L'instabilité de la Suzuki a déclenché l'airbag de Joan Mir

La Suzuki de Joan Mir est instable dans certains virages rapides à Assen et les secousses ont même déclenché son airbag en EL4. Lointain 14e sur la grille, le Champion du monde 2020 est prêt à une lente mais sûre remontée en course.

L'instabilité de la Suzuki a déclenché l'airbag de Joan Mir
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Joan Mir a vécu un samedi difficile à Assen. Hors du top 10 en EL3 et passé à côté de la Q2, le pilote Suzuki a dû composer avec une Suzuki qui rencontre des difficultés à gérer les portions les plus rapides du tracé. L'instabilité de la GSX-RR a même déclenché l'airbag de sa combinaison pendant les EL4, ce qui l'a contraint à revenir à son garage plus tôt que prévu.

"J'ai pas mal de difficultés en stabilité, mon airbag s'est déclenché dans la combinaison dans le secteur 2 parce que ça a cru que je chutais", a expliqué Mir. "Et j'ai réellement du mal en stabilité dans les virages rapides, secteur 2 et secteur 4, la moto bouge beaucoup. A voir si on peut progresser. Par le passé c'est déjà arrivé et on avait réglé [le problème d'airbag]."

Joan Mir a évoqué des problèmes "différents" de ceux rencontrés sur les autres courses mais sa 14e place sur la grille de départ ne reflète pas son potentiel. Le Majorquin sent qu'il est entré dans une spirale négative en manquant la qualification directe en Q2 en raison de drapeaux jaunes à la fin des EL3.

"C'était une journée difficile parce que je pense qu'on avait le potentiel pour entrer en Q2 directement en EL3, mais j'ai vu des drapeaux jaunes et je n'ai pas pu finir mon tour. J'ai amélioré le premier secteur, [il y avait des drapeaux jaunes] dans les secteurs 2 et 3. C'est ce qui a défini la journée, on est passés à côté de la Q2."

"Puis en Q1 c'est difficile, tout le monde le sait. J'ai pris le premier pneu et les sensations n'étaient pas optimales, sincèrement. Après, j'ai essayé d'en faire un peu plus et je suis tombé dans le deuxième relais. Je me suis relevé, j'ai relancé la moto mais les conditions n'étaient pas idéales. C'est dur de voir du positif."

Joan Mir, Team Suzuki MotoGP

Joan Mir

Habitué à des remontées après des qualifications en dessous de ses attentes, Joan Mir conserve l'espoir de décrocher un résultat plus conforme à son véritable niveau ce dimanche, et semble se préparer à un course d'attente avant d'avaler ses adversaires dans les derniers tours.

"L'an dernier on est partis dixièmes et on a fini sur le podium. Cette année je n'ai pas le rythme pour le podium mais si on assemble tout, je pense qu'on n'est pas très loin. Il faudra prendre un bon départ et attendre un peu, attendre [d'avoir] le rythme."

"Je pense qu'on peut diviser une course en trois : le départ, quand on doit doubler, le milieu, où tout le monde est rapide, et la dernière partie qui est le moment où on peut gagner le plus de places. Je pense que c'est ce qu'il faudra faire."

Mir a néanmoins conscience qu'il ne faudra pas être trop attentiste sur un circuit où l'usure des pneus ne devrait pas être un problème : "La dégradation est toujours un élément important mais c'est l'une des pistes où on n'a pas à beaucoup économiser le pneu. Naturellement, il ne faut pas surchauffer le pneu mais il y a moins de contrôle à faire que dans les autres courses. Je m'attends à moins de dégradation que d'habitude."

"Je ne pense pas que c'est facile parce qu'il faut attaquer en permanence", a précisé Mir. "C'est probablement plus dur de doubler dans des courses avec une dégradation plus faible."

Avec Charlotte Guerdoux

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