MotoGP GP d'Espagne

Après Ducati, KTM à son tour frappé par d'étonnantes vibrations

Les pilotes KTM se sont plaint d'un gros chattering au GP d'Espagne. Ces vibrations également vues chez Ducati en début de saison, mais aussi chez Honda, restent un mystère pour les pilotes.

Brad Binder, Red Bull KTM Factory Racing

Si les problèmes de vibration à l'arrière ont disparu chez Ducati, ils ont troublé le week-end des pilotes KTM à Jerez. L'an passé, ce circuit avait particulièrement réussi à la marque autrichienne, qui avait réalisé son meilleur week-end de la saison, avec un succès dans le sprint pour Brad Binder, son seul de l'année, et un double podium en course, avec Binder devant Jack Miller, tandis que Dani Pedrosa brillait aussi pour son apparition en wild-card.

Cette année, Pedro Acosta a été le seul pilotée la marque à entrer en Q2. Le vendredi, Binder a payé un problème sur sa fourche, Miller du trafic et Pedrosa le fait de rouler sur une moto qu'il n'appréciait pas, ce qui a compliqué la suite de leur week-end. Si Acosta et Pedrosa ont tiré leur épingle du jeu sur une piste glissante le samedi, Binder et Miller ont fait partie des nombreux pilotes à terre.

En course principale, Binder a pris la sixième place et s'il se sentait "beaucoup mieux" au niveau du pied fracturé avant la visite à Austin et qu'il pouvait de nouveau "marcher normalement", le Sud-Africain n'avait de son propre aveu "pas vraiment le rythme pour suivre" les leaders, avec une KTM en proie à ces grosses vibrations à l'arrière.

"J'ai fait de mon mieux, je pensais avoir un petit plus en course mais malheureusement, ce n'était pas vraiment notre journée", a résumé Binder. "J'ai eu un peu de mal, j'avais beaucoup de chattering dès le premier tour, c'était vraiment dur de garder de la vitesse en courbe mais je ne peux pas me plaindre."

Cette année, Ducati a été touché par ce mal sur tous les circuits... sauf à Jerez. Pour Binder, les vibrations sont pourtant apparues pour "la première fois en course" en Andalousie. Sur la seconde KTM officielle, Miller a également ressenti "beaucoup de vibrations" avant l'accrochage avec Franco Morbidelli qui a mené à son abandon.

"On a encore fait un gros changement [dimanche], on a un peu augmenté l'empattement de la moto pour tenter [quelque chose]", a expliqué l'Australien. "II semble qu'avec ce nouveau pneu arrière, on souffre un peu plus de mouvements. On ne peut pas vraiment bien glisser, soit ça pompe, soit c'est raide, soit c'est rien."

Jack Miller, Red Bull KTM Factory Racing

Jack Miller

Photo de: KTM Images

"On a essayé de rendre la moto un peu plus stable et en course, je me sentais comme au warm-up, c'était assez bon, mais les vibrations en entrée de virage, comme aux virages 4, 7 et 8, me limitaient un peu. Dans les virages où je voulais vraiment laisser la moto rouler ou entrer assez vite, ça commençait à glisser, par à-coups, et il fallait un peu attendre que la vibration s'apaise pour enrouler à la sortir. D'un côté on a un peu progressé, mais on trouvera la solution."

Ces vibrations ne sont pas cantonnées à la Ducati et la KTM puisque dans le clan Honda, Johann Zarco s'en est plaint et les attribuées à des modifications apportées par Michelin au pneu arrière. Miller partage l'avis du Français, estimant même que la donne a changé en MotoGP.

"Le composé semble similaire, ils disent que la carcasse est similaire, mais la gomme donne l'impression d'avoir plus de grip. C'est pour ça qu'on a gagné une seconde partout. Ils disent que ce n'est pas plus rapide, pas différent, mais je dis que ce sont des conneries, on essaie juste de gérer ça. [...] C'est un pneu fantastique quand il est efficace, on essaie juste de comprendre comment le maintenir dans la fenêtre pour qu'il reste performant, et il faut reconcevoir ou repenser la façon de piloter."

Michelin doit réfléchir parce que d'autres marques en parlent aussi.

Chez Tech3, Pedro Acosta est régulièrement confronté à ces soucis également, même s'ils ne semblent pas le perturber autant. "C'est une chose à laquelle Michelin doit réfléchir parce que d'autres marques en parlent aussi", a commenté l'Espagnol. "On l'a depuis la première fois que je suis monté sur la moto en Malaisie. Disons que c'est assez bizarre parce que ça ne vient pas de l'amortisseur et ça ne vient pas de la moto. C'est difficile de comprendre d'où ça vient et de comprendre comment remédier au problème."

Pedro Acosta, Red Bull GASGAS Tech3

Pedro Acosta

Photo de: Rob Gray / Polarity Photo

Pour Acosta, le souci est surtout présent avec un pneu plus tendre, mais il l'avait aussi avec le medium lors de la course principale à Jerez. Cet élément était donc au programme du test de KTM lundi, mais la marque n'a pas trouvé de réponse claire. "On a essayé de travailler sur ça, essayer de trouver un peu notre voie", a précisé Miller. "On part peut-être avec plus de questions que de réponses mais c'est comme ça."

"On a évidemment analysé les données, on a fait des changements assez radicaux en termes de géométrie au cours de la journée, certains étaient mieux, d'autres moins bien. On essaie juste de comprendre. Évidemment, quand on change massivement la moto pour compenser un problème, on influe sur d'autres domaines. On essaie juste de trouver cet équilibre, ce qui sera crucial selon moi."

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