La Dorna souhaiterait que la vitesse diminue en MotoGP

De plus en plus préoccupée par les vitesses qu'atteignent les pilotes, notamment en passage en courbe, la Dorna a annoncé travailler à des solutions avec ses ingénieurs.

La Dorna souhaiterait que la vitesse diminue en MotoGP
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Le MotoGP ne cesse de se développer et la voie de l'aérodynamique, ouverte par Ducati, est désormais devenue la norme pour gagner en vitesse, aussi bien en ligne droite que dans les virages, en permettant aux motos de rester plaquées au sol. Si les ailerons et holeshot device sont actuellement au cœur des débats concernant la qualité du spectacle en raison de la complexité qu'ils créent dans les dépassements, ils permettent également aux machines d'être bien plus rapides qu'auparavant.

C'est précisément ce dernier point qui préoccupe la Dorna actuellement, puisque la vitesse maximale a augmenté de presque 13 km/h sur les sept dernières années. En 2015, le record des 350 km/h avait en effet été passé pour la première fois, et celui des 360 km/h a été atteint dès l'an dernier. Cette année, il s'est élevé à 363,6 km/h au Grand Prix d'Italie.

Au-delà de la vitesse pure en ligne droite, c'est particulièrement la vitesse des pilotes en virage qui commence à faire tiquer l'organisateur de la compétition, en raison du risque augmenté de chutes lourdes.

"Je ne pense pas que le risque soit très différent entre 330 et 360 km/h car en ligne droite, grâce à Dieu, il y a très peu de chutes. Ce qui m'inquiète, c'est la vitesse à laquelle ils passent les virages", a déclaré Carmelo Ezpeleta, le directeur général de la Dorna, au quotidien espagnol AS. "Nous sommes en train de réfléchir avec nos ingénieurs pour voir comment réduire la vitesse de passage en courbe."

"Évidemment, nous aimerions que la vitesse de pointe soit un peu plus basse et qu'il y ait moins de choses. Nous avons des idées, nous les communiquerons à chacun des constructeurs, ils nous diront ce qu'ils en pensent, nous les mixerons et nous verrons ce qu'il en sortira."

La vitesse étant le véritable fer de lance du développement des constructeurs, un accord unanime de leur part semble difficile à envisager. Toutefois, si les modifications techniques doivent être adoptées à l'unanimité par les différentes marques, l'instauration de nouvelles règles par mesure de sécurité peuvent être effectuée sans leur accord, et Ezpeleta n'a pas manqué de le rappeler, faisant de la sécurité l'un des principaux enjeux du MotoGP.

"En réalité, je n'ai pas d’obligation de suivre une quelconque norme pour 2027. Avec la FIM, nous pouvons instaurer certaines normes techniques, et si tous les constructeurs présents dans le championnat actuellement étaient contre, nous pourrions les appliquer. Pour les approuver, il n’y a pas besoin d'unanimité comme pour les changements", a-t-il ajouté.

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