Lorenzo : "Plus d'excuses pour Márquez" avec la Ducati officielle

Marc Márquez a beau piloter une moto moins développée que celle de Jorge Martín et Pecco Bagnaia, il se montre tout de même brillant. Et si la victoire lui échappe pour le moment, il n'aura plus d'excuses en 2025 selon Jorge Lorenzo.

Marc Marquez, Gresini Racing

Marc Marquez, Gresini Racing

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Le transfert retentissant de Marc Márquez dans l'équipe officielle Ducati pour les deux prochaines saisons est venu sceller le passage réussi de l'Espagnol sur la moto italienne, lui qui avait fait toute sa carrière MotoGP avec Honda jusqu'à présent. Les sept premiers Grands Prix ne lui ont pas encore permis de renouer avec la victoire, cependant il a déjà pu s'affirmer dans l'exercice des qualifications (une pole à Jerez), du sprint (cinq médailles) et en course longue (des podiums à Jerez, Le Mans et Barcelone).

Affirmer sa compétitivité lui a permis d'atteindre l'objectif qu'il s'était fixé pour la suite en décrochant le meilleur guidon pour 2025. Maintenant qu'il a battu Jorge Martín dans la bataille qui les opposait pour l'obtention de la place à pourvoir dans l'équipe d'usine Ducati, le #93 a encore cinq mois de championnat à jouer. Cinq mois pour terminer une saison de transition, qu'il vit au guidon d'une Ducati de l'an dernier.

S'il ne cache pas courir après la victoire, Márquez souligne les différences existant entre sa GP23 et la GP24 pour expliquer un certain déficit dont il pâtit. Le classement actuel du championnat lui donne raison, puisqu'il est le seul au guidon de la moto de l'an dernier à figurer dans le haut du panier, les trois autres étant regroupés au-delà des huit premières places, avec entre 62 et 91 points de moins que lui.

Son ancien rival et coéquipier, Jorge Lorenzo, a défendu à plusieurs reprises le fait que, dans certaines circonstances, la moto de l'année dernière lui apparaît clairement inférieure à la GP24 pilotée par Bagnaia, Martín et Bastianini.

"J'ai déjà dit au Qatar qu'en sortant du dernier virage, cette Ducati 2024 allait plus vite", a encore insisté le Majorquin récemment pour DAZN. "Au Mugello, c'était évident, car à aucun moment, lorsqu'il suivait Enea Bastianini, Marc n'a pu rester dans son sillage pour le dépasser en ligne droite, il ne le rattrapait même pas dans son sillage. Dans ces accélérations et en vitesse de pointe, il est clair que la GP24 était meilleure."

Marc Márquez pilote une Ducati de 2023.

Marc Márquez pilote une Ducati de 2023.

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

La saison prochaine, Márquez franchira un cap en termes de matériel. Dès lors, il devra composer avec la pression de piloter celle qui est de toute évidence la meilleure moto du moment, une machine conçue par l'ingénieur que tout le monde envie à Ducati et avec lequel l'Espagnol lui-même a dit rêver de travailler, Gigi Dall'Igna.

"Maintenant, il n'y a plus d'excuses pour Márquez, comme il le dit lui-même", a estimé Jorge Lorenzo, évoquant le moment où le #93 sera à la meilleure place. "Même si, publiquement, il en a trouvé. Et puis, il a souvent nié des choses qui, de mon point de vue, étaient évidentes", a-t-il ajouté, faisant référence aux performances pure de la GP23.

"Pas encore à 100%" selon Dovizioso

Autre observateur attentif, Andrea Dovizioso ne cache pas son admiration pour ce que réalise son ancien adversaire. "Tout le monde attend beaucoup de la part de Marc, y compris moi. Marc est un grand talent et je pense que ce qu'il a fait, la vitesse à laquelle il s'est adapté à la Ducati est quelque chose de très spécial, de très difficile, même si la moto est l'une des meilleures", analyse-t-il.

Trois fois dauphin de Marc Márquez au championnat, Dovizioso estime qu'il reste encore à l'Espagnol une possibilité de s'améliorer malgré le chemin déjà parcouru. "La manière dont il freinait jusqu'à cette année était complètement différente et il faut qu'il change la façon dont il aborde les freinages. De mon point de vue, et en le voyant de l'extérieur, il n'est pas encore à 100%, mais il est bien là. Ça n'est qu'une nouvelle confirmation de son talent. Même s'il n'est pas le plus jeune, il peut vraiment se battre, sans avoir de moto d'usine. Mais je pense qu'il garde encore une petite marge pour être encore meilleur."

L'Italien suit en tout cas avec attention cette lutte qui s'est installée au sein du groupe Ducati, que chacun des protagonistes parvient à rendre plus excitante de course en course. "Ils ont des motos similaires, donc ils peuvent vraiment se battre au maximum à chaque course. Il n'y a donc pas beaucoup de hauts et de bas et c'est vraiment sympa", observe-t-il. "Ce sont vraiment trois types de pilotes différents, avec même des âges différents et des motos différentes. Donc tout peut arriver. On parle de gros talents et du champion [en titre], alors ça va clairement être sympa jusqu'au bout."

Avec Rubén Carballo Rosa

Lire aussi :

VIDÉO - Le résumé du Grand Prix d'Espagne

Rejoignez la communauté Motorsport

Commentez cet article
Article précédent Malgré son retard, Honda reste "très prudent" dans son développement
Article suivant Quartararo ne veut pas que Yamaha bascule ses ressources sur 2027

Meilleurs commentaires

Abonnez-vous gratuitement

  • Accédez rapidement à vos articles favoris

  • Gérez les alertes sur les infos de dernière minute et vos pilotes préférés

  • Donnez votre avis en commentant l'article

Motorsport Prime

Découvrez du contenu premium
S'abonner

Édition

France France