Pris dans deux incidents au départ, Joan Mir a craint l'abandon

Joan Mir a réussi à intégrer le top 10 au Grand Prix des Pays-Bas, après des contacts avec Miguel Oliveira et Luca Marini, l'un juste avant le départ, l'autre juste après.

Pris dans deux incidents au départ, Joan Mir a craint l'abandon
Charger le lecteur audio

La course de Joan Mir a failli prendre un très mauvais tournant avant même de débuter à Assen. Le Majorquin a été impliqué dans deux incidents avec Miguel Oliveira puis Luca Marini, l'un juste avant le départ et l'autre juste après, qui n'ont pas eu de grande conséquence pour lui mais suscité une certaine inquiétude. Mir a d'abord été percuté par Oliveira au moment où il arrivait à son emplacement de départ, après s'être arrêté très brutalement.

"Il fallait activer le holeshot device à l'avant et avec notre moto, je dois freiner assez fort pour ça", a expliqué Mir. "Quand j'ai vu [que j'arrivais à] mon emplacement de départ, j'ai freiné et Oliveira m'a percuté. Il a probablement perdu un aileron ou quelque chose. Ma moto allait bien mais le contact était assez fort. J'espère qu'il a pu faire la course. [...] Quand j'ai senti le choc, je me suis dis 'OK, je vais rentrer au stand' parce que c'était assez violent."

Les effets ont été plus concrets pour Miguel Oliveira, qui a dû disputer la course avec une moto assez endommagée. Le Portugais venait de laisser passer Maverick Viñales et Jack Miller sur sa droite et se dirigeait vers la gauche de la grille quand Joan Mir a freiné devant lui. "Je ne m'attendais vraiment pas à ce qu'il freine si fort", a expliqué Oliveira au site officiel du MotoGP. "Je cherchais ma place et c'est un incident qui aurait pu tourner un peu plus mal parce que j'ai percuté sa roue arrière. Ça aurait pu être pire. J'ai cassé une protection de levier [de frein] et mon aileron sur le côté droit."

 

"C'était un peu dur de rouler comme ça. La moto était un peu instable dans les portions rapides des secteurs 2 et 4. [...] Je pense que j'ai perdu un dixième [au tour] et une inconstance. J'avais de grosses vibrations et je perdais du temps."

Oliveira avait également des difficultés à emmener sa moto dans les virages à gauche et pense qu'il aurait pu faire mieux que sa neuvième place avec une KTM intacte. "Je ne pense pas qu'on avait le rythme de Viñales [troisième à l'arrivée, ndlr] mais j'aurais pu rester un peu avec lui et être aspiré par Jack et lui", a commenté le Portugais lors de sa rencontre avec les journalistes.

Un nouvel incident avec Luca Marini

Les mésaventures de Joan Mir ne se sont pas arrêtées à cet incident. À l'extinction des feux, le Champion du monde 2020 a eu un nouveau contact, avec Luca Marini cette fois. La Suzuki s'est cabrée au moment du départ et Mir a eu du mal à maintenir sa moto en ligne.

"J'ai pris un bon départ, il a eu pas mal de wheelie et en voyant qu'il perdait de la vitesse, normalement j'aurais pu le doubler mais il y a eu du wheelie et on s'est touchés. On voulait aller dans la même direction. Heureusement il ne s'est rien passé. J'ai présenté mes excuses pour mon rôle parce que sur la moto, ça me paraissait plus ou moins sous contrôle, mais quand il a eu du wheelie, il a un peu perdu le contrôle et on s'est touchés."

Joan Mir, Team Suzuki MotoGP

Joan Mir

Une nouvelle fois, ce n'est pas Mir qui a fait les frais de l'incident mais son adversaire, puisque la moto de Marini a été passablement endommagée et qu'il n'a vu l'arrivée qu'en 17e position. "J'ai juste pris mon départ, je suis resté sur ma trajectoire et Joan l'a coupée", a résumé le pilote VR46, impuissant dans l'incident. "Ce n'était peut-être pas de sa faute parce que c'est dur à contrôler quand la moto part en wheelie, mais c'était dangereux. J'ai essayé d'éviter le contact mais c'était impossible donc j'ai eu de la chance de ne pas chuter parce qu'il avait beaucoup de pilotes derrière moi et que ça aurait pu être dangereux."

"Malheureusement, mon aileron a été cassé par le contact, sur le côté droit, et ma moto était impossible à piloter, j'ai juste essayé de finir la course. Dans les premiers tours, j'ai compris que quelque chose n'allait pas sur la moto parce que je ne pouvais rien faire, surtout dans les portions rapides, et il n'y a que ça sur cette piste ! Je ne voulais pas finir la course sur un abandon donc j'ai juste essayé de voir l'arrivée, d'être constant, en un sens de m'entraîner, rien de plus."

Avec une Suzuki visiblement intacte malgré ces deux accrochages, Joan Mir est celui qui s'est le mieux tiré des incidents du départ en prenant la huitième place. Il a surtout gagné des positions dans les cinq premiers tours avant de marquer le pas. "Je pense que j'étais 15e ou 16 en début de course", a-t-il expliqué. "Après, j'ai commencé à doubler quelques pilotes à chaque tour et c'était bien. Le début de la course était le meilleur moment du week-end."

"La dernière partie de la course n'a pas été fantastique [...] parce j'étais là, avec les autres, mais c'était beaucoup mieux. J'ai perdu beaucoup de temps à dépasser Zarco. J'étais plus rapide mais je ne pouvais pas le doubler, il avait des trajectoires très serrées et c'était difficile en ligne droite. J'ai pu le dépasser, j'ai creusé l'écart mais pour la dernière partie de la course, on doit continuer à améliorer le package. On conclut une première fin de saison assez compliqué."

Lire aussi :

partages
commentaires

Voir aussi :

Quartararo pénalisé : Yamaha déplore "l'inconstance" et la "subjectivité"
Article précédent

Quartararo pénalisé : Yamaha déplore "l'inconstance" et la "subjectivité"

Article suivant

Miller ravi de son rythme après une pénalité jugée "débile"

Miller ravi de son rythme après une pénalité jugée "débile"