Mir stoppé et Rins en difficulté : une dernière course à oublier pour Suzuki

Suzuki a vécu l'un de ses plus mauvais week-ends de la saison au Grand Prix du Portugal, voyant le titre des constructeurs s'envoler. Joan Mir, stoppé par un souci électronique, est désolé d'avoir percuté Pecco Bagnaia, tandis qu'Álex Rins regrette son choix de pneus.

Mir stoppé et Rins en difficulté : une dernière course à oublier pour Suzuki

Suzuki n'a pris qu'un point à Portimão, grâce à Álex Rins, tandis que Joan Mir a abandonné. Il n'y a qu'à Jerez, en ouverture de la saison, que la firme de Hamamatsu a fait moins bien cette année, avec un zéro pointé. Entre ces deux courses, Suzuki a multiplié les podiums et conquis deux titres, celui des pilotes, grâce à Mir, ainsi que celui des équipes, et la couronne des constructeurs était encore à sa portée en arrivant dans l'Algarve, puisque la marque partageait la première place avec Ducati. La contre-performance du week-end a fait chuter Suzuki chuter au troisième rang, derrière Yamaha.

Une semaine après avoir décroché le titre, Joan Mir a rencontré plusieurs problèmes à Portimão. Ralenti par un souci électronique, le pilote espagnol a manqué la qualification en Q2 pour la deuxième fois de l'année seulement et il n'était que 20e sur la grille de départ. En course, Mir est remonté au 12e rang mais il a eu un nouveau problème électronique, différent de celui de samedi puisqu'il est survenu à la suite de contacts avec Pecco Bagnaia et Johann Zarco.

"Je ne sais pas comment j'ai pu faire les deux premiers tours, sincèrement ! Avec l'adrénaline, c'était facile et fun de doubler", a commenté Mir, déçu que sa course ait vite pris un mauvais tournant : "C'est dommage. Dans les deux premiers tours je me sentais vraiment bien, c'est vraiment dommage. J'ai eu contact avec un pilote, je ne sais pas si c'était celui avec Zarco ou Bagnaia, et j'ai perdu l'électronique. Ça a commencé à poser problème à ce moment-là et c'est pour ça que j'ai abandonné. C'est dommage de finir la saison de cette façon, mais c'est comme ça."

"[Le contact] a eu des conséquences sur l'électronique de la moto, je ne sais pas pourquoi, et ensuite je n'avais plus d'antipatinage", a ajouté Mir. "Je l'avais dans certaines portions, pas dans d'autres, et c'était très dangereux parce que je me faisais de grosses frayeurs en course. Ça s'est aggravé avec l'usure du pneu, c'était de pire en pire et j'ai dû abandonner."

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Les contacts de Mir ont eu plusieurs conséquences puisque Bagnaia semble blessé à l'épaule et que Zarco a perdu des places. Le pilote Suzuki reconnaît une tentative trop osée sur Bagnaia. "Je dois présenter mes excuses à Pecco parce que j'ai été très agressif dans cette portion, un peu trop. Je critique ce type de manœuvre parfois. Je n'ai pas été sale, mais ce n'était pas la plus belle des manœuvres."

Dans ce contexte difficile, Joan Mir est satisfait d'avoir assuré le titre mondial dès le GP de Valence. "Je me le suis dit plusieurs fois, parce que ça a été un désastre [à Portimão]. Vendredi, la moto était prête, mais on a eu de gros problèmes internes samedi, dont je ne peux pas parler. On n'a pas pris la bonne direction. [En course], des contacts avec d'autres pilotes... C'était un désastre, mais je me sentais bien dans les premiers tours de la course."

Álex Rins n'a pas fait beaucoup mieux en se classant au 15e rang, après une erreur qui lui a fait perdre plusieurs places. Le pilote espagnol a également payé un choix de pneus qu'il juge mauvais, avec le medium à l'avant, comme la plupart des autres pilotes, et le dur asymétrique à l'arrière, moins populaire dimanche. Rins regrette surtout de ne pas avoir permis à Suzuki de faire le triplé dans les championnats.

"La course a été très difficile parce que je n'ai pas pu me battre pour le titre des constructeurs, qui était l'un de nos objectifs", confirme-t-il. "Sincèrement, on s'est trompé dans le choix de pneus. J'ai eu beaucoup du mal du milieu à la fin de la course. La première partie de la course n'était pas mauvaise. J'étais là. Comme toujours, je n'ai pas pris un mauvais départ. J'étais sixième dans le premier tour, mais ensuite, derrière Pol [Espargaró] je crois, j'ai tiré tout droit au premier virage."

"Après, ce n'était pas trop mauvais, avec [des chronos] dans la fourchette moyenne ou élevée des 1'40, mais tour après tour, la dégradation du côté gauche a été incroyable. C'était comme de la glace. Je n'ai pas pu gérer la situation. C'est dommage de ne pas avoir pu se battre pour le titre des constructeurs, mais on finit troisième, c'est plutôt bien pour Suzuki et moi. Je suis content de ça."

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