MotoGP GP d'Allemagne

Où en est Honda un an après avoir vu Márquez au plus bas en Allemagne ?

La frustration de Joan Mir sur sa Honda fait écho à celle que ressentait Marc Márquez il y a un an en Allemagne, au moment où son union avec son constructeur de toujours a connu un tournant qui allait mener au divorce.

Joan Mir, Repsol Honda Team

Joan Mir a décrit le vendredi du Grand Prix d'Allemagne comme ayant été "la journée la plus difficile de toute l’année" en termes de performances sur sa Honda. Le Champion du monde 2020 a connu sa dixième chute de la saison lors de la deuxième séance d'essais disputée dans l'après-midi. Serrant les poings de colère face à sa RC213V échouée dans les graviers du virage 1, il a alors montré toute la frustration qu'il peut ressentir à l'égard de sa moto.

 

Il y a dix ans, quand Honda arrivait en Allemagne la victoire était pour ainsi dire garantie, avec Marc Márquez, capable de prouesses exceptionnelles sur ce circuit. Mais, dernièrement, la piste du Sachsenring a révélé le pire de la RC213V. L'année dernière, c'est ce Grand Prix qui a marqué le tournant dans l'union que l'on pensait impossible à briser entre l'Espagnol et son constructeur. Il était tombé cinq fois au cours du week-end et avait fini par déclarer forfait le dimanche matin. Márquez et Honda touchaient le fond et c’était indéniablement le début de la fin.

"Honnêtement, en termes de performances, la journée d'aujourd'hui a été la plus difficile de toute l'année", a confié Joan Mir vendredi soir, alors qu'il a terminé la deuxième séance d'essais dernier. "On a établi une base [de réglages], dont on pensait qu'elle allait fonctionner ici. Pas la base d'Assen, une base différente. On a donc pris quelques risques et on s'est un peu perdus au milieu de tout ça."

"Avec la moto, j'étais plus ou moins capable d'être un petit peu plus rapide aujourd’hui. J'ai subi une chute au moment où j’ai voulu tenter quelque chose. Ensuite, cette moto n’était plus utilisable parce qu'il lui manquait des pièces. Je suis donc passé à la moto dotée des nouveaux réglages, mais je n'ai même pas pu rouler avec. Je n'ai pas fait le moindre temps."

"Pour moi, cela a du sens de prendre des risques quand on le fait pour quelque chose. Mais quand on prend des risques juste pour rester sur la moto, ce n'est pas la peine. C'est comme ça qu'on va progresser, pas en faisant des choses stupides. J'ai décidé de rentrer tôt au stand, de donner les informations, en espérant pouvoir mieux rouler et être plus compétitif [samedi]. Mais aujourd'hui, ce n'était pas possible."

Joan Mir s'est finalement qualifié 20e samedi.

Joan Mir s'est finalement qualifié 20e samedi.

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

La réaction émotionnelle de Joan Mir fait écho à celle qu'a eue Marc Márquez il y a un an, lorsque, malmené par sa moto dans le virage 11, l'octuple Champion du monde était allé jusqu'à lui faire un doigt d'honneur. La colère de Mir vient, elle, du fait qu'il est tombé malgré sa lenteur.

"Ce qui m'énerve vraiment... Je ne suis pas à l’aise ici, je le dis aux ingénieurs et à tout le monde", a précisé le pilote espagnol. "On perd entre une seconde et une seconde et demie au tour en termes de rythme et après on chute. Comment est-ce possible ? Une chute, puis une autre… Je suis tombé à cet endroit, mais j'ai subi beaucoup de mouvements [de la part de la moto] aujourd’hui, et beaucoup qui auraient pu se terminer par terre. J'étais très en colère et je le suis toujours face à la situation. Mais on va voir si demain ils peuvent me donner un package que je puisse apprécier un peu."

Vendredi, le meilleur tour du jour a été celui de l’Aprilia de Maverick Viñales en 1'19"622, soit 0"649 plus rapide que la meilleure performance d'il y a un au même stade du week-end. Chez Honda, le meilleur temps hier a été réalisé par Johann Zarco en 1'20"668, soit 2"237 plus rapide que le meilleur temps du constructeur ce même vendredi, en 2023. Cela peut sembler être un gain important sur le papier, mais Zarco figurait tout de même à 1"046 du premier, en 16e position. Quant à Mir, il était hier à 2"225 en dernière place, en 1'21"847, seulement 0"294 plus rapide que la meilleur Honda du vendredi de 2023.

Ce samedi, les quatre Honda se sont qualifiées entre la 17e et la 20e place, une hiérarchie qui se tient dans la lignée des Grands Prix précédents. Malgré cela, le pilote majorquin semble toujours convaincu de poursuivre sa collaboration avec le constructeur pour deux années supplémentaires, une information qui doit encore être officialisée mais qui ne fait plus de doute.

"Non, non", a-t-il assuré quand il lui a été demandé s'il envisageait désormais de revoir son choix quant à son avenir. "Une journée ne change pas la mentalité. Mais on va travailler pour demain et essayer d'être dans la même position que lors de la première partie de la saison dans d'autres courses. Aujourd'hui, franchement, je ne sais pas ce qui s'est passé."

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