Jack Miller prêt à succéder à Bayliss et Stoner à Valence ?

Voilà plus de quatre ans que Jack Miller court après un second succès personnel en MotoGP, et il se verrait bien ce dimanche ajouter son nom à la liste des vainqueurs australiens fêtés à Valence.

Jack Miller prêt à succéder à Bayliss et Stoner à Valence ?

Vainqueur surprise d'un rocambolesque Grand Prix des Pays-Bas à l'époque, Jack Miller avait contribué à faire de 2016 une saison sensationnelle, avec neuf pilotes différents inscrits au palmarès de cette campagne. Cette année, ce décompte est déjà atteint, mais le représentant du team Pramac se verrait bien ajouter une nouvelle pierre à l'édifice, alors que le MotoGP trépigne à l'idée d'allonger la liste des records d'un championnat déjà exceptionnel en voyant possiblement un dixième pilote différent se hisser sur la plus haute marche du podium.

"Cette année-là avait été spéciale", se souvient-il. "C'était la première de Michelin, si bien qu'on n'avait pas de données pour les pistes, et puis bien sûr j'ai eu de la chance à Assen avec la pluie. En tout cas j'ai fait partie de ces neuf-là, alors j'aimerais clairement faire partie des dix cette fois !"

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L'Australien, qui avait remporté son premier succès au guidon d'une Honda satellite dans ce qui était sa deuxième saison parmi l'élite, aimerait à présent ouvrir son compteur avec Ducati avant de rejoindre l'équipe officielle de Borgo Panigale la saison prochaine. Il lui reste pour cela deux tentatives, et si Valence n'est pas censée être la plus favorable pour atteindre cette cible, il pourrait voir un signe du destin dans le fait que les deux seuls pilotes à s'y être imposés sur le sec au guidon d'une Ducati sont ses compatriotes : Troy Bayliss en 2006 et Casey Stoner en 2008. Une Desmosedici a également gagné il y a deux ans, aux mains d'Andrea Dovizioso, mais cette fois lors d'une édition pluvieuse mémorable.

Pour mettre toutes les chances de son côté, Jack Miller voulait se qualifier en première ligne, et c'est chose faite. C'est un objectif qu'il atteint pour la quatrième fois cette année. Si sa première qualification dans le top 3 lui a permis de monter sur le podium au GP d'Autriche, les deux autres ne lui ont pas franchement souri puisqu'il a été contraint à l'abandon − à cause d'une panne moteur au GP de France et d'un fameux tear-off baladeur au GP d'Émilie-Romagne.

Mais le pilote Pramac se focalise surtout sur la première manche disputée ici-même la semaine dernière, et qu'il n'a pu conclure qu'à la sixième place. Un résultat qui ne traduisait pas le rythme qu'il avait affiché, car il s'était fait déborder au départ alors qu'il s'élançait de la sixième place. Bien mieux positionné cette semaine, il espère à présent mieux réussir son début de course et avoir son mot à dire par la suite.

"Comme pour la plupart des courses, les deux premiers tours sont importants, mais c'est le cas ici encore plus qu'ailleurs, car il est assez difficile de dépasser. C'était le cas la semaine dernière, puisque j'ai été bloqué dans le trafic et il m'a fallu beaucoup de temps pour en sortir. Je savais qu'il fallait donc que je me qualifie bien cette fois et on y est arrivé", se félicite Miller.

"Les conditions n'étaient pas parfaites, c'était assez mouillé dans la pitlane. Étonnamment, le reste de la piste ne semblait pas trop mal, je m'attendais à pire", souligne-t-il. "La piste en elle-même n'était pas vraiment mouillée, mais elle était grasse. On ne pouvait toucher aucun vibreur ni aucune ligne parce qu'il y avait beaucoup d'eau en surface. Il fallait donc essayer d'éviter ça, tout en attaquant comme des fous comme on le fait en qualifs. Mais plus je faisais de tours, plus je semblais gagner en confiance dans la moto."

"On peut s'estimer heureux de ce qu'on a fait, c'est très important d'être en première ligne ici. On y est arrivé et maintenant on se tourne vers [la course] et on va essayer de finir le job correctement", prévient l'Australien au site officiel du MotoGP. "Le rythme de tout le monde est meilleur que la semaine dernière, c'est clair. On a tous pu adapter un peu plus les réglages à ce dont on aura besoin pour une course sèche. [...] J'ai travaillé dur sur mon rythme, je me sens assez fort. On verra quand les feux s'éteindront. Il n'y a qu'en course que l'on voit comment les choses se passent."

"La semaine dernière j'ai pris le dur à l'avant et je n'étais pas satisfait à 100%. Il a mis trop longtemps à venir et, pour être honnête, je n'ai jamais vraiment senti que j'arrivais à le faire monter en température sur le flanc gauche, alors je pense que je vais aller vers l'option medium cette semaine. Par contre, je vais garder le medium à l'arrière, je pense que tout le monde sur la grille va le prendre", annonce-t-il. "Je me sens plutôt confiant avec mon choix de pneus. Les autres seront très rapides, mais j'espère pouvoir simplement partir proprement et faire ma propre course, à mon propre rythme."

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