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MotoGP GP du Portugal

Espargaró beau joueur après avoir été dominé par Viñales au Portugal

Durant tout le week-end du GP du Portugal, c'est Maverick Viñales et non Aleix Espargaró qui a piloté l'Aprilia de tête. Admiratif de la performance de son coéquipier, le vétéran du championnat a reconnu qu'il n'a tout simplement pas été dans le rythme.

Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team

Aleix Espargaró l'admet volontiers : il a passé un week-end compliqué à Portimão, et c'est à lui qu'il le doit. Le potentiel de l'Aprilia sur la piste portugaise n'a en effet laissé aucun doute, vu le grand train mené par Maverick Viñales. Leader des essais libres, qualifié en première ligne puis vainqueur du sprint, le #12 s'est ensuite maintenu dans le trio de tête de la course principale, affichant aisément l'un des meilleurs rythmes, avant d'être exclu du podium par un problème technique. On découvrira plus tard que le problème en question, qui touchait sa boîte de vitesses, l'a gêné dès le sixième tour de course, rendant sa performance encore plus louable.

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De son côté, Espargaró n'est jamais apparu dans le bon rythme. Même sur le tour lancé, un exercice qui lui réussit habituellement très bien, il était cette fois distancé. Quatorzième des essais de vendredi, il s'est qualifié 13e, échouant de peu à passer en Q2. Si les différents aléas qui sont venus perturber le déroulement de ces séances n'y sont pas étrangers, il sait aussi qu'il n'aurait de toute façon pas été au niveau de son coéquipier s'il avait pu passer le barrage.

"J'ai tout essayé en qualifs, mais Álex Márquez m'attendait au stand et, derrière moi, il a amélioré son chrono. Je n'ai rien pu faire. Sans ça, je serais passé en Q2 et, avec le chrono que j'ai fait, j'aurais été plus ou moins en deuxième ligne", analysait-il samedi, sans amertume néanmoins.

Et d'ajouter, au sujet de sa huitième place au sprint, à six secondes de Viñales, vainqueur : "En partant 13e, j'ai fait une course sprint correcte. Dans les quatre ou cinq derniers tours, j'étais assez rapide, pas loin des premiers. Mais en partant 13e, c'est difficile. Ça n'est en tout cas pas une excuse, je ne suis pas brillant dans mon pilotage."

Aucune excuse pour se dédouaner

Très posé tout le week-end, l'Espagnol n'a eu de cesse de reconnaître son infériorité, estimant dès les premiers essais qu'il ne pilotait "pas vraiment à la perfection" et qu'il avait mis du temps à trouver ses marques : "J'étais en retard dans mon adaptation à la piste. C'est une piste sur laquelle il faut du temps pour comprendre comment exploiter tout son potentiel."

"Ça n'est pas vraiment la meilleure piste pour mon pilotage. Je préfère des circuits comme le Qatar, Barcelone ou la Malaisie, plus fluides. Ici, les freinages sont très agressifs dans les virages 1, 3, 5, et puis ça monte, ça descend. Ça n'est pas vraiment mon style de pilotage, je ne suis pas très agressif dans mon pilotage. Mais ça n'est pas une excuse, je dois être rapide partout."

Aleix Espargaro a vécu le début du Grand Prix en fond de peloton après un contact.

Aleix Espargaró a vécu le début du Grand Prix en fond de peloton après un contact.

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

À cela s'est ajoutée une chute "au pire moment" et il n'a ensuite pas réussi à s'extraire de la Q1, ce qui aurait pourtant été déterminant pour la suite. Jugeant surtout que "Maverick a été fantastique tout le week-end", Espargaró a observé la performance de son collègue avec admiration, espérant y puiser quelques enseignements.

"Il relâche juste le frein avant plus tôt que moi. C'est ce que je faisais au Qatar, relâcher le frein avant et aider la moto à mieux accélérer. Je ne ralentis pas [comme il faut], je ne pilote pas bien. Et puis, à chaque séance, j'ai l'impression d'arriver tard", expliquait-il samedi. "Je commence une séance, je suis 18e, je n'y arrive pas, et puis dans les derniers tours… Ce matin, j'ai terminé troisième, je me suis mis à aller vite dans les deux derniers tours. Au sprint aussi, j'ai souffert au début, et dans les trois derniers tours j'avais un rythme similaire à celui de Maverick, pratiquement le même, j'étais plus rapide que les quatre gars qui étaient devant moi. Alors j'arrive tout le temps un peu en retard ! [rires] J'ai du mal."

Dimanche, Espargaró espérait malgré tout pouvoir se classer dans le top 5, mais un contact dans les premiers instants a compliqué encore plus sa situation. "J'ai fini le premier tour autour de la 20e place. Ensuite, j'ai commencé à récupérer des positions", a-t-il expliqué. "Mon rythme n'était pas catastrophique. Je pense que ma place aurait dû être plus au moins avec les pilotes officiels KTM en termes de rythme. Mais franchement, je n'étais de toute façon pas assez rapide pendant le week-end."

Aidé par les chutes devant lui, dont celle de son acolyte, et par quatre dépassements réussis, il a pu remonter jusqu'à la huitième place pour terminer à 21"5 du vainqueur. "Je suis vraiment désolé pour Maverick, pour Romano [Albesiano, directeur technique] et pour tout le monde chez Aprilia, parce qu'ils faisaient une course incroyable", a-t-il tenu à saluer, avant une conclusion personnelle qui était à ses yeux évidente : "L'Aprilia a été bonne tout le week-end, Maverick l'a montré, mais je n'ai pas bien piloté. Je ne me suis jamais senti bien avec le pneu arrière, je n'ai jamais eu assez de grip. J'espère qu'on va réussir à comprendre comment progresser."

VIDÉO - Le résumé du Grand Prix du Portugal

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