Lorenzo déçu et frustré par l'accumulation de malchance

Le pilote Honda a été contraint à l'abandon pendant le Grand Prix des Amériques, à cause d'un problème sur sa moto dont il ne révélera rien.

Lorenzo déçu et frustré par l'accumulation de malchance

La course d'Austin aura été à l'image du reste de la tournée outre-mer pour Jorge Lorenzo : marquée du sceau de la malchance. Si le pilote espagnol évolue pour l'instant à un niveau bien inférieur à ses ambitions, ses performances sur ces trois premières courses du championnat ont été entravées par des ennuis divers qui plombent ses résultats plus qu'ils ne devraient l'être. Au Texas, il a même dû abandonner.

"La moto a eu un problème qui ne m'a pas permis de terminer la course, c'est tout ce que je peux dire pour le moment. Je ne peux rien dire d'autre, mais cela n'a rien à voir avec hier, cela n'a rien à voir avec la chaîne", explique Jorge Lorenzo, sans en dire beaucoup plus si ce n'est qu'il ne s'agit pas d'un problème lié au souci qui l'a poussé à changer de moto samedi en qualifications. "Hier, le problème c'est que la chaîne a sauté, mais en course ça a été autre chose. Ils sont en train d'enquêter. Ça m'est arrivé plusieurs fois, j'ai continué mais ça m'est arrivé à nouveau dans le même tour et j'ai décidé d'arrêter la moto."

Lire aussi :

Il n'en dira pas plus, bouche cousue face aux questions précises et orientées des journalistes pour tenter d'éclaircir ce mystère. En revanche, Lorenzo ne cache pas sa frustration. "[Je suis] très déçu, parce que sur ces trois courses il y a eu trois choses différentes qui nous ont empêché d'obtenir de meilleurs résultats, et en particulier ici où cela nous a empêché de finir la course. C'est juste un manque de chance total. Il y a des championnats où tout se passe à la perfection, comme cela a été mon cas en 2010 par exemple, et celui-ci pour le moment a été plus ou moins le contraire."

Le rythme pour finir 8e ou 9e

Pol Espargaro, Red Bull KTM Factory Racing

Avant d'en arriver à garer sa moto en bord de piste, dans le 11e tour, Jorge Lorenzo occupait la dixième position. Après avoir pris l'avantage sur Andrea Iannone, il comptait deux secondes de retard sur les pilotes qui le devançaient, Pecco Bagnaia et Pol Espargaró, et pouvait espérer poursuivre sa progression, estimant qu'il aurait pu les dépasser tous les deux pour se hisser jusqu'à la huitième place.

"Au début, ça n'a pas été facile", explique-t-il. "Mon départ a été bon, mais peut-être que j'ai manqué un peu de puissance après avoir relâché l'embrayage et quelques pilotes m'ont dépassé, j'ai perdu une ou deux places. Cette piste est assez compliquée compte tenu des épingles et des chicanes, et il faut donc faire très attention pour éviter toute erreur et ne pas tomber avec un autre pilote. J'ai donc été assez prudent."

Lire aussi :

"Au début de la course, avec le réservoir plein, j'avais du mal à m'arrêter et j'ai fait quelques erreurs, que normalement je ne fais pas. Je suis sorti deux fois de la piste, parce que je n'arrivais pas à arrêter la moto, et j'ai donc perdu une ou deux places de plus", regrette-t-il. "Mais une fois que j'ai pu me concentrer, mon rythme n'était bien sûr pas extraordinaire en comparaison de celui de Marc, mais j'ai réussi à être beaucoup plus rapide qu'au warm-up. Je pense qu'aujourd'hui avant les chutes, notre véritable position était huitième ou neuvième, ce qui était un peu mieux qu'au Qatar et en Argentine. Ça aurait donc pu être une meilleure course, mais on ne l'a pas terminée."

