Johann Zarco et sa nouvelle préparation : "J'ai envie de kiffer 2023"

Johann Zarco a opéré d'importants changements dans sa préparation physique avant sa septième saison en MotoGP. Une envie de fraîcheur et de renouveau pour le Français, qui veut profiter au maximum d'un championnat fait de 42 courses.

Johann Zarco, Pramac Racing en conférence de presse

La question à laquelle Johann Zarco ne peut plus échapper, alors qu'il aborde sa septième saison en MotoGP, concerne sa première victoire dans la catégorie reine, après laquelle il court depuis ses débuts remarqués en 2017. Est-ce que ce sera pour cette saison ? "Certainement, il le faut à un moment donné", a concédé le pilote français de 32 ans lorsqu'il a été interrogé dans le cadre de la conférence de presse donnée par Canal+ pour le lancement de la saison de sports mécaniques. "Impatient" de voir ce que lui réservera ce nouveau championnat, Zarco ne peut évidemment rien promettre et à ce stade, il s'est surtout dit "heureux d'attaquer 2023".

Toujours prompt à l'auto-analyse, il voit la saison passée comme source de "plein de leçons" et a pu, en conséquence, faire "pas mal de choses pendant l'hiver qui permettent de se sentir toujours frais pour attaquer 2023". Dans ce programme qu'il a suivi pendant la trêve hivernale, le pilote Pramac a souhaité suivre une voie différente de ses habitudes en se séparant des deux piliers de sa préparation physique.

"Il y a eu des changements sur le côté organisation. Le premier, c'était la séparation avec Romain Guillot", a-t-il expliqué en évoquant celui qui était son préparateur. "Ça faisait sept ou huit ans qu'on travaillait ensemble et faire un peu de changement sur le côté physique, rencontrer quelqu'un d'autre permettait d'amener plus de fraîcheur et de voir l'entrainement autrement. Peut-être qu'on avait atteint une certaine limite ou une routine qui sans doute ne me permettait plus de passer un bon cap. Ça a été une première décision."

La seconde décision a porté sur le coaching qui lui était fourni par Jean-Michel Bayle, et sur ce point Johann Zarco a livré une explication qui semble plus en lien avec le relationnel. "[J'étais] prêt à bien appliquer tout l'entraînement qu'il voulait établir, mais finalement pendant [le mois de] décembre, on s'est rendu compte que certaines choses n'allaient pas bien coller et comme le but de 2023 c'est de pouvoir prendre un max de plaisir, si on crée des bugs au sein de notre organisation par, sans doute, des défauts de caractère, chacun de notre côté, alors on se mettra des bâtons dans les roues", a-t-il déclaré.

C'est donc en faisant confiance à son expérience autant qu'à la fraîcheur qu'il est allé chercher que Johann Zarco se tourne vers le challenge de 2023, une saison qui s'annonce plus intense que jamais avec 21 Grands Prix et surtout le double de courses, maintenant qu'un format sprint rejoint le programme des week-ends. Le Français a voulu améliorer son approche des courses et, malgré ces changements, il n'est pas seul, puisqu'il travaille avec Neurovision Sport&Performance, un laboratoire de sciences cognitives basé à Lyon. Ainsi, lorsqu'il a pris la piste fin janvier pour un entraînement à Portimão, on l'a vu y pratiquer l'activation perceptivo-cognitive, une technique visant à améliorer le traitement des informations par le cerveau.

 

"L'expérience en moto, je l'ai. Je sais très bien ce que je veux viser et j'ai envie de kiffer 2023", a souligné Johann Zarco ce mercredi, lui qui nous expliquait récemment sa quête de performance intrinsèquement liée à celle du plaisir. En vue de ce championnat intense et différent qui s'annonce, il a souhaité mettre toutes les chances de son côté. "Depuis mi-novembre, je me suis un peu mieux préparé, je me suis finalement servi de l'hiver pour refaire une base un peu différente sur le côté physique, et, pour l'instant, sur fin janvier la pêche est plutôt bonne. Mais il faut se dire que, sur l'aspect physique, les tests de Sepang font partie de l'entrainement, on a encore tout février pour amener un peu plus de perf physique et du coup être, espérons-le, encore plus en forme au mois de mars."

"Le changement sur l'entraînement physique a fait du bien", a-t-il ajouté. "Il fallait un peu une autre approche parce que les années passent mais elles ne se ressemblent pas toutes et il faut réussir à évoluer, sinon les autres n'attendent pas."

Lire aussi :

Rejoignez la communauté Motorsport

Commentez cet article

Voir aussi :

Article précédent Quartararo impatient : "Énormément de nouveautés" chez Yamaha
Article suivant Le test de Sepang, déjà décisif pour l'avenir de Márquez et Honda

Meilleurs commentaires

Abonnez-vous gratuitement

  • Accédez rapidement à vos articles favoris

  • Gérez les alertes sur les infos de dernière minute et vos pilotes préférés

  • Donnez votre avis en commentant l'article

Motorsport Prime

Découvrez du contenu premium
S'abonner

Édition

France France