Nouvelle déception pour Crutchlow au Mans

Le pilote LCR a une nouvelle fois terminé la course à une place bien éloignée des ambitions qu'il nourrit. Entre une chute au mauvais moment vendredi, une stratégie manquée en qualifications et des sensations insatisfaisantes, il n'a pu faire mieux.

Nouvelle déception pour Crutchlow au Mans

Cal Crutchlow n'affichait pas l'humeur des grands jours à l'issue de la course du Mans, et pour cause : l'Anglais, qui figurait sur le podium de la première manche de la saison, a essuyé dans la Sarthe une quatrième déception consécutive, en obtenant une neuvième place qu'il juge sans saveur. "Une journée décevante en ce qui concerne le résultat. Je n'étais pas venu là pour finir neuvième ce week-end", commentait-il sans détour, dans un résumé qui ressemblait à s'y méprendre à celui de la course précédente.

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Cette neuvième place n'était que la conclusion d'un week-end compliqué de bout en bout pour Crutchlow, qui a obtenu samedi sa plus faible qualification depuis 2017. Dans les conditions mixtes et variables que l'on sait, l'Anglais n'a pas réussi à tirer son épingle du jeu en Q1, jonglant comme il a pu avec les pneus pluie soft ou medium alors que Valentino Rossi assommait le classement en slicks au même instant, et tentant un run en slicks mais au mauvais moment.

"Au final, j'étais plutôt content de mon temps, mais c'était juste trop mouillé", regrettait-il samedi après-midi, seulement crédité de la 15e place sur la grille de départ. "C'est facile de dire au début de la séance qu'on va sortir en slicks, mais je pensais que je pourrais être plus rapide avec le pneu pluie medium qu'avec les slicks. Je suis sorti avec le soft à l'arrière, en me disant que si je rentrais ensuite je pourrais passer à un medium et être plus rapide, mais quand je suis rentré, Valentino était en slicks et il affichait des casques rouges [signes de meilleurs partiels, nldr] partout. J'ai alors pris les slicks quand j'aurais dû prendre le medium, qui m'aurait permis d'être plus rapide. Quand je suis revenu en piste, j'étais trop tard pour les slicks et il était impossible de générer la moindre chaleur."

"L'erreur date d'hier", analysait cependant Crutchlow après les qualifications, frustré de ne pas s'être classé dans le top 10 avant l'arrivée de la pluie, samedi, alors qu'une chute en EL2 a mis fin prématurément à son time attack et l'a relégué à 32 petits millièmes de la dixième place salvatrice. Une mésaventure dont il a finalement porté le poids jusqu'à la toute fin du week-end, même si un bon envol à l'extinction des feux l'a immédiatement vu grimper à la 11e place. Il s'est ensuite rapidement défait de Takaaki Nakagami et Aleix Espargaró, avant de dépasser également Jorge Lorenzo. Longuement installé à la huitième place, il en a finalement été dépossédé par un Fabio Quartararo lancé dans un time attack plus réel que nature sur la fin de course.

"Je suis déçu de là où j'ai terminé, mais le positif qu'il faut que l'on retienne c'est que l'on a récolté des données utiles sur la moto", souligne le pilote LCR, en délicatesse en ce début de championnat avec une Honda qu'il ne parvient pas à mener aussi aisément que ne le fait Marc Márquez. "Globalement, je n'ai pas été à l'aise avec les réglages et avec les sensations que j'ai eues avec la moto ainsi qu'avec les pneus [dimanche] après-midi. Il faut donc que l'on progresse et que l'on travaille là-dessus."

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"On s'est qualifiés 15e et cela ne fait que rendre les choses encore plus difficiles, mais j'ai pris un bon départ, j'étais neuvième après le premier tour, puis j'ai terminé la course neuvième. Je voulais un petit peu réduire mon retard sur les leaders, mais ça n'a pas été possible. Il faudra donc qu'on réessaye au Mugello", conclut le pilote anglais.

Cal Crutchlow a tout de même gagné deux places au championnat au terme du Grand Prix de France, profitant des faibles écarts dans son groupe pour se hisser au septième rang en prenant l'avantage sur son coéquipier Takaaki Nakagami, contraint à l'abandon pour la première fois de la saison, et sur Maverick Viñales, involontairement percuté par un autre pilote et lui aussi forcé de renoncer.

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