"Chance on malchance, vous ne pouvez rien y changer. Ça arrive ou ça n'arrive pas, et cette fois c'est arrivé sur trois courses de suite", résume le pilote Honda, désireux de passer à autre chose. "Maintenant, on va à Jerez et l'important là-bas sera d'être rapides, d'être plus compétitifs, de se battre en qualifications non pas pour la troisième ou la quatrième ligne, mais la première ou la deuxième, et ensuite d'obtenir un bien meilleur résultat en course. Je pense qu'on peut le faire, on a acquis plus d'expérience ce week-end et, sur une meilleure piste comme Jerez, on peut être compétitifs."

partages
commentaires
Départ anticipé et pénalité incomprise : la double peine de Viñales
Article précédent

Départ anticipé et pénalité incomprise : la double peine de Viñales

Article suivant

Dovizioso : "Márquez n'a pas tout sous contrôle"

Dovizioso : "Márquez n'a pas tout sous contrôle"
Charger les commentaires
L'armada Ducati, une menace pour l'équilibre du MotoGP en 2022 Prime

L'armada Ducati, une menace pour l'équilibre du MotoGP en 2022

Voir Ducati aligner huit machines sur la grille MotoGP n'est pas un fait inédit, puisque la marque l'a déjà fait entre 2016 et 2018. Mais le niveau de la Desmosedici est impressionnant et l'implication de la firme de Borgo Panigale dans ses alliances bien plus importante qu'elle le fut par le passé, or cela pourrait avoir pour effet de déséquilibrer la catégorie reine.

MotoGP
16 janv. 2022
Ces héritiers que Valentino Rossi s'est choisis Prime

Ces héritiers que Valentino Rossi s'est choisis

Avec le départ de Valentino Rossi, le MotoGP perd sa plus grande star et l'Italie son meilleur représentant en course depuis les années 1980. Le Docteur lui-même a toutefois préparé sa relève et formé ceux qu'il espère voir lui succéder.

MotoGP
2 janv. 2022
Quartararo, le champion qui a changé les règles, comme Márquez Prime

Quartararo, le champion qui a changé les règles, comme Márquez

Précoce quand il dominait tous les championnats espagnols, Fabio Quartararo a été jusqu'à pousser à la mise en place d'un changement de règlement, comme Marc Márquez quelques années plus tôt. Son parcours mondial s'est pourtant révélé compliqué, jusqu'à la révélation une fois arrivé dans la catégorie MotoGP.

MotoGP
27 déc. 2021
Valentino Rossi s'est-il arrêté trop tard ? Prime

Valentino Rossi s'est-il arrêté trop tard ?

Inlassablement interrogé sur sa retraite depuis des années, Valentino Rossi a-t-il trop attendu, au risque de voir son palmarès se ternir ? On serait plutôt tenté de dire qu'en ayant tout essayé jusqu'au bout, il a choisi de raccrocher au moment qui était le bon pour lui.

MotoGP
16 déc. 2021
Suzuki déjà en retard dans la quête de son nouveau patron MotoGP ? Prime

Suzuki déjà en retard dans la quête de son nouveau patron MotoGP ?

Après avoir pris la décision de ne pas remplacer Davide Brivio début 2021 et n'avoir par la suite pas réussi à aider Joan Mir à défendre son titre, Suzuki est aujourd'hui à la recherche d'un nouveau team manager. Mais quelle que soit la personne que Shinichi Sahara nommera pour la suite, il est peut-être déjà trop tard pour convaincre le Champion du monde 2020 de rester.

MotoGP
23 nov. 2021
Quand les enjeux financiers engendrent l'agressivité des jeunes pilotes Prime

Quand les enjeux financiers engendrent l'agressivité des jeunes pilotes

La pression à laquelle sont soumis les espoirs de la moto est à la source d'une agressivité qui inquiète de plus en plus. Restreindre la participation au Championnat du monde aux pilotes âgés de 18 ans suffira-t-il à endiguer les manœuvres souvent désespérés des jeunes qui rêvent du MotoGP ?

MotoGP
3 nov. 2021
Quartararo : "Ce titre permet d'oublier les moments difficiles de Yamaha" Prime

Quartararo : "Ce titre permet d'oublier les moments difficiles de Yamaha"

De ses débuts inattendus en MotoGP à son premier titre de Champion du monde, trois ans plus tard, Fabio Quartararo a déjà connu un parcours intense dans la catégorie reine. Avec, au passage, une saison 2020 qui lui a rapporté ses premières victoires et une lourde déception, formatrice pour la suite.

MotoGP
26 oct. 2021
Plus que la Yamaha, c'est Quartararo qui a su évoluer vers le titre Prime

Plus que la Yamaha, c'est Quartararo qui a su évoluer vers le titre

Trop inconstant en 2020, Fabio Quartararo apparaît cette année infaillible au guidon de la Yamaha. Mais plus que les progrès opérés par la machine, c'est sûrement la transformation du pilote français qui l'a ainsi placé au sommet, en capacité de remporter son premier titre de Champion du monde MotoGP dès cette semaine.

MotoGP
20 oct. 2021