MotoGP GP de France

Le GP de France, "une pression beaucoup mieux gérée" pour Zarco

Voilà 15 ans que Johann Zarco vient au GP de France, une expérience qui lui a permis d'apprendre à profiter pleinement de ce week-end pas comme les autres en gérant de mieux en mieux la pression que cela entraîne.

Johann Zarco, Pramac Racing

Depuis une quinzaine d'années, Johann Zarco sait que son agenda est marqué au printemps d'un rendez-vous à part pour lui-même et pour son public. Le GP de France figure au calendrier MotoGP de manière stable − seul le Covid a réussi à faire vaciller sa place solidement tenue en le repoussant à une date automnale, pratiquement sans public − et le pilote tricolore y voit un déplacement différent des autres.

Différent, mais pas forcément toujours appréciable. Car un Grand Prix national implique une pression supplémentaire et des sollicitations en forte hausse, et ce d'autant plus quand le Grand Prix en question bat chaque année des records de fréquentation. Mais cette année, Johann Zarco veut véritablement profiter du moment. Son expérience et la phase actuelle qu'il traverse avec Honda devraient l'y aider.

Sa découverte de l'épreuve du Mans est intervenue il y a 15 ans, alors qu'il disputait sa première saison en Grand Prix, à l'époque dans la catégorie 125cc. "Le Mans, je l'ai vraiment découvert quand j'ai débuté les Grands Prix en 2009, comme je n'étais pas passé par les circuits français pour me former", expliquait récemment le pilote, natif de Cannes, lors d'une conférence de presse donnée à Paris.

"Et de toute façon, pour un sudiste, ça n'est pas vraiment un circuit sur lequel on peut aller s'entrainer, ça n'est pas à côté. Du coup, à chaque fois, le circuit Bugatti c'était une expérience de Grand Prix et je me suis rendu compte qu'il y a une énergie supplémentaire qui permet de se dire 'oui, je suis chez moi'. Finalement, je n'étais pas plus chez moi que sur un autre circuit, mais avec l'énergie et cette pression qu'on peut se mettre, ça permet d'être performant."

Au fil des années, il a appris à aimer la capitale sarthoise. "Ça respire les sports mécaniques, c'est rare dans des villes françaises et c'est agréable de l'avoir au Mans !" Il a appris, aussi, à s'organiser pour ne pas subir le poids de ce week-end très chargé. "Au début, il y avait de la pression, maintenant il y a du plaisir et de l'organisation parce que je suis beaucoup plus sollicité. Ça crée de la fatigue, mais j'arrive à me rendre compte de l'événement et du coup à profiter davantage", explique-t-il.

En 2023, Johann Zarco était sur le podium au Mans.

En 2023, Johann Zarco était sur le podium au Mans.

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Face aux multiples sollicitations dont il fait l'objet et aux innombrables selfies et autographes dont il s'acquitte avec plaisir, Johann Zarco sait qu'il doit préserver un cadre lui permettant de se reposer. Il est donc de ceux qui dorment à l'hôtel, pour s'éloigner autant que possible de la mélodie nocturne qui envahit les abords du circuit, et il gère ses quatre jours sur place en dosant autant que possible son énergie.

"Avant, c'était une pression. Maintenant, c'est une pression mais beaucoup mieux gérée, une bonne organisation pour profiter de ce monde, de ce public. Avec l'expérience, j'arrive à me concentrer dans les moments importants", décrit le pilote passé cette année dans l'équipe LCR, formation satellite de Honda.

"Et cette année, comme il y a peut-être un peu moins de pression pour l'instant au niveau des résultats parce que la moto est en plein développement, ça peut me permettre de profiter davantage du public, de me rendre compte du monde qu'il y a. Peut-être pas pour faire plus de dédicaces ou de selfies parce que c'est quand même énergivore [...], mais pour profiter [des gens] et dire 'allez, je suis avec vous, je profite aussi et on kiffe'."

Et en piste, faut-il miser sur la pluie pour nourrir l'espoir d'un podium ? Ça n'est pas le souhait de Johann Zarco, qui préfèrerait une expérience agréable pour tous. "Je préférerais quand même du soleil sur toute la semaine, pour le public et parce qu'un podium sur le sec, ce serait encore plus beau", sourit-il.

Interrogé sur l'objectif qu'il peut se fixer, le pilote LCR, que l'on a vu quatre fois sur le podium du Bugatti (une fois en Moto2 et trois fois en MotoGP), explique : "L'an dernier, c'était pour jouer le podium et je l'ai eu. Cette année, j'ai encore du mal à définir le vrai objectif. Si on peut faire une course solide dans les dix premiers, je serai heureux."

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