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Dovizioso critique les pilotes pensant à leur intérêt avant la sécurité

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Dovizioso critique les pilotes pensant à leur intérêt avant la sécurité
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29 oct. 2019 à 17:35

Le pilote Ducati a voulu profiter de la situation exceptionnelle connue à Phillip Island, où une réunion de la Commission de sécurité s'est tenue samedi en plus du traditionnel rendez-vous du vendredi soir, pour rappeler à chacun que la question de sécurité doit passer avant tout le reste.

En marge du Grand Prix d'Australie, le week-end dernier, Andrea Dovizioso s'est montré très critique à l'égard de pilotes qui, selon lui, font passer leur intérêt personnel avant la sécurité lorsqu'il s'agit de prendre des décisions en commun. Le pilote Ducati s'exprimait à la suite de la réunion extraordinaire de la Commission de sécurité qui s'est tenue samedi, après que Miguel Oliveira a été victime d'une lourde chute lors des EL4, désarçonné par une forte rafale de vent sur la piste très exposée de Phillip Island.

Lors de la réunion organisée au pied levé alors que le pilote portugais se trouvait au centre médical, 18 des pilotes présents ont voté pour la suspension des essais pour la suite de la journée, ce qui a engendré le report des qualifications au dimanche matin. Trois coureurs étaient cependant favorables à la poursuite de la journée, ce qui a poussé l'Italien à un rappel à l'ordre général quant au recul nécessaire dans ce genre de discussions.

"Je n'ai pas été surpris", a expliqué Dovizioso au sujet de cette absence d'unanimité. "Franchement, pour moi, la Commission de sécurité c'est merveilleux et je suis très content d'en faire partie et qu'elle ait été créée. Nous, pilotes, avons la possibilité de donner notre avis et je crois que l'organisateur a compris que l'on peut donner des suggestions importantes pour la mise en sécurité des pistes mais aussi pour prendre certaines décisions."

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"Cependant, je remarque dernièrement une chose qui ne me plaît pas beaucoup, c'est-à-dire qu'il y a des pilotes qui poussent dans une certaine direction, pour leur propre intérêt. Ça ne me plaît pas. Je comprends que ce soit difficile, mais il faudrait être un minimum plus objectifs avec la sécurité. À mon avis, il faut séparer ce qui convient à soi-même et le fait de parler de sécurité", a ajouté le pilote Ducati, indiquant qu'il était "assez évident" que certains avaient pensé à leur propre intérêt lors de cette réunion.

"Il ne faut pas oublier pourquoi la Commission de sécurité existe et ce que c'est. Son nom même l'indique. À mon avis, certains pilotes devraient mieux comprendre ce qu'est la Commission de sécurité : elle est seulement faite pour la sécurité. Je crois donc que dans ces cas-là, il faudrait se mettre en retrait et ne parler que de sécurité, pas seulement pousser pour ce qui nous va."

Marc Márquez, qui s'était exprimé en faveur de la poursuite des essais lors de cette réunion, n'a pas apprécié l'accusation lancée par Andrea Dovizioso et a défendu son point de vue. "Des intérêts personnels, j'en ai peu, mon travail est déjà fait", a répondu l'Espagnol en référence au fait qu'il est déjà assuré du titre. "Je n'ai aucun problème avec le fait que l'on ait annulé [les qualifications samedi], mais si demain il y a le même vent, que se passera-t-il ?" questionnait-il. "Si aujourd'hui c'est dangereux, ça le sera aussi demain."

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"Une opportunité de faire quelque chose" pour Zarco

Bien qu'ayant exprimé un avis dissident, Márquez s'est rangé à la majorité et a défendu la sagesse de l'annulation décidée, estimant que s'il était possible de rouler cela représentait toutefois un risque, sans doute inutile à la veille de la course. Johann Zarco a lui aussi respecté le vote de la majorité, même si dans un premier temps il avait jugé que les conditions permettaient de poursuivre les essais.

"Dangereux… C'est difficile à dire. On n'était pas tous d'accord, mais la majorité ne voulait pas rouler", expliquait le Français auprès de Sky Italia. "L'asphalte était correct et on était d'accord que si cela avait été mouillé, comme dans le cas de Silverstone [en 2018], c'était pire. Si Miguel n'était pas tombé, on serait peut-être repartis. Au bout de la ligne droite, soit on freine et on entre en prenant la trajectoire normale, soit il y a du vent et il nous pousse dehors, alors il valait mieux attaquer chaque freinage au milieu de la piste. Pour moi, c'était une opportunité de faire quelque chose. Il est certain qu'on ne peut pas piloter normalement, mais au moins on essaye et en faisant comme ça je n'étais pas si mal."

La dégradation des conditions peu après cette réunion, avec le retour de la pluie sur le circuit australien, a fini de convaincre Johann Zarco que rester au stand était la décision la plus sage à prendre. "Quand nous avons décidé et que nous sommes revenus au box, il y a eu une énorme averse pendant quelques minutes. Alors quand on voit la pluie et ce vent, on comprend qu'il valait mieux arrêter", a-t-il conclu.

Avec Oriol Puigdemont et Michaël Duforest

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