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Dovizioso sur la Yamaha : un perfectionniste à la recherche de la limite

Wilco Zeelenberg comprend l'approche d'Andrea Dovizioso, qui préfère observer et bien comprendre sa nouvelle moto avant de chercher à la pousser dans ses retranchements.

Andrea Dovizioso, RNF Racing

Pilote le plus expérimenté du plateau MotoGP cette année, Andrea Dovizioso est probablement aussi le plus minutieux, doté d'une sensibilité notoire pour la mise au point des motos. Son attention aux détails du package technique est décuplée actuellement, alors qu'il prend en main une machine très différente de la Ducati qu'il a longuement pilotée, l'ayant fait progresser jusqu'à lui permettre de se battre à nouveau pour le titre.

La M1, Dovizioso ne l'avait pratiquée qu'un an, en 2012. Son retour dans le groupe d'Iwata, à la fin de l'été dernier, s'est accompagné de performances modestes, mais en dehors du fait qu'il disposait d'une spec ancienne, son team manager dans l'équipe RNF veut y voir la personnalité du pilote italien, attentif à bien comprendre sa machine avant de la pousser dans ses retranchements.

"L'année dernière, il est arrivé à bord par surprise, parce que Franco [Morbidelli] était blessé. Ce deal n'était donc pas prévu. Je pense que cela a aussi été une surprise pour lui de courir en MotoGP l'année dernière. Et je pense que le fait d'être sur l'ancienne moto, pas celle qu'il souhaitait, a aussi fait une différence", observe Wilco Zeelenberg.

"Après avoir passé huit ans sur une Ducati, le fait d'avoir enfourché à la mi-saison une moto qu'il n'avait pas pilotée depuis longtemps explique qu'il ait eu besoin de s'adapter. J'ai eu le sentiment qu'il a pris son temps et on en a discuté ensemble : ça n'a pas de sens de faire des folies quand on est à mi-saison. [Il devait] juste passer en revue les bons et les mauvais points de la Yamaha et essayer de nous aider à développer la moto pour l'avenir."

"Andrea est le genre de pilote qui cherche la limite une fois que tout est réglé comme il le veut", souligne Wilco Zeelenberg, qui voit en lui un pilote pointilleux, mais juste. "Quand Andrea est arrivé, nous avons découvert que c'est quelqu'un de très précis, il est perfectionniste", décrit-il. "Il est très précis et il peut donc très bien comprendre la moto. Il veut comprendre la moto et le package."

Une inquiétude avec le pneu arrière ?

Andrea Dovizioso s'est longtemps battu pour que la Ducati améliore son passage des virages, mais désormais qu'il est au guidon d'une machine bien plus agile, pourrait-il être bridé par son autre problème récurrent ? Car le pilote italien s'est trouvé en difficulté avec la carcasse de pneu arrière qui a fait son apparition en 2020, et cela semble le poursuivre maintenant qu'il pilote une moto au caractère pourtant très différent.

"Cela reste clairement un souci pour lui. Est-ce que je suis inquiet ? En tant que team manager, on est toujours inquiet, alors je ne dirais pas que c'est le bon mot", explique Wilco Zeelenberg, prudent. "Les sensations sont similaires, mais il y a de toute évidence un gros point fort de la Yamaha, car la moto tourne beaucoup mieux que la Ducati. Clairement, il a dit que la zone dans laquelle il était en difficulté avec le pneu est bien moindre qu'elle ne l'était avec la Ducati. On verra comment ça va évoluer. Ce pourrait être un souci, mais je ne peux pas apporter de réponse claire à ce sujet."

"L'année dernière, il est arrivé à bord à la mi-saison, sur une moto complètement différente, et les mouvements n'étaient pas les mêmes que ceux à quoi il était habitué avec la Ducati, avec cette carcasse. Maintenant il va piloter à nouveau une autre moto et je ne l'ai pas vraiment entendu se plaindre à Jerez à ce sujet. Bien sûr, c'était aussi une assez bonne piste pour la Yamaha, alors on verra comment ça évoluera à l'avenir. Nous sommes toujours inquiets, nous voulons toujours être performants, alors voyons voir ce que ferons nos adversaires, mais il est certain que c'est [un souci] que nous devrons régler s'il existe."

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