"Des choses très intéressantes à explorer" à Brno pour Guintoli

S'il ne déroge pas à sa discrétion sur le programme qu'il mène pour Suzuki, Guintoli ne peut cacher son enthousiasme à l'idée de disputer cette semaine son deuxième Grand Prix de la saison, avant d'enchaîner avec pas moins de trois jours d'essais.

"Des choses très intéressantes à explorer" à Brno pour Guintoli

Si la France occupe actuellement deux places de choix sur l'échiquier de la catégorie reine des Grands Prix moto, avec Johann Zarco chez KTM et Fabio Quartararo dans le giron Yamaha, elle est aussi solidement représentée chez Suzuki grâce au poste-clé qu'occupe Sylvain Guintoli dans le développement. Associé à Tom O'Kane, ingénieur lié à Suzuki depuis 2005, le Français met son expérience au profit des deux jeunes titulaires de l'équipe, chargés de donner la dernière validation aux pièces qu'il aura triées et d'en tirer la quintessence en course. Un travail d'autant plus essentiel que Suzuki n'a toujours pas d'équipe satellite sur laquelle s'appuyer.

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L'ancien Champion du monde Superbike sort de l'ombre cette semaine, pour disputer une deuxième wild-card après celle de Barcelone. Un changement de programme précieux pour lui afin d'obtenir des éléments directs de comparaison pour la GSX-RR qu'il tente inlassablement de perfectionner au gré des nouveautés qu'il évalue. Avant de prendre la piste ce vendredi, Sylvain Guintoli a répondu aux questions de Motorsport.com pour faire le point sur ce programme, au cœur d'un été hautement chargé pour lui puisque pendant que les titulaires s'accordaient un peu de repos il enchaînait des essais privés et une participation énergivore aux 8H de Suzuka, conclues pour lui à la cinquième place.

Il s'agit de ta deuxième wild-card de la saison. Quelles sont tes priorités ce week-end ?

"À la mi-juillet, au milieu du programme de Suzuka, on a eu un test MotoGP de deux jours à Motegi. Ça a été très intéressant, on a testé là-bas des innovations qui ont été très positives. On va poursuivre le développement en ce sens. Je ne pense pas pouvoir vous donner de détails, malheureusement, mais on a des choses très intéressantes à explorer et on va maintenant poursuivre notre recherche d'amélioration pour Álex [Rins] et Joan [Mir]."

Quelle importance cela a-t-il de participer à un week-end de course, par rapport aux tests que tu réalises seuls à Motegi par exemple ?

"À Motegi, on a désormais de bonnes références, c'est donc un bon outil de travail, mais rien ne remplace l'atmosphère et la pression de la course. Et puis on peut aussi opérer des comparaisons avec les données des titulaires. En roulant le même jour et dans les mêmes conditions de vent, de piste, de températures et tout cela, ça nous permet d'avoir une meilleure idée. Pour nous, il est très important de vérifier tout ce que l'on trouve et d'aller plus loin dans ce que l'on fait et dans la direction que l'on prend pour essayer de repousser les limites."

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Tu vas aussi rouler lundi pour la journée de test : seras-tu sur la moto de 2020 ?

"On a aussi mardi et mercredi, on a deux jours de plus pour moi. C'est un travail non-stop. On travaille tout au long de l'année et pendant l'hiver pour poursuivre le développement. D'une année à l'autre, on définit le package, et on le fait aussi pendant l'hiver : c'est un travail continu. On travaille donc pour le présent, le moyen terme et aussi le long terme. Certaines choses que je vais essayer sont destinées au long terme."

Suzuki a perdu ses concessions cette année. Quel effet cela a-t-il pour toi ?

"Ah, ça me donne plus de travail ! Je pense que la perte des concessions rend le test team encore plus important, car les essais sont restreints pour les pilotes titulaires et le travail de développement est donc pas entièrement mais presque soutenu par le test team. Alors en comparaison de l'année dernière, il y a plus de choses à faire, j'ai plus de pneus pour jouer parce que l'allocation reste de toute façon la même, il y a 260 pneus et ils sont principalement pour moi."

Propos recueillis par Jamie Klein

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