L'UE devrait lancer une enquête sur le rachat du MotoGP par Liberty
La nouvelle commissaire à la Concurrence de la Commission européenne s'inquiéterait des effets du rapprochement entre la F1 et le MotoGP, ce qui devrait mener à une enquête avant de valider le rachat de Dorna Sports par Liberty Media.
Photo de: MotoGP
Cela fait plus de dix mois que Liberty Media a annoncé son intention de prendre le contrôle du MotoGP, en rachetant 86% des parts de son promoteur Dorna Sports, mais la transaction n'est toujours pas effective. Au cours des derniers mois, le groupe déjà propriétaire de la F1 a dû réunir les 4,2 milliards d'euros nécessaires avant de demander le feu vert de la Commission européenne. L'espoir était de l'avoir avant la fin de l'année mais cette perspective s'éloigne.
Selon Bloomberg, média spécialisé dans l'analyse des marchés financiers, l'Union européenne devrait faire passer son enquête sur le rachat du MotoGP par Liberty dans une "phase 2", à savoir un contrôle lié à la concentration, afin d'éviter une situation susceptible de nuire à la concurrence. L'Union européenne a jusqu'au 19 décembre pour lancer officiellement cette phase de l'enquête.
Cette dernière serait une volonté de Teresa Tibera, devenue le 1er décembre première vice-présidente exécutive de la Commission européenne et surtout commissaire à la Concurrence. L'Espagnole s'inquièterait des conséquences que le rachat par Liberty pourrait avoir sur les secteurs de la télévision et du streaming, en réunissant des compétitions majeures comme la Formule 1 et le MotoGP sous un même actionnariat.
Liberty Media a déjà affiché sa confiance
Des rapprochements entre les deux championnats ont déjà existé par le passé. Bernie Ecclestone a brièvement détenu les deux au début des années 1990, avant qu'ils soient revendus à différents acteurs économiques. En 2006, CVC Capital Partners a ainsi pris le contrôle de la F1 alors qu'il détenait le MotoGP... mais avait dû renoncer à ce dernier sur demande des institutions européennes.
Greg Maffei, PDG de Liberty Media jusqu'à la fin de l'année, affichait cependant sa confiance au printemps. "Nous sommes très confiants quant au fait que cela sera validé par les régulateurs parce que pensons qu'il existe un gros marché des sports et du divertissement, dans lesquels la Formule 1 et le MotoGP ne représentent qu'une petite fraction", expliquait-il au mois d'avril.
Et selon lui, le précédent vécu par CVC en 2006 n'était pas un signe d'inquiétude : "Ils avaient un délai assez court pour compléter l'accord d'achat avec la F1, donc ils n'avaient pas le temps de travailler sur les processus réglementaires. Et ils étaient [une société de capital-investissement] qui avait obtenu un gain important avec un produit et qui s'apprêtait à en acquérir un autre avec un contrat à mettre en place."
"Nous sommes dans une situation différente. Nous sommes en cohérence, en tant que groupe, sur un marché qui a évolué, nous n'avons pas de pressions temporelles de la même nature."
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