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Un GP réunissant F1 et MotoGP ne fait "pas partie des plans immédiats"

La F1 et le MotoGP auront le même propriétaire si la vente de la Dorna à Liberty Media est validée, mais organiser un Grand Prix en commun aurait "peu de sens" et n'est pas véritablement à l'étude.

Lewis Hamilton, Yamaha MotoGP YZR-M1, Valentino Rossi, Mercedes-AMG F1 W08

Depuis de nombreuses années, la F1 et le MotoGP étudient la possibilité d'organiser un Grand Prix en commun. Une proposition restée à l'état de simple idée tant les contraintes sont nombreuses, entre le besoin d'un circuit homologué pour les deux championnats, les normes de sécurité différentes, un paddock à partager ou encore des sponsors parfois concurrents qu'il faudrait faire cohabiter en bord de piste.

Le rachat prévu de la Dorna, organisatrice du MotoGP, par Liberty Media, déjà détenteur de la F1, ne devrait pas véritablement changer la situation. Le groupe américain entend limiter les passerelles entre les deux championnats pour répondre aux exigences des autorités de la concurrence et selon Carlos Ezpeleta, cette idée a peu de chances d'aboutir, pour une flopée de raisons techniques... mais aussi tout simplement parce que son intérêt paraît faible.

"C'est une chose qui pour le moment, pour des raisons évidentes, ne fait pas partie des plans immédiats, et ce n'est pas une chose sur laquelle nous travaillons, mais ce n'est pas une chose que nous excluons à moyen ou long terme", a confié le directeur sportif du MotoGP dans une interview accordée à l'édition espagnole de Motorsport.com. "Cela étant dit, le fait est que ça a peu de sens, parce qu'au final nous avons des événements avec nos propres supporters, qui sont une fanbase différente de celle de la Formule 1 à la plupart des endroits."

"Ils ont beaucoup de courses à guichets fermés, nous aussi, donc il serait difficile d'être ensemble, sur le même événement, le même week-end, le retour sur investissement n'est pas très clair à ce stade, et l'on aurait des problèmes avec différents sponsors, [les angles de] caméras, donc c'est – ou ce serait – un projet assez compliqué."

Carlos Ezpeleta, directeur sportif MotoGP (Dorna Sports)

Carlos Ezpeleta

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Actuellement, seulement cinq pistes accueillent la F1 et le MotoGP, et sur un tracé légèrement différent dans le cas du Red Bull Ring, ce qui limite encore plus la concrétisation d'un tel projet : "Il y a quelques circuits qui pourraient accueillir les deux, mais pas tant, donc ce n'est pas un projet exclu mais nous ne travaillons pas dessus non plus."

La F1 et le MotoGP essaient par ailleurs de se coordonner pour éviter des conflits de date. Si le problème est minime lorsque les deux catégories sont sur des continents différents, et donc à des horaires très éloignés dans la journée, il le devient au cœur de l'année, quand les courses s'enchaînent en Europe. Ezpeleta doute cependant qu'une solution puisse être trouvée en raison de l'allongement des calendriers.

"Quand l'accord sera entériné, je pense qu'il y aura une ou deux [dates] qui pourront être améliorées mais c'est juste mathématique : il y a environ 35 week-ends [exploitables], ils ont 24 courses et nous en avons 22, habituellement nous ne roulons pas à Pâques, on s'arrête trois semaines l'été et eux aussi... C'est très compliqué. En d'autres termes : non, c'est comme ça."

Un rapprochement avec le WorldSBK aurait "peu d'intérêt"

S'il est peu probable de voir la F1 et le MotoGP se produire sur le même circuit, pourrait-on voir le WorldSBK présent sur des Grands Prix ? Le championnat est lui aussi organisé par la Dorna mais Carlos Ezpeleta n'a aucune intention de réunir ces catégories sur un même week-end : "C'est une chose dont on parle depuis longtemps et en fait, pour être très direct, je ne vois pas quel serait le bénéfice. Clairement, cela exposerait plus le WorldSBK, je pense que cela aurait peu d'intérêt pour le MotoGP."

Sam Lowes, Marc VDS Racing Team, Andrea Iannone, Team Go Eleven

Le WorldSBK ne rejoindra pas le MotoGP pour un week-end commun

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

À l'inverse, le fils de Carmelo Ezpeleta est très attaché à la présence du Moto2 et du Moto3 sur tous les circuits où se produit le MotoGP, ce qui est toujours le cas depuis dix ans et la fin du déplacement à Laguna Seca en catégorie reine. La seule exception a été le GP du Qatar 2020, où seules les deux plus grandes catégories se sont produites en raison du début de la pandémie de COVID. Elles sont très importantes pour offrir un spectacle tout au long de la journée aux spectateurs.

"Même s'il y a beaucoup de rumeurs, dont je ne connais pas l'origine, actuellement les équipes du Moto2 et du Moto3 sont très heureuses de faire partie des événements du Championnat du monde", a souligné Carlos Ezpeleta. "C'est très important pour nous, pour toutes les parties impliquées. On met en place un évènement avec beaucoup de courses d'un très bon niveau le dimanche."

"On voit qu'en Moto2 et Moto3, les pilotes ont une grand importance dans le week-end, les supporters les connaissent et je ne pense pas qu'il existe beaucoup de compétitions dans les sports mécaniques avec des courses de support où l'on a Pedro Acosta, un phénomène en Moto3 et en Moto2, face à des gens qui lui demandent des autographes. Ils sont partie intégrante du championnat."

Avec Germán Garcia Casanova

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