MotoGP GP du Kazakhstan

Ça se complique pour le Qatar : qui pour remplacer le Kazakhstan ?

Le MotoGP cherche à remplacer le GP du Kazakhstan au mois de septembre, mais l'alternative ne devrait finalement pas passer par le Qatar.

Le départ

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Initialement prévu au mois de juin, le GP du Kazakhstan a été déplacé en septembre à la suite d'inondations, profitant de l'annulation de l'épreuve qui aurait dû avoir lieu en Inde. Seulement la première édition de cette nouvelle manche sur le circuit de Sokol, déjà retirée du calendrier 2023 pour cause de retard dans les travaux, vacille fortement à tel point que le MotoGP est à nouveau en quête d'un Grand Prix à caler sur le week-end du 20 au 22 septembre.

Le but est de conserver un calendrier à 20 manches, en considérant que l'agenda a déjà beaucoup changé depuis le début de l'année et qu'à l'approche de la mi-saison, les plans ne sont toujours pas définitivement fixés. Avant l'Inde et le Kazakhstan, c'est le GP d'Argentine qui a été annulé en raison de difficultés financières, alors qu'il aurait dû faire office de troisième Grand Prix sur les 22 annoncés dans un premier temps.

L'accord du promoteur avec les détenteurs des droits TV, entre autres, pousse à assurer un calendrier de 20 manches au moins. Différentes options sont donc passées en revue dans les bureaux de la Dorna.

La première à avoir été envisagée a été d'organiser un deuxième Grand Prix au Qatar, grâce aux excellentes relations de la Dorna avec le circuit de Losail. Cette option, que révélait Motorsport.com en début de semaine, se heurte néanmoins à d'importants obstacles et paraît aujourd'hui très difficilement réalisable.

D'une part, car aucun accord ne semble avoir été trouvé avec Losail et les promoteurs locaux, même si l'agenda n'y prévoit rien avant le GP du Qatar de Formule 1, fin novembre. L'autre raison, soulignée par les équipes, est la chaleur qui règne à Doha mi-septembre, avec des températures oscillant entre 29 et 39°C. D'après les informations de Motorsport.com, plusieurs pilotes ont eux-mêmes été interrogés sur la question et ont conclu qu'il ne serait pas possible d'y courir autrement que de nuit, et encore.

Parmi les autres destinations possibles en cours d'évaluation, on entend parler de Brno, une option étonnante sachant que le circuit tchèque ne figure plus au calendrier depuis quatre ans. La rupture avait été consommée lorsque les désaccords entre les propriétaires et l'organisation étaient devenus insurmontables. Parmi eux figure l'état précaire du bitume, critiqué par tous les pilotes dans le passé et qui nécessiterait des travaux.

Il reste à voir si le nouveau propriétaire, la société SHAKAI de l'entrepreneur et investisseur Karel Hubáček, qui a acheté le circuit de Brno à la famille Abraham, peut faciliter son retour en MotoGP. Mais même d'un point de vue pragmatique et logistique, revenir en République tchèque ou sur n'importe quel autre circuit européen à cette date s'annonce compliqué, sachant que ce week-end du 20 au 22 septembre devait être le premier de la tournée asiatique, immédiatement suivi par Grand Prix d'Indonésie du 27 au 29 septembre.

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