Biaggi n'a "pas de regrets" sur sa carrière, malgré Barcelone 98

La disqualification qu'il a toujours contestée, intervenue alors qu'il était en lice pour le titre 500cc, ne suffit pas à obscurcir le bilan que dresse l'ancien pilote italien de sa carrière.

Biaggi n'a "pas de regrets" sur sa carrière, malgré Barcelone 98

Max Biaggi fête aujourd'hui ses 49 ans. Cela ne fait que quelques années qu'il a renoncé à la compétition, après une carrière qui ne lui a, selon lui, laissé aucun regret. Et pourtant, en dépit de ses quatre titres de Champion du monde 250cc et des deux autres qu'il a conquis en WorldSBK, les lauriers lui ont toujours échappé en 500cc puis en MotoGP, catégorie où a triomphé son rival de l'époque, Valentino Rossi.

Huit ans les séparent et les deux stars italiennes n'ont finalement partagé la piste que durant six saisons, de 2000 à 2005. Arrivé avant le #46, et dans la foulée de ses quatre titres en 250cc, Biaggi a remporté 13 victoires dans la catégorie reine et s'est positionné trois fois en vice-Champion du monde. Ce fut le cas notamment dès sa première année, la plus serrée qu'il ait connue alors que 52 points lui ont manqué face à Mick Doohan.

"En 1998, sans ma disqualification, j'aurais eu beaucoup de points en ma faveur", estime-t-il auprès de Sky Italia. Il évoque ainsi la victoire qui lui a été retirée au GP de Catalogne, 12e des 14 manches à l'époque, pour n'avoir pas respecté un stop-and-go consécutif à un dépassement contestable sous drapeau jaune. "On m'a enlevé les points de Barcelone, et c'était dommage. Ma satisfaction, bien qu'amère, a été de voir que ce directeur de course a été limogé. Doohan lui-même l'a dit, ce drapeau [jaune] ne pouvait pas se voir au bout de la ligne droite."

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Amené à s'exprimer sur sa carrière dans son ensemble dans le cadre de la série "Greatest Race" de BT Sport, Max Biaggi assure malgré tout qu'il n'a "pas de regrets". Il retient ses performances et un bilan global prestigieux : "Ce que j'ai fait d'un point de vue sportif a été bon, fantastique, et si je pouvais en demander plus, ce ne serait pas la réalité, ce serait un rêve. J'ai réalisé ce que j'espérais, à savoir être le numéro un de la catégorie dans laquelle j'ai commencé, les 250cc. Puis, lentement, je suis passé aux 500cc, puis aux quatre temps avec la nouvelle ère [du MotoGP], puis au Superbike."

"J'ai couru dans de nombreuses catégories, j'ai rencontré beaucoup de difficultés, et je suis assez satisfait de toutes ces années et encore aujourd'hui je me sens fort. Je n'ai pas de gros problèmes, pas trop d'os cassés, donc je suis plutôt heureux."

Parti du MotoGP fin 2005, après avoir connu sa seule saison exempte de victoires, il a observé une année sabbatique avant de reprendre sa carrière en World Superbike, où il a retrouvé le chemin du succès et des titres. Fin 2012, il raccrochait finalement, à 41 ans. Depuis, il a gardé un lien étroit avec la compétition, au point même de disputer plusieurs courses en WorldSBK en 2014. C'est finalement un grave accident en Supermoto qui l'a vacciné, il y a trois ans, et il n'a depuis réalisé que des roulages d'essais et ne s'est plus aligné en course.

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Max Biaggi a fait son retour dans le paddock MotoGP l'an dernier en engageant une équipe en Moto3, le team Max Racing, qui s'est battu pour le titre avec Arón Canet. Cette année, la structure double ses effectifs et aligne Romano Fenati et Niccolò Antonelli. De son côté, l'ancien pilote romain garde un lien avec ce qu'il sait faire de mieux grâce à Aprilia, dont il est l'ambassadeur. Il y a quelques jours encore, il était en piste lors d'un roulage auquel participaient également les pilotes d'essai de l'équipe MotoGP, mais uniquement pour le plaisir, assure-t-il à Sky Italia : "Je n'ai jamais pensé revenir en moto dans le cadre d'un championnat, j'y reviens uniquement pour m'amuser. Après, il est clair que quand je suis en piste j'y mets toute mon âme et je veux donner le meilleur de moi-même."

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