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MotoGP GP des Amériques

Intouchable avec l'Aprilia, Maverick Viñales se surprend lui-même

Maverick Viñales a converti une pole record en une victoire incontestable en course sprint, décidément intouchable durant la deuxième journée du GP des Amériques.

Maverick Vinales, Aprilia Racing Team

La journée de samedi a eu quelque chose de "magique" pour Maverick Viñales. D'abord, elle lui a valu une pole position, la deuxième qu'il obtient avec Aprilia après celle de Valence l'an dernier. Une pole assortie d'un record de la piste pulvérisé, abaissé de plus d'une seconde par rapport à ce qu'il était il y a un an. Et puis, il y a eu sa prestation pendant la course sprint, certainement la plus dominatrice qu'il ait réalisée avec la RS-GP.

"Je savoure ce moment, c'est incroyable", a déclaré Maverick Viñales à l'issue de cette journée à part. "Plus que le sprint, ce sont les qualifications qui m'ont le plus plu.... Je ne sais pas comment j'ai fait ce tour. Je ne sais pas ! J'ai juste fait quelque chose de magique avec la moto aujourd'hui et c'est impressionnant. Je suis très heureux, je suis tout à fait convaincu qu'on peut faire un travail incroyable cette année, pas seulement ici mais tout au long de l'année. Je me sens mieux que jamais, clairement."

Il y a trois semaines déjà, Viñales était sorti vainqueur du sprint, sa première victoire avec Aprilia − même si le règlement ne la reconnaît pas comme telle. Désormais, c'est la première fois qu'il remporte deux succès consécutifs en MotoGP depuis les premiers moments qu'il a passés chez Yamaha, en 2017, lui qui avait alors remporté ses deux premiers Grands Prix au guidon de la M1, au Qatar et en Argentine.

Interrogé sur sa forme actuelle et la comparaison possible avec cette époque-là, il a observé : "Je suis à un niveau totalement différent. J'aurais aimé me sentir il y a quelques années comme je me sens maintenant parce que j'ai l'expérience et que, physiquement, je me sens très fort."

"C'est l'année où je me sens le plus fort physiquement. Évidemment, j'ai beaucoup travaillé pour ça. J'ai juste l'impression que l'expérience, la force et la technique que j'ai sur la moto se rejoignent et donnent ces résultats. C'est fantastique. Je me répète tout le temps cette phrase dans ma tête, 'n'abandonne jamais', parce que le travail paye. Ça paye. Je suis très heureux. Évidemment, je fais beaucoup d'efforts et ma famille aussi."

VIDÉO - Le résumé de la course sprint du GP des Amériques

Ce succès, il est allé le chercher avec l'art et la manière puisque c'est lui qui a signé le holeshot, réussissant à la perfection son départ depuis la pole. Puis il s'est irrémédiablement détaché de ses poursuivants, tout en dosant malgré tout son attaque, pour finalement passer l'arrivée avec 2"294 de marge au bout de dix tours.

"Dès que j'ai vu 1"7, je me suis dit que j'allais me détendre", a-t-il expliqué, "parce que ça n'a pas de sens de creuser encore plus l'écart et de détruire les pneus. J'ai beaucoup contrôlé mon pneu arrière. Demain, la course va être très longue, alors il faut comprendre quand et où pousser. Je suis prêt à aller travailler au stand !"

Je pilote la moto de façon très naturelle et c'est quelque chose de dingue. Je n'ai même pas besoin de réfléchir.

"Actuellement, je pilote la moto de façon très naturelle et c'est quelque chose de dingue. Je n'ai même pas besoin de réfléchir, je suis tout simplement fluide avec la moto", a décrit le pilote espagnol, qui se plaignait pourtant cet hiver de ne pas retrouver sur la nouvelle Aprilia l'équilibre qui lui plaisait tant sur le modèle précédent. Mais cette faiblesse a finalement été dépassée.

"Une chose importante est que je comprends à quel point je peux pousser la moto, tout ce que je peux lui demander. Désormais, je suis capable d'en tirer le maximum, et c'est grâce au travail mené par les techniciens pour vraiment trouver un bon équilibre entre le pneu avant et le pneu arrière. En gros, c'est ça. À partir du moment où on a changé ça, je me suis senti extrêmement bien avec la moto."

"J'ai dit dès les premiers tours que je ne me sentais pas à l'aise sur la moto", a-t-il expliqué. "J'ai eu une chute très étrange en Malaisie, dans le dernier virage. Alors je n'avais pas confiance dans la nouvelle moto, mais on a travaillé sur les réglages, sur l'équilibre et, petit à petit, je me suis senti mieux. Au Qatar, ce n'était pas suffisant, je ne roulais pas au maximum. Donc à Portimão, on a modifié un peu la répartition des masses sur la moto et ça a changé... comme ça ! On est passé de là à là. En gros, j'ai les mêmes sensations que l'année dernière, mais avec une moto qui est évidemment un peu meilleure grâce à l'aérodynamique."

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