Mir savait qu'il ne pourrait pas doubler Bagnaia

Joan Mir se doutait qu'il ne pourrait pas reprendre l'avantage sur la puissante Ducati de Pecco Bagnaia dans la dernière ligne droite au GP du Portugal. Le Champion du monde se réjouit de son premier podium de la saison sur un circuit qu'il ne juge pas favorable à la Suzuki. .

Mir savait qu'il ne pourrait pas doubler Bagnaia

Ce dimanche au Grand Prix du Portugal, Joan Mir a réalisé une remontée typique de celles qui lui ont permis de décrocher le titre mondial la saison passée. Parti de la neuvième positon sur la grille, le pilote Suzuki a réalisé un bon envol qui lui a permis de sortir sixième du premier virage. Trois nouveaux dépassements ont suivi dans le premier tour, sur Fabio Quartararo, Jack Miller puis Marc Márquez, et il occupait alors la troisième place.

Mir a vite cédé face à Quartararo puis a longtemps lutté avec Johann Zarco. La chute du pilote du team Pramac, ainsi que celle de son coéquipier Álex Rins, ont joué en sa faveur, mais il n'a pas pu contenir la remontée de Pecco Bagnaia. Resté au contact de l'Italien dans les derniers tours, le Champion du monde savait qu'il ne pourrait pas reprendre l'avantage dans la dernière ligne droite, comme son rival l'avait fait en ouverture de la saison, et il a su se satisfaire d'une troisième place sur un circuit qui n'est pas le plus favorable à sa machine.

"Avec Pecco, je ne m'attendais pas à lui faire ce qu'il m'a fait au Qatar !" s'est amusé Mir en conférence de presse. "Je savais que si je ne pouvais pas le doubler dans le dernier tour, ça serait impossible de le dépasser en ligne droite. Mais globalement, c'était un week-end positif. Ce n'est pas la meilleure piste pour moi et j'ai pu finir sur le podium, donc je suis satisfait. Dans le warm-up, je me sentais vraiment fort et en milieu de course, j'ai eu des soucis avec l'avant de la moto et j'ai commencé à perdre du terrain. Dans les derniers tours, j'ai pu survivre et j'ai réussi à retrouver un bon rythme, donc je suis content."

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Le début de course de Joan Mir a été marqué par deux contacts avec Marc Márquez, d'abord dans la première boucle, quand il a pris l'avantage sur son prédécesseur au championnat, puis quand le #93 a touché sa roue arrière. Mir y voit avec humour une petite conséquence de ses critiques envers l'homme fort de Honda à l'issue des qualifications, quand il lui reprochait les risques pris pour être coûte que coûte dans sa roue en Q1.

"Dans le premier tour, on s'est fait une frayeur. Je voulais le doubler et il a coupé la trajectoire, mais c'était trop tard pour moi. On s'est touché. Puis, j'ai senti que c'était chaud un ou deux tours après, et je ne savais pas que c'était Marc. C'est peut-être [une conséquence de la Q1] ! Maintenant, je comprends que c'était Marc ! Quand on part de la neuvième place, c'est comme ça. Quand on ne peut pas faire le temps en qualifications, il faut un départ comme ça. Si on veut se battre pour le titre, il faut partir en première ligne ou être agressif. Je préfère partir en première ligne !"

Ces touchettes n'ont eu aucune conséquence sur la course des deux hommes et Joan Mir a ainsi pu s'offrir son premier podium de la saison, après une quatrième puis une septième place à Losail. Le Majorquin se réjouit de ces bons résultats sur des circuits qu'il craignait et il se prépare maintenant à devoir "survivre" à nouveau à Jerez puis au Mans, avant de retrouver des pistes qu'il considère plus adaptées à la GSX-RR.

"L'an dernier, après le premier podium, on a gagné en vitesse et on a pu être tout le temps sur le podium. La première étape, c'est d'être tout le temps sur le podium. Je pense que le début de saison, avec les circuits prévus, n'est pas facile. Le Qatar, ici, Jerez et Le Mans, ne sont probablement pas les pistes les plus favorables à Suzuki, mais on s'est battu pour le podium sur les deux [premiers] circuits. Si on est sur le podium à Jerez, ce sera peut-être mieux. Je vais essayer. Je ne pense pas au championnat maintenant, je réfléchis course après course. J'essaie de rester calme et à 100%, la même mentalité que toujours."

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