer le pneu. Donc ça a été difficile, je ne suis pas totalement satisfait, évidemment. La septième place, ça n'est pas dingue pour moi."

Dimanche, il est apparu un peu plus performant et a pu se faire plaisir en début de course, grâce à quelques changements bien pensés sur sa moto. "On a amélioré certaines petites choses ce matin", a-t-il expliqué à Sky Sport en Italie. "On a fait une modification de dernière minute, en ne faisant malheureusement que trois tours, parce que je suis tombé ce matin. Je l'ai essayée et j'ai dit 'allez, on garde !' De toute façon, j'avais eu du mal hier, alors au pire j'aurais à nouveau eu du mal aujourd'hui."

"Ça s'est un peu mieux passé mais je n'étais malgré tout pas totalement au point. J'ai un peu progressé, mais pas suffisamment", a-t-il ajouté, classé sixième à quasiment 17 secondes du vainqueur. Longtemps dans le top 5, il a dû s'incliner face au retour de Fabio Quartararo dans la seconde partie de l'épreuve, impuissant dans sa confrontation avec une Yamaha sensiblement plus à son aise sur cette piste.

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"Ma course n'a été ni formidable, ni nulle, mais j'espérais faire un peu mieux", a-t-il jugé. "Je suis très bien parti, j'ai fait un super premier tour et j'étais quatrième. J'ai essayé de rester surtout avec Pecco [Bagnaia] et Martín, qui étaient assez proches au début tandis que Bastianini et Álex Márquez se sont tout de suite échappés. Mais franchement, je n'avais pas le rythme pour rester avec eux et j'ai progressivement perdu du terrain."

"J'ai essayé d'attaquer au maximum pendant toute la course, mais Quartararo m'a rattrapé et il m'a passé dans les quatre ou cinq derniers tours. Lui aussi était plus compétitif que moi. Ça a donc été une course mitigée, j'espérais faire un peu mieux."

Marco Bezzecchi est quasiment assuré de finir troisième du championnat, alors que Pecco Bagnaia et Jorge Martin restent les seuls en lutte pour le titre.

Photo de: MotoGP

Marco Bezzecchi est quasiment assuré de finir troisième du championnat, alors que Pecco Bagnaia et Jorge Martín restent les seuls en lutte pour le titre.

Depuis sa fracture de la clavicule, survenue il y a un mois, à l'entraînement, Bezzecchi n'a certes manqué aucun Grand Prix, mais il a tout de même pâti des conséquences physiques de sa blessure. Aujourd'hui encore, il garde quelques douleurs au cou, qui l'ont limité dans les virages à droite de Sepang et les freinages à y réaliser en étant incliné. S'il peut donner l'impression d'être moins agressif depuis quelques courses, c'est selon lui en partie pour cette raison.

"L'Indonésie et l'Australie ont surtout été un peu impactées par mon épaule. J'avais très mal et elle m'a un peu gêné, je n'arrivais pas à freiner comme je l'aurais voulu", a-t-il expliqué. "En Thaïlande, je souffrais toujours un peu mais je suis redevenu assez fort. J'ai fait beaucoup de dépassements et j'étais assez au point avec la moto, j'arrivais à piloter fort."

"Mais ici, malheureusement, je n'ai jamais réussi à me mettre au point et à piloter comme je l'aurais voulu. Je freinais fort mais je ne m'arrêtais jamais assez pour réussir à faire des dépassements propres. Alors j'ai un peu pataugé pendant tout le week-end. Je pense que c'est ce qui m'a un peu ralenti, le fait de ne pas pouvoir freiner comme je le voulais. J'espère retrouver au Qatar ces sensations que j'avais en Thaïlande et sur les courses précédentes", a conclu le pilote VR46, quasiment assuré à présent d'obtenir la médaille de bronze au championnat.

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