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Chronique Mamola - Des chutes en pagaille

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Chronique Mamola - Des chutes en pagaille
30 juin 2016 à 10:38

Dans sa nouvelle chronique pour Motorsport.com, Randy Mamola revient sur le Grand Prix des Pays-Bas, marqué par de très nombreuses chutes - pas moins de 39 rien que pour le MotoGP, dont 17 dimanche.

Les chutes font partie de la vie de tout pilote. Il faut apprendre à les affronter lorsqu'elles surviennent et essayer de faire en sorte qu'elles aient aussi peu de conséquences que possible sur le mental. Celles qui affectent le plus sont les chutes dont on ne trouve pas la cause, mais chaque pilote tente de s'en accommoder aussi bien que possible.

Dans mon cas, rares ont été les accidents qui ont eu une influence sur mes courses, même si je suis tombé pas mal de fois. Cette année, nous assistons à beaucoup plus de chutes que d'habitude, à tel point qu'Assen a donné lieu à un fait inédit : tous les pilotes du plateau MotoGP sont tombés au moins une fois pendant le week-end.

Ces chutes sont survenues dans différentes circonstances, mais elles ont toutes un dénominateur commun : les pneus. Avec Michelin, nous assistons à un nouveau scénario auquel les pilotes sont forcés de s'adapter. Certains, à l'image de Marc, y parviennent très bien. D'autres, comme Jorge ou Valentino, connaissent plus de difficultés.

Chute de Yonny Hernandez, Aspar MotoGP Team
Chute de Yonny Hernandez, Aspar MotoGP Team

Photo de: Gold and Goose Photography

Aux Pays-Bas, l'un des principaux problèmes à gérer découlait de la différence de grip entre l'arrière et l'avant, avec un avantage pour le premier cité. Le pneu arrière pousse sur l'avant et, dans de nombreux cas, celui-ci ne supporte pas une telle pression et décroche.

N'oublions pas que Michelin vient tout juste de revenir dans le championnat et qu'ils sont encore en train d'apprendre beaucoup de choses. Si l'on ajoute à tout cela le fait que les pilotes n'ont pratiquement pas roulé sur le mouillé pendant la pré-saison parce qu'ils ne voulaient pas prendre le risque de se blesser si près du début du championnat, il est normal que le développement des pneus pluie ait encore un peu de retard. C'est un autre des problèmes causés par le manque d'essais.

Nous sommes dans une année de survie, et c'est la raison pour laquelle je trouve surprenant que ce soit Rossi qui ait chuté le plus. On pourrait penser que, compte tenu de son expérience, il serait le plus à même d'interpréter la situation pour savoir quand attaquer et quand éviter de le faire. Dimanche, il est tombé alors qu'il menait la course, et ce après avoir vu comment Hernández et Dovizioso avaient fini au sol. C'est la raison pour laquelle il a été si dur envers lui-même au moment d'expliquer cette faute, rare pour quelqu'un comme lui.

Dans le cas de Lorenzo, par contre, je pense que son week-end décevant est dû à un blocage mental directement lié à son expérience passée à Assen. Jorge s'est blessé en tombant ici-même il y a trois ans, et également sur le mouillé. Il est possible qu'il ne s'en rende pas clairement compte, mais je suis convaincu que cela fait partie de son inconscient et cela devient évident dans des situations difficiles telles que celle de dimanche.

Il n'est pas normal de le voir aussi rigide sur la moto, sans fluidité dans ses mouvements et ses glissades, comme ce fut le cas à Assen. S'il avait été rapide vendredi, il aurait probablement pu ôter un peu du poids qu'il ressent sur ses épaules lorsqu'il arrive sur cette piste. Mais ça n'a pas été le cas : il n'était pas aussi rapide que les leaders durant les deux premières séances et, en plus, il est tombé à grande vitesse samedi.

Je crois que, dans le cas de Jorge, sa plus grande qualité devient son obstacle principal dans des conditions aussi compliquées. Son style de pilotage unique, qui lui permet d'être plus rapide que quiconque dans les virages, l'a aidé à remporter énormément de succès. Mais dans le même temps, et ainsi qu'il l'admet lui-même, c'est tellement personnel que cela lui permet moins facilement de trouver un plan alternatif lorsque les choses se passent mal.

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