Lorenzo assume son erreur et entrevoit un top 5 possible

Parti à la faute dans le premier virage de la dernière course en date, le Majorquin est impatient de passer à autre chose et espère connaître un meilleur sort cette semaine au Texas.

Après avoir enregistré un premier abandon avec Ducati, il y a deux semaines en Argentine, Jorge Lorenzo n'a qu'une hâte : tourner la page. "Ce qui s'est passé en Argentine, c'était mon erreur, celle de personne d'autre", assume le pilote espagnol, qui a chuté dans le premier virage alors qu'il se trouvait au beau milieu du peloton.

Cette course qui n'a duré que quelques centaines de mètres et qui aurait pu se terminer de façon dramatique venait clore un week-end difficile, le Majorquin restant pour l'heure empêtré dans sa délicate adaptation à la Ducati, avec laquelle il n'a marqué que cinq points – le plus faible score qu'il ait connu en MotoGP au bout de deux courses.

Et pourtant, si la fin prématurée du Grand Prix d'Argentine est d'autant plus frustrante, c'est que Jorge Lorenzo pensait avoir identifié des solutions avant la course. "Bien entendu, ça n'est pas quelque chose qui va nous faire gagner une seconde d'un coup, mais oui, nous parlons de plusieurs choses qui, mises ensemble, pourraient nous faire gagner une demi-seconde", suggère le pilote. "Au lieu d'être à sept dixièmes ou à une seconde des plus rapides, on pourrait être à deux dixièmes, et cela permet déjà de se battre pour le top 5 au lieu d'être dixième voire plus bas. Et puis, on ne sait jamais, si je me sens bien je peux peut-être me battre pour le podium."

"J'essaye de m'adapter le plus vite possible à la moto, mais c'est plus difficile que ce que j'espérais. C'est une moto qui requiert beaucoup de kilomètres, mais le règlement fait qu'il est difficile de cumuler les tours en ce moment, en plus du fait que je n'ai pas pu rouler à Jerez en novembre comme tout le monde le sait [Yamaha avait mis son véto à ce test privé, ndlr]. Tout cela fait qu'il me manque des kilomètres qui sont très importants pour que je m'adapte à une moto qui est beaucoup plus différente que je ne le pensais."

Malgré toutes ces difficultés et des performances qui restent indéniablement plus faibles que pourraient laisser espérer le potentiel du pilote et celui de la moto, le triple Champion du monde MotoGP ne baisse pas les bras : "Il ne fait aucun doute que je ne perds pas l'espoir de gagner quelques courses cette année. Peut-être que pour la deuxième année, nous serons prêts dès le début, mais cette saison il reste encore beaucoup de courses et, quand on aura eu le déclic et qu'on aura compris beaucoup de choses, on progressera beaucoup plus rapidement."

"Garder un mental positif"

Dans une période aussi difficile que celle-ci, Jorge Lorenzo se raccroche à l'une des raisons qui ont motivé son changement d'équipe : l'affection et le soutien qu'il ressent au sein de la famille Ducati. "Non seulement je ressens l'affection de Ducati, mais je suis aussi très reconnaissant qu'à aucun moment ils ne m'aient reproché quoi que ce soit ou n'ont voulu me punir pour le mauvais geste que j'ai eu en Argentine. Ils ont compris que c'était un moment de frustration et toutes les équipes n'agissent sûrement pas comme ça."

"Je me sens très protégé, et reconnaissant. C'est dans les moments difficiles que l'on voit la fidélité totale. Quand tout va bien c'est plus facile, mais quand tout va mal, comme c'est le cas, on voit qui est à fond avec l'autre."

"Il faut garder un mental positif et penser qu'on pourrait faire mieux sur cette course", affirme à présent Jorge Lorenzo, qui repart à l'assaut de son rude apprentissage de la Desmosedici sur la troisième manche de la saison, organisée cette semaine au Texas. Une épreuve plutôt favorable à Ducati qui, ces trois dernières années, a toujours placé un pilote sur le podium d'Austin. À titre personnel, l'ancien pilote Yamaha y compte deux arrivées dans le top 3, dont une deuxième place obtenue l'an dernier.

"Austin n'est assurément pas l'une de mes pistes favorites, ni une piste qui s'adapte à mon style de pilotage, comme le Mugello ou Brno. En revanche, ce pourrait être une piste positive pour Ducati. Ils y ont obtenu des podiums et ils étaient deuxième et troisième en 2014. Il y a deux bonnes lignes droites pour exprimer la puissance de la moto", souligne le pilote espagnol, qui affrontera notamment la plus longue ligne droite de la saison avec ses 1,2 km, et ce dès ce vendredi avec les premiers essais libres.

Avec Oriol Puigdemont

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