Guintoli : "C'est un grand moment sportif, et émotionnellement"

Le remplaçant d'Álex Rins aborde la manche française avec confiance, après un premier contact très positif avec sa Suzuki.

W.Z., Le Mans - Sur un circuit qui lui est cher, Sylvain Guintoli revient en MotoGP ce week-end pour une pige de luxe au profit de Suzuki, en remplacement d'Álex Rins, blessé lors des essais libres du Grand Prix d'Argentine.

Six ans après sa dernière apparition dans la catégorie reine, en 2011 sur le Sachsenring, déjà en qualité de remplaçant d'un Loris Capirossi lui aussi blessé, le natif de Montélimar revient donc sur un tracé rempli de symboles. 

C'est en effet sur la piste mancelle que Guintoli a fait ses débuts en 2000 dans la catégorie 250cc, et c'est ici qu'il y a réalisé probablement sa performance la plus célèbre, en 2007, en occupant la tête de la course devant un autre français, Randy de Puniet. "C'est un moment spécial, avec un circuit ici qui m'a amené pleins d'émotions, avec des moments de joie mais aussi des moments difficiles. C'est là où j'ai commencé ma carrière. Et puis il y a bien sûr eu 2007, quand j'étais en tête de la course, puis la chute."

La perspective d'un doublé tricolore dans la Sarthe aura donc fait long feu il y a dix ans, mais c'est sans rancœur que le Français revient sur son circuit fétiche. "Être de retour ici, sur une Suzuki, sur une moto officielle, après une dizaine d'années d'absence, c'est un grand moment", admet-il. "Un grand moment sportif, mais aussi un grand moment émotionnellement."

Bonne prise de contact avec la Suzuki

La prise de contact avec la GSX-RR, lors de la journée d'essais post-course à Jerez, il y a dix jours, s'est très bien déroulée. En dépit d'un moindre roulage que ses concurrents, Guintoli a été agréablement surpris par les qualités de la machine japonaise. "La moto était fabuleuse, c'est clair", reprend-il. "Ce fut une expérience vraiment incroyable, le fait de monter sur cette machine, c'est une machine vraiment très agile, vraiment très légère et vraiment super à piloter. Maintenant, il faut que j'arrive à m'adapter le plus rapidement possible pour essayer d'être compétitif."

Alors que Bridgestone fournissait le plateau du MotoGP lors de sa dernière apparition en Grand Prix, en 2011, l'une des inquiétudes du retour du Français résidait dans sa bonne adaptation aux nouvelles gommes fournies par Michelin. "La grosse différence, c'est les pneus", confirme-t-il, sans toutefois considérer que cela a constitué un véritable obstacle. "L'adaptation à Jerez s'est faite assez rapidement, du fait qu'on a roulé qu'une journée et demie, et j'ai tout de suite eu un bon feeling. Et après, la Suzuki m'a donné un sentiment de confiance, tout de suite, donc ça c'était très positif aussi. Maintenant, il faut voir ce que ça va donner en conditions de course."

Les conditions de course, justement, s'annoncent très aléatoires ce week-end. Un facteur qui pourrait handicaper le pilote Suzuki, même si celui-ci ne se donne pas d'autre option que de s'adapter rapidement, quelles que soient les circonstances. "Les conditions comme ça, j'aime bien de toute façon, donc ce n'est pas un problème", expédie le Français. "Que ce soit sec ou mouillé, il faut que j'essaie de m'adapter le plus rapidement possible. Les Michelin, sous la pluie, je ne connais pas, mais il faut se lancer et s'adapter le plus rapidement possible."

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