MotoGP GP du Portugal

Jack Miller "fatigué" des comparaisons entre la GP21 et la GP22

Distancée par la version 2021 en ce début de saison, la Ducati GP22 est de mieux en mieux exploitée par ses pilotes, selon Jack Miller, qui ne souhaite plus perdre d'énergie dans des comparaisons qu'il juge inutiles.

Jack Miller, Ducati Team

Jack Miller admet être lassé d'être appelé à comparer continuellement sa Ducati actuelle et celle avec laquelle il s'est imposé deux fois la saison dernière. Il faut dire que la version 2021 de la Desmosedici fait naître une confrontation peu glorieuse pour les derniers développements de Borgo Panigale, elle qui a remporté deux des quatre premières manches du championnat actuel aux mains d'Enea Bastianini et qui occupe actuellement la tête du classement général, alors que les GP22 ont connu une entame plus poussive, avec deux pole positions pour Jorge Martín et trois podiums répartis entre trois pilotes (Martín, Miller et Johann Zarco).

Miller et Zarco sont ceux qui ont cumulé le plus de points à son guidon à ce stade, mais leurs 31 unités représentent la moitié du capital de Bastianini et les placent aux septième et huitième rangs du championnat. On est loin du statut de favorite qui entourait cette moto dès le début des essais hivernaux, en novembre, lorsque Pecco Bagnaia, dominateur sur la fin de saison dernière, avait déclaré la nouvelle machine déjà apte à courir.

Lorsqu'il a été interrogé sur les performances de sa GP22 après les premiers essais libres du Grand Prix du Portugal, dont il occupe la dixième place, et qu'il lui a été demandé de les comparer à ce que produisait la GP21 sous la pluie, Jack Miller a souhaité balayer définitivement le sujet. "Tout est toujours différent. La moto est bonne, elle fonctionne bien. Mais si je suis complètement honnête, je suis fatigué de comparer les deux motos, ça ne sert à rien de les comparer", a-t-il répondu aux journalistes.

"Ma moto de cette année c'est la GP22, et il est certain qu'elle va être différente. Tout l'intérêt de cette moto est qu'elle soit différente. Faire des comparaisons, ou essayer de prendre tout ce qui est mieux sur [la GP21]... J'ai piloté cette moto pendant deux ans, alors c'est sûr qu'elle est bien. Mais je n'essaie pas de penser à cette moto-là, j'essaie de penser à la moto que je pilote cette année et de ne pas perdre d'énergie à me concentrer sur [l'autre] moto."

"On a un package fantastique et je pense qu'on peut clairement l'améliorer, continuellement. On n'a fait que quatre courses et on a déjà obtenu deux top 5. D'accord, j'ai abandonné au Qatar, mais j'ai le sentiment qu'on secoue la moto et qu'on commence à en extraire le meilleur", a poursuivi Miller, longtemps leader lors de la dernière course en date, avant de valider son premier podium à la troisième place.

"Parler de l'une ou l'autre ne changera rien au résultat pour moi. Le fait est que, cette année, je pilote la GP22. J'ai le sentiment de m'approcher petit à petit du fait qu'elle soit vraiment ma moto. Je pense que j'y suis déjà. On a eu beaucoup de variations sur la GP22, parce que tout nous a été donné assez rapidement. Mais c'est comme si on disait que la Norton de 1975 était la moto la plus maniable au monde : ça n'est pas vrai, sinon elle serait encore en course ! C'est ça le développement, c'est comme ça que le développement fonctionne."

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