Jack Miller a croisé les doigts, en vain, pour éviter une panne moteur

Après une première alerte le matin, Jack Miller a été victime d'une panne moteur en pleine course au Mans, alors qu'à huit tours de l'arrivée il se battait dans le groupe de tête.

Jack Miller a croisé les doigts, en vain, pour éviter une panne moteur

Le jour où Ducati a signé un premier succès historique au Mans, Jack Miller aurait pu prétendre être celui qui allait mener la Desmosedici sur la plus haute marche du podium. Le pilote australien n'a toutefois pas pu poursuivre la lutte dans le groupe de tête du Grand Prix de France au-delà du 18e tour, lâché par sa moto.

Dans un paddock inhabituellement peu fourni compte tenu des restrictions d'accès liées à la situation sanitaire, la colère très expressive de Miller aura assurément été entendue d'un bout à l'autre du bâtiment des stands. S'en tenant au strict minimum des obligations médias auxquelles il devait se soumettre dans la foulée, il a néanmoins expliqué sa frustration par "un problème avec le moteur" dont il avait déjà eu une alerte lors de la séance matinale.

"Ça a commencé au warm-up", a-t-il expliqué auprès du site officiel du MotoGP, "puis on a échangé les motos pour la course, mais j'étais sur celle qui était réglée pour le sec et la pluie est arrivée si bien que j'ai dû passer à l'autre moto. Étant donné le peu de temps dont on disposait, on n'avait aucune chance d'essayer de régler les choses, il fallait juste croiser les doigts et malheureusement on a eu un souci."

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Qualifié deuxième, celui qui avait déjà vu le podium lui échapper de peu l'an dernier au Mans, nourrissait de grands espoirs pour la course, et à plus forte raison avec l'averse arrivée à point nommé au moment du départ. En bagarre contre Álex Rins, Andrea Dovizioso et Danilo Petrucci, Jack Miller a un temps pensé rencontrer un problème électronique et s'est senti quelque peu en difficulté en termes de vitesse alors que la course entrait dans son dernier tiers. Il venait de changer de cartographie afin de préserver son pneu arrière lorsque, dit-il, "l'inévitable est arrivé et la moto est juste morte".

"C'est l'aspect douloureux de la course", a-t-il souligné. "Je suis vraiment désolé, parce qu'on a été bons tout le week-end, mes sensations avec la moto étaient très bonnes en course, je faisais tout comme il le fallait et puis ce problème technique m'a forcé à rentrer au stand. Toute l'équipe a très bien travaillé, et quand ces choses-là arrivent, on n'en est que plus triste."

Cet abandon est le deuxième du pilote Pramac en trois courses, sans qu'il en ait eu la moindre responsabilité puisqu'il avait déjà perdu gros au Grand Prix d'Émilie-Romagne après avoir vu son entrée d'air être obstruée par un tear-off abandonné par Fabio Quartararo. Il accuse désormais 40 points de retard au championnat.

"C'était une journée idéale pour marquer beaucoup de points. J'ai passé la plus grande partie de la course à suivre Danilo et Dovi, puis Rins s'est joint à moi. Le seul [de ce groupe] qui me devançait au championnat était Dovi. Fabio était en difficulté, tout comme Mir et Maverick", observait-il.

"Heureusement, je n'ai pas perdu trop de points par rapport à Fabio et je n'ai perdu qu'une place au championnat. Sachant qu'il reste encore cinq courses, je suis donc encore suffisamment proche pour faire quelque chose compte tenu du fait que ces courses sont tellement imprévisibles. Par contre, on ne peut pas se permettre un autre joker comme celui-ci", a-t-il prévenu, déterminé à vite passer à autre chose en enchaînant avec Aragón. Le moteur quant à lui va retourner à l'usine afin que la lumière soit faite sur le problème rencontré.

Avec Carlos Guil Iglesias

